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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 22:12

Nouvelle année, nouvel environnement: mon blog déménage!

 

Sa nouvelle adresse est

 

http://fattorius.blogspot.com

 

Je vous invite à y faire un saut: j'ai fait mes expériences, il y a déjà une bonne vingtaine de billets à découvrir et à commenter, ce que je vous invite chaleureusement à faire.

 

Par ailleurs, j'invite celles et ceux qui ont eu l'amabilité de mettre ce blog dans leur bloguerolle ou leur liste de liens d'insérer la nouvelle adresse. Merci beaucoup!

 

En outre, je vous tiendrai incessamment au courant des défis en cours (Défi des Mille, Défi Premier roman).

 

Enfin, c'est l'occasion pour moi de vous remercier, chers visiteurs réguliers ou occasionnels, de votre fidélité et de l'intérêt que vous portez à ce blog. A très bientôt!

 

Ah - encore une chose: ce blog "canal historique" ne va pas partir en poussière de pixels: je le maintiens pour consultation.

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Publié par Daniel Fattore - dans Air du temps
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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 23:18

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Au début de l'année 2017, Frankie rappelle que le Défi des Mille n'est pas mort! Elle propose une nouvelle participation que je vous invite chaudement (c'est de saison) à découvrir ici:

Diana Gabaldon, A Breath Of Snow And Ashes.

 

Merci à elle pour cette nouvelle participation! Et pour rappel, le Défi des Mille est pérenne. Avis aux amatrices et amateurs!

 

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Publié par Daniel Fattore - dans Défi des Mille
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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 00:01

2017

Chères visiteuses, chers visiteurs réguliers ou occasionnels de ce blog, je vous souhaite une excellente nouvelle année! Qu'elle vous apporte le succès et le bonheur, que la bonne santé vous accompagne tout au long de ses 365 jours! Au plaisir d'échanger à nouveau avec vous, en toute amitié, à travers ce blog ou en d'autres joyeuses occasions.

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Publié par Daniel Fattore - dans Air du temps
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25 décembre 2016 7 25 /12 /décembre /2016 06:00
Idée de Celsmoon.
 
 
Chanson de Noël
 

 

Le matin de Noël, j’ai entendu le chant du vent.

Le vent disait :

Le plus beau des cadeaux, il est dedans ton cœur.

Ce soir le sapin resplendira.

Les bergers lointains reviendront pour adorer. Noël !

Dans le silence du cœur, Noël !

On entend la promesse. Noël !

Pauvreté fraternelle de ceux qui sont un même cœur. Noël !

 

Le plus beau des cadeaux, petit enfant, disait le vent, c’est un ami.

Il est dedans ton cœur, un ami pour toujours.

Ce soir…

Loin du bruit de la fête, Noël !

La richesse est féroce, Noël !

Pauvreté fraternelle de ceux qui sont un même cœur. Noël !

 

J’ai entendu le vent et j’ai dormi pour écouter,

dedans mon cœur.

Je me suis endormi, pour rêver de l’Ami.

Ce soir…

Dans le silence du monde, Noël !

La misère est féroce, Noël !

Pauvreté fraternelle de ceux qui sont un même cœur. Noël !

 

Henri Debluë (1924-1988), Livret de la Fête des vignerons 1977.

 

Joyeux Noël!

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Publié par Daniel Fattore - dans Dimanches poétiques
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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 01:06

Cela fait un certain temps qu'Over-Blog, certes une plate-forme gratuite, me déçoit. Du coup, à titre d'essai, je viens de publier un billet sur "Méandres" de Tatjana Erard (éditions Faim de Siècle) dans mon annexe (puisque Over-Blog n'est pas fichu de le publier).

 

c'est ici: Tatjana Erard, Méandres.

 

A noter que j'y ai d'ores et déjà le récapitulatif de mes lectures et de différents défis, ainsi que ma blogroll dynamique (ce qui échappe totalement à Over-Blog...). Bonne visite!

