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25 décembre 2016 7 25 /12 /décembre /2016 06:00
Idée de Celsmoon.
 
 
Chanson de Noël
 

 

Le matin de Noël, j’ai entendu le chant du vent.

Le vent disait :

Le plus beau des cadeaux, il est dedans ton cœur.

Ce soir le sapin resplendira.

Les bergers lointains reviendront pour adorer. Noël !

Dans le silence du cœur, Noël !

On entend la promesse. Noël !

Pauvreté fraternelle de ceux qui sont un même cœur. Noël !

 

Le plus beau des cadeaux, petit enfant, disait le vent, c’est un ami.

Il est dedans ton cœur, un ami pour toujours.

Ce soir…

Loin du bruit de la fête, Noël !

La richesse est féroce, Noël !

Pauvreté fraternelle de ceux qui sont un même cœur. Noël !

 

J’ai entendu le vent et j’ai dormi pour écouter,

dedans mon cœur.

Je me suis endormi, pour rêver de l’Ami.

Ce soir…

Dans le silence du monde, Noël !

La misère est féroce, Noël !

Pauvreté fraternelle de ceux qui sont un même cœur. Noël !

 

Henri Debluë (1924-1988), Livret de la Fête des vignerons 1977.

 

Joyeux Noël!

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 06:00

Idée de Celsmoon.

Avec: Abeille, Anjelica, Ankya, Azilis, Bénédicte, Bookworm, Caro[line],Chrys, Emma, Fleur, George, Herisson08, Hilde, Katell, L'or des chambres, La plume et la page, Lystig, Maggie, Mango, MyrtilleD, Séverine, Violette.

 

L'air tremble un peu, comme

une fumée de cigarette contrariée

par un courant. Devant le thé la tête

étonnamment s'alourdit. La parole

se réduit à des mots feutrés

distillés par des personnages

sommeilleux. Avec le temps on ne

se pose plus de questions, on se

dit que ça ne va pas durer.

Que la porte d'entrée va s'ouvrir

brusquement, accompagnée d'un

aboiement rauque de doberman.

Mais rien n'arrive. Le jour baisse.

La fumée de cigarette toujours

voile les rêves. Rien ne résisterait

 à une pensée tant soit peu

courageuse, un brin hardie.

Rien n'existe.

 

25/2/03

Bienne (tea room)

 

Alexandre Voisard (1930- ), Accrues, carnetes 1999-2008, Orbe, Bernard Campiche, 2011.

 

 

 

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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 06:00

Idée de Celsmoon.

Avec: Abeille, Anjelica, Ankya, Azilis, Bénédicte, Bookworm, Caro[line],Chrys, Emma, Fleur, George, Herisson08, Hilde, Katell, L'or des chambres, La plume et la page, Lystig, Maggie, Mango, MyrtilleD, Séverine, Violette.

 

Chanson d'Arlevin

 

Toute l'année a travaillé

Arlevin

à la vigne, à son vin

toute l'année s'est affairé.

Son habit, voyez-le:

traces de poussière, losanges de lumière

son habit

de tempêtes et de flammes bariolé!

 

Aujourd'hui est couronné

Arlevin

pour sa vigne, pour son vin

aujourd'hui sera fêté.

Son habit, voyez-le:

traces de cuivre, losanges de lumière

son habit

de couleurs et de gloire illuminé!

 

Demain devra recommencer

Arlevin

à sa vigne, à son vin

demain devra recommencer.

Son habit vous verrez:

traces de suif, losanges de lumière

son habit

de terre et de ciel peinturluré!

 

Ritournelle:

 

Turluron, turlurin

Viv' le bel Arlevin!

Turluron, turlurin,

Vive le tout bon vin!

 

François Debluë, Les Saisons d'Arlevin, poème de la Fête des Vignerons 1999, Lausanne, Editions Empreintes, 1999.

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 06:00

Idée de Celsmoon.

Avec: Abeille, Anjelica, Ankya, Azilis, Bénédicte, Bookworm, Caro[line],Chrys, Emma, Fleur, George, Herisson08, Hilde, Katell, L'or des chambres, La plume et la page, Lystig, Maggie, Mango, MyrtilleD, Séverine, Violette.

 

Au soir de cette vie

 

Quand le dernier soir de notre vie

ne sera que soupirs et tremblements

Seigneur,

au miroir de tes matins clairs

regarde nos humbles gestes passés:

ceux de nos bras ouverts

et de notre hospitalité

ceux de nos lèvres souriantes

et de notre pardon.

 

Dans ta mansuétude, oublie

Seigneur

l'ombre portée de nos manquements

et les échecs dans nos tentatives d'aimer.

 

Quand notre éclipse de vie

nous rendra à ta lumière

qu'il fera bon

Seigneur

d'accéder au mystère et à la vision

de ton éternel amour

 

En écoutant "le Largo" de G. F. Haendel.

 

Amalita Hess (1936- ), Au clair de ta joie, Fribourg, Editions du Cassetin, 2002.

 

 

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 06:00

Idée de Celsmoon.

Avec: Abeille, Anjelica, Ankya, Azilis, Bénédicte, Bookworm, Caro[line],Chrys, Emma, Fleur, George, Herisson08, Hilde, Katell, L'or des chambres, La plume et la page, Lystig, Maggie, Mango, MyrtilleD, Séverine, Violette.

 

La Chanson de Maglia

 

Vous êtes bien belle et je suis bien laid.
A vous la splendeur de rayons baignée ;
A moi la poussière, à moi l'araignée.
Vous êtes bien belle et je suis bien laid ;
Soyez la fenêtre et moi le volet.

