Notes de lectures, notes de musique, notes sur l'air du temps qui passe. Bienvenue.
... merde? Je garde toujours en
mémoire le texte que Jean Vilain, écrivain, a rédigé pour Monsieur Toussaint Louverture. Texte prémonitoire qui rappelle que ce que les animaux et l'humain produisent de plus humble peut être
valorisé de manière inattendue. En particulier, Jean Vilain évoque la possibilité de produire du papier à partir de crottes d'éléphant - une possibilité d'ores et déjà exploitée par le papetier
sri-lankais Maximus. Pas mal, non? Je n'ai jamais vu l'objet, mais si on peut mettre ça dans notre imprimante, ce serait un bienfait pour nos forêts.
En parlant de merde toujours (excusez le terme!), je me souviens d'une bonne conversation que j'ai eue avec une connaissance, qui m'a confirmé dans le potentiel qu'a ce produit de notre humanité.
Le biogaz, ça vous dit quelque chose? J'avais avancé, avec raison, que cela pourrait être l'avenir de l'alimentation de nos villages en courant électrique. A titre d'exemple, j'avais mentionné un
agriculteur de Puidoux qui me soutenait que pour alimenter son village, deux bioréacteurs suffiraient. Leur fonction? Tirer l'énergie que contiennent les excréments de toutes sortes de bêtes, y
compris humaines, afin d'en faire du courant. L'agriculteur en revendait même, au prix fort, à d'autres entreprises électriques aux heures de pointe. Pas mal, non?
Et voilà que ce matin, une dépêche de l'Agence France Presse me rappelle aux contingences liées à nos bons vieux cacas plus ou moins nerveux. Croyez-moi si vous le voulez, mais il est possible de
perdre son téléphone portable dans le trou des toilettes chimiques des trains modernes, et en particulier du TGV... et c'est ce qui est arrivé récemment à un jeune homme. Si ce n'était que cela,
on en aurait bien rigolé dans les services de maintenance de la SNCF... mais voilà: l'homme a voulu rattraper son précieux téléphone, et hop: le voilà coincé - littéralement dans la merde. Il a
fallu le désincarcérer, ce qui a valu un immense retard au train en question, et une tripotée de cliens contrariés. Du coup, vous imaginez que c'est à l'Agence France Presse qu'on a dû se
bidonner...
... et pas seulement. L'histoire a en effet connu un rebondissement sur http://www.viedemerde.fr, un site où chacun peut confesser, de manière anonyme, les contrariétés dont il est la victime au quotidien. Là, un voyageur qui se
trouvait dans le même train pleure le retard (un retard avec un mobile de merde, mais un retard quand même, semblent dire les commentaires), et il s'est même trouvé une autre personne pour
rebondir sur la confession: elle était dans le même train! Le monde de l'Internet est bien petit, et ses chemins sont décidément impénétrables.
Le texte de Jean Vilain: http://www.monsieurtoussaintlouverture.net/Histoires/05-28-05Avenirestdansla.html
Vie de merde: http://www.viedemerde.fr
"Le jour où la merde vaudra de l'or, les pauvres naîtront sans trou du cul." COLUCHE.
Et mes excuses si j'ai pu choquer certains lecteurs par la crudité de mon propos. Mais là, je tenais un sujet...
UPDATE: l'aventure du jeune homme du TGV a connu paraît-il un précédent;
en Suisse, on estime que cela ne pourrait pas arriver parce que le trou des toilettes en circuit fermé est trop petit... Je vous laisse imaginer ce qu'il y avait dans la presse gratuite ce
matin.