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Publié par Daniel Fattore - dans Air du temps
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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 20:33

Senes Chauves

Lu par Goliath.

 

Un voyage en métro en ville de Paris, ça peut être court, quelques stations suffisent pour changer d'univers. Les écrivains s'intéressent à cet univers souterrain, clos et particulier, qu'est celui du métro. On se souvient par exemple que Bertrand Guillot y avait promené son regard avec "Le métro est un sport collectif". A son tour, l'auteure et scénariste Sandrine Senes s'y met, concentrant son attention sur les gens qu'elle y observe. Cela donne "Je regarde passer les chauves", tout petit livre (84 pages) à déguster entre deux stations.

 

Les chauves? Ceux-ci constituent une sorte de fil rouge de ce livre, comme l'auteure éprouvait une attention particulière pour les personnes dégarnies. Une histoire d'amour fanée peut-être? L'auteure le suggère. Suivant les chauves, celle-ci donne à son livre un supplément d'unité.

 

Suggestion également: la narratrice est-elle l'auteure elle-même? C'est une écrivaine, en tout cas. Le texte "Miroir" qui clôt "Je regarde passer les chauves" le suggère, comme si pour conclure, la narratrice s'observait en train de prendre la plume, frénétiquement, après avoir regardé les autres avec intensité. Et c'est peut-être ainsi que le petit recueil a vu le jour, fruit d'une prise de notes.

 

Plutôt que des nouvelles classiques à intrigues, l'auteure propose toute une galerie de petits portraits qui sont autant d'ébauches. Portraits physiques rapides, mais surtout imaginations autour de ce que pourraient être les gens, ces inconnus, qui se déplacent en métro. Et aussi observation des interactions, vues à travers un regard en coin. Toujours, l'écriture a la rapidité de l'esquisse croquée sur le vif: les textes proposés dépassent rarement une (petite) page, et il arrive qu'une situation soit dessinée, fulgurante, en trois ou quatre phrases.

 

Le regard est affûté, et les textes, s'ils sont concis, ne manquent jamais de poésie qui fait mouche grâce à un sens du rythme et des mots qui coulent bien et sonnent juste. Souvent, une chute astucieuse, qui peut être un jeu de mots, vient boucler l'instant de lecture. Tendresse, timidité, élans du coeur, petites méchancetés rentrées: l'émotion n'est jamais loin. Et il est certain que les voyageurs du métro ou des transports publics, Parisiens ou d'ailleurs, reconnaîtront çà et là une scène vécue. Ils ne manqueront pas alors d'adhérer à "Je regarde passer les chauves".

 

Sandrine Senes, Je regarde passer les chauves, Louvain-la-Neuve, Quadrature, 2016, préface de Chantal Lauby.

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 06:00

Idée de Celsmoon.

Avec: Abeille, Anjelica, Ankya, Azilis, Bénédicte, Bookworm, Caro[line],Chrys, Emma, Fleur, George, Herisson08, Hilde, Katell, L'or des chambres, La plume et la page, Lystig, Maggie, Mango, MyrtilleD, Séverine, Violette.

 

L'air tremble un peu, comme

une fumée de cigarette contrariée

par un courant. Devant le thé la tête

étonnamment s'alourdit. La parole

se réduit à des mots feutrés

distillés par des personnages

sommeilleux. Avec le temps on ne

se pose plus de questions, on se

dit que ça ne va pas durer.

Que la porte d'entrée va s'ouvrir

brusquement, accompagnée d'un

aboiement rauque de doberman.

Mais rien n'arrive. Le jour baisse.

La fumée de cigarette toujours

voile les rêves. Rien ne résisterait

 à une pensée tant soit peu

courageuse, un brin hardie.

Rien n'existe.

 

25/2/03

Bienne (tea room)

 

Alexandre Voisard (1930- ), Accrues, carnetes 1999-2008, Orbe, Bernard Campiche, 2011.

