Notes de lectures, notes de musique, notes sur l'air du temps qui passe. Bienvenue.
C'est la deuxième
fois que je décroche une troisième place en dictée cette
année - et cette fois, cela s'est passé à Grenoble, samedi dernier, dans l'après-midi. Les médailles de bronze deviendraient-elles une habitude? L'épreuve s'est déroulée dans le cadre du festival
des jeux de société de l'ADAJE. Reprenons depuis le début: je n'ai pas participé cette année à l'épreuve de Saint-Etienne, pourtant traditionnelle: il n'y avait pas de catégorie pour moi cette
fois... et je ne savais guère si j'étais invité. Tant pis: j'ai mis ce temps à profit pour aller chercher des horaires de chemin de fer. C'est que pour me rendre à Grenoble, je pouvais
compter sur un ami (qui aura fait les deux dictées - bravo! Et merci pour le covoiturage!) - mais lui ne rentrait pas à Saint-Etienne le soir même. Résultat: c'est en train que je suis
revenu à la cité du chaudron vert. Quelle odyssée, digne d'un certain Georges Flipo, rencontré à la Fête du Livre!
Venons-en au texte: de l'avis de beaucoup, la dictée était un tantinet facile pour les seniors professionnels, routiniers de ces épreuves ludiques et linguistiques.
Résultat? En catégorie seniors professionnels, dans laquelle je concourais, il y a eu deux zéro faute (pas moi!), puis deux candidats avec une demi-faute (dont moi). Comment fait-on dans ces
cas-là? Guillaume Terrien, maître de cérémonie, fait appliquer le règlement de la "mort subite": le premier candidat à trébucher dans sa copie est surclassé par l'autre. Heureusement, j'ai fait
ma demi-faute assez bas dans le texte, mettant malencontreusement un accent à "Petrouchka".
Et comment faire avec les zéro faute, qui n'ont par essence pas trébuché? Faute des traditionnels tests vachards, l'organisateur a choisi de les désigner également premiers. Il s'agissait de
Daniel Malot et de Jacques Lagarrigue.
Texte peu difficile, texte charmeur? Sous le titre "Un pantin imaginatif", son thème avait tout pour plaire: les tribulations d'un Pinocchio en fin de carrière ont séduit plus d'un candidat,
sans rebuter personne. Son auteur, Camille Martinez, fait s'y croiser les ombres de Cyrano et de fildeféristes, ainsi que celles de gugusses et d'une charmante costumière. Il vous est
possible de vous en faire une idée exacte sur le site du club d'orthographe de Grenoble, ici.
Et le prix remporté? Je suis rentré avec, sous le bras, "Lacrimosa", roman de Régis Jauffret. Sympa!
Les premiers de chaque catégorie sont nommés ici.
Photo: Flickr/Paolo Vezzoni