Notes de lectures, notes de musique, notes sur l'air du temps qui passe. Bienvenue.
C'est un peu la question que je me suis posé ce soir en traversant
la gare de Berne, et aujourd'hui en effectuant le même parcours. Aujourd'hui, en effet, la France disputait un match corsé contre les Pays-Bas. Les artistes pourront gloser sur la complémentarité