Nous réglerons tout dans notre réduit.
Je protégerai ta vitre qui tremble ;
Nous serons heureux, nous serons ensemble ;
Nous réglerons tout dans notre réduit ;
Tu feras le jour, je ferai la nuit.

 

Victor Hugo (1802-1885), Toute la lyre. Source: poésie.webnet.

 

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 06:00

Idée de Celsmoon.

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Aporie

Tes souffrances commencent ici
Tu viens de franchir l'indomptable frontière
L'ultime barrière
Le point de non-retour

Te voilà donc cerné
De flammes dévorantes
De lames tranchantes
Et tes larmes acides
Te brûlent les joues
Et te creusent des rides

Tu chercheras parfois à te retourner
A revenir sur tes pas
A tout oublier
A rêver que tu rêves
Et que tu vas
Peut-être
Te réveiller

Tu chercheras aussi
Certains jours à t'enfuir
Mais ton malheur comme une ombre
Suivra chacun de tes pas

Tous tes espoirs
Mon petit
Se sont fait la malle
Il ne te reste
En vérité
Que ton mal
Qui te soit
Fidèlement
Attaché

 

Jacques Herman (1948- ). Source: Poésie.webnet.

 

 

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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 06:00

Idée de Celsmoon.

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Epoque perpétuelle

 

Inscriptions cunéiformes,
Vous conteniez la vérité ;
On se promenait sous des ormes,
En riant aux parfums d'été ;

Sardanapale avait d'énormes
Richesses, un peuple dompté,
Des femmes aux plus belles formes,
Et son empire est emporté !

Emporté par le vent vulgaire
Qu'amenaient pourvoyeurs, marchands,
Pour trouver de l'or à la guerre.

La gloire en or ne dure guère ;
Le poète sème des chants
Qui renaîtront toujours sur terre.

 

Charles Cros (1842-1888), Le Collier de griffes. Source: Poésie.webnet.

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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 05:00

Idée de Celsmoon.

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La prière du mort

Arrête ! Ecoute-moi, voyageur. Si tes pas
Te portent vers Cypsèle et les rives de l'Hèbre,
Cherche le vieil Hyllos et dis-lui qu'il célèbre
Un long deuil pour le fils qu'il ne reverra pas.

Ma chair assassinée a servi de repas
Aux loups. Le reste gît en ce hallier funèbre.
Et l'Ombre errante aux bords que l'Érèbe enténèbre
S'indigne et pleure. Nul n'a vengé mon trépas.

Pars donc. Et si jamais, à l'heure où le jour tombe,
Tu rencontres au pied d'un tertre ou d'une tombe
Une femme au front blanc que voile un noir lambeau ;

Approche-toi, ne crains ni la nuit ni les charmes ;
C'est ma mère, Étranger, qui sur un vain tombeau
Embrasse une urne vide et l'emplit de ses larmes.

 

José Maria de Heredia (1842-1905). Source: Poésie.webnet.

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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 05:00

Idée de Celsmoon.

Avec: Abeille, Anjelica, Ankya, Azilis, Bénédicte, Bookworm, Caro[line],Chrys, Emma, Fleur, George, Herisson08, Hilde, Katell, L'or des chambres, La plume et la page, Lystig, Maggie, Mango, MyrtilleD, Séverine, Violette.

 

Petites hirondelles

 

Hélas! bientôt la triste et froide neige

Viendra couvrir nos jardins d'un manteau;

Voici l'hiver au lugubre cortège,

Et c'est la mort pour le petit oiseau!

 

Allez, partez, mes chères hirondelles,

Vous qui savez trouver un ciel plus doux!

J'ai bon espoir que vous serez fidèles,

Quand le printemps refleurira pour nous.

 

Magdeleine Andurand-Badon, dans Moniteur du Caveau stéphanois, Saint-Etienne, numéro 132/octobre 1984.

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9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 05:00

Idée de Celsmoon.

Avec: Abeille, Anjelica, Ankya, Azilis, Bénédicte, Bookworm, Caro[line],Chrys, Emma, Fleur, George, Herisson08, Hilde, Katell, L'or des chambres, La plume et la page, Lystig, Maggie, Mango, MyrtilleD, Séverine, Violette.

 

Élégie

 

Automne aux voiles bleus qui rêves sous les hêtres,

les mains pleines déjà de feuilles pourpre et or,

dans tes brouillards légers je sens fondre mon être,

et je me sens mourir, automne, de ta mort.

 

Les vergers, au soleil, sont roses de colchiques,

où tu fais mollement tomber les lourds fruits mûrs,

et saigne en moi mon coeur, mon coeur mélancolique,

de voir les cerisiers tout rouges dans l'azur.

 

Mon coeur rempli d'amour, que nul passant ne cueille,

tombe avec les fruits mûrs dans le gazon mouillé;

un désir sans espoir tombe avec chaque feuille,

- et je serai bientôt un arbre dépouillé.

 

Automne qui t'en vas incliné vers la terre,

comme si tu marchais au milieu des tombeaux,

ton visage pour nous est toujours un mystère,

mais je sais qu'il est triste et je sais qu'il est beau.

 

Automne aux voiles bleus qui fuis dans la vêprée,

fantôme du printemps - mais l'hiver va venir, -

défends-moi de l'hiver, automne aux mains sacrées:

tu donnes tant de grâce à ce qui doit mourir!

 

Gonzague de Reynold (1880-1970), Conquête du Nord, Paris, Gallimard, 1931.

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