 

 

 

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Publié par Daniel Fattore - dans Dimanches poétiques
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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 23:03

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La blogueuse Itzamna revient pour ce Défi Premier roman avec une chronique sur un roman de Davide Enia, "Sur cette terre comme au ciel". Merci à elle pour cette nouvelle participation! Je vous invite à lire son commentaire ici:

Davide Enia, Sur cette terre comme au ciel.

 

A bientôt!

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Publié par Daniel Fattore - dans Défi Premier roman
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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 21:51

Roubaty Caractères

Lu par Francis Richard.

Le site de l'éditeur, le blog de l'auteur.

Défi Premier roman.

 

A lire le titre du premier roman du jeune écrivain fribourgeois Bastien Roubaty, on pourrait penser aux fameux "Caractères" de La Bruyère. Ceux-ci sont cependant absents de ce livre, "Les Caractères", qui revendique plutôt l'héritage du vingtième siècle littéraire, assorti d'une certaine lutte des classes. Des casses, voudrait-on même dire, pour reprendre le langage des imprimeurs. Et qu'on ne se fie pas à ces quelques mots, ni à la couverture, un poil rebutante à force de grisaille, signée Camilla Maraschini: "Les Caractères" de Bastien Roubaty, c'est haut en couleur.

 

L'auteur installe une ambiance qui, avec constance, évoque le surréalisme décalé d'un Boris Vian, celui de "L'Ecume des jours" ou, dans une certaine mesure, de "Vercoquin et le plancton". Quelques aspects sont particulièrement voyants, à l'instar d'un personnage nommé Chloé Demiton, musicienne envoûtante, dont le prénom rappelle celui de la compagne de Colin dans "L'Ecume des jours". Il y en a d'autres aussi, comme la distance installée entre une classe privilégiée qui écoute du jazz et vit de manière finalement déconnectée ("Il avait fait un tour à bicyclette avec Monsieur Gordy à travers les petits jardins si plein du charme des pauvres gens,...", p. 12), et les travailleurs, déshumanisés et relégués dans les sous-sols. Enfin, comme dans certaines pages de Boris Vian, un soupçon d'érotisme ne saurait manquer. Le romancier a bien retenu la leçon!

 

Reste que ce dernier va plus loin que le simple décalque d'un auteur surréaliste fameux en nommant son personnage principal Anis Sallymara - un nom qui renvoie immanquablement à Raymond Queneau et à la littérature potentielle. Alors qu'on soit au clair: "Les Caractères" n'est pas un roman expérimental, cherchant à identifier au fil de la plume des potentialités insoupçonnées. Mais il est possible de noter qu'il s'inscrit dans une recherche d'innovation littéraire, en rendant par exemple poreuses les frontières entre le roman et ce genre trop peu reconnu qu'est le théâtre. De manière plus nette encore, l'auteur n'hésite pas à créer des images surprenantes, voire à créer des mots pour dire quelque chose de nouveau et de surprenant. Les néologismes ne ressemblent à rien de connu parfois, et pourtant, ils sont évocateurs et sonnent juste... L'auteur sait-il par ailleurs que le président actuel de l'Oulipo, l'écrivain Paul Fournel, est aussi un féru de vélo? Cela donnerait un supplément de sens, sous forme de clin d'oeil, au personnage fictif du cycliste Marcel Cadran, devenu ministre dans "Les Caractères" (et dont le nom fait penser à celui d'un boxeur fameux qui a bel et bien existé... ah, l'art de l'onomastique à double fond!).

 

Derrière ce qui pourrait paraître un aimable amusement, se cache une réflexion sérieuse sur la lutte des classes. D'un strict point de vue politique, celle-ci, dans sa vision strictement manichéenne, paraît dépassée à plus d'un égard. Mais l'auteur des "Caractères" lui redonne des habits neufs, des habits poétiques: en plantant son décor dans une imprimerie, il suggère un affrontement entre les "bas de casse", c'est-à-dire les "minuscules", et les "hauts de casse", à savoir les majuscules, proposant que les uns et les autres se regardent en chiens de faïence - quand ils se regardent. La guerre civile va éclater, il y aura des morts... Et ceux qui prendront le relais, une fois la révolution achevée, ne sont certainement pas les garants d'un changement pour le mieux.

 

Bastien Roubaty donne à son premier roman toute la fausse légèreté du romancier Boris Vian - cette fausse légèreté qui invite à réfléchir à chaque détail, sous des dehors décalés. "Les Caractères" construit un conflit social et poétique de toutes pièces pour développer une intrigue ludique où les mots, d'hier ou de demain, s'entrechoquent en une brillante musique où la clarinette de Chloé Demiton répond à la trompinette de Boris Vian.

 

Bastien Roubaty, Les Caractères, Fribourg, Presses littéraires de Fribourg, 2016.

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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 18:40

Sora Universal

Lu par Catherine Verne, La Fée Gaffe, en roumain).

Le site de la traductrice, le site de l'éditeur - merci à eux pour l'envoi!

Défi Premier roman.

 

Un hôtel à Bucarest. Disparu aujourd'hui, après avoir été affecté à divers usages: simple auberge, bordel, hôtel miteux, résidence d'étudiants. Tel est le personnage principal de "Hôtel Universal", premier roman de l'écrivaine et journaliste littéraire roumaine Simona Sora, qui vient d'être traduit en français par Laure Hinckel.

 

Les personnages qui se croisent dans "Hôtel Universal" sont ceux qui l'ont fait, et qui l'ont fait vivre: étudiants, voyante, enseignants, etc. L'auteure met en avant des figures féminines, pas toujours faciles à discerner, comme s'il s'agissait de fantômes un peu indistincts: certaines portent même des prénoms identiques, et se distinguent à l'occasion par des surnoms; et les liens apparaissent peu à peu. Chacune a cependant une ou plusieurs histoires dramatiques à raconter: des leçons de violon qui tournent au drame, une grossesse d'un père inconnu, un homme tombé d'une fenêtre dans des circonstances mystérieuses.

 

Un flou artistique caractérise la temporalité de "Hôtel Universal", un récit qui correspond à la durée de l'histoire de l'établissement, fondé au dix-neuvième siècle. Quelques marqueurs apparaissent cependant, notamment le procès sommaire suivi de l'exécution des époux Ceausescu, et parleront à celles et ceux qui ont connu ce temps. Cela dit, l'établissement paraît exister dans une certaine intemporalité. Le mystère y a aussi sa place, entre autres par le biais de ces trois pièces aménagées dans une ancienne cage d'escalier et qui n'existent pas, puisqu'elles ne sont répertoriées nulle part: il n'empêche que des gens y vivent, à l'étroit certes.

 

Autant dire qu'il n'est pas évident d'accéder à "Hôtel Universal", qui dessine un univers bien à part. La romancière opte par ailleurs pour des chapitres assez longs, pour ainsi dire exempts de dialogues et structurés en longs paragraphes, imposant une lecture lente, voire ardue par moments. Plutôt que de donner à entendre des voix, elle offre donc des personnages qui agissent, qui se souviennent, qui souffrent. D'autres voyagent aussi, offrant une respiration bienvenue en contrepoint au huis clos étouffant de l'hôtel.

 

L'humour et le pittoresque affleurent aussi par moments dans "Hôtel Universal". Et enfin, comme pour offrir au lecteur une récompense embaumée, il y a ce motif récurrent, qui justifie la surprenante couverture que les éditions Belfond ont donnée à ce premier roman: la production de confitures de roses, élevée au rang des beaux-arts, au goût et au parfum incomparables.

 

Simona Sora, Hôtel Universal, Paris, Belfond, 2016, traduction de Laure Hinckel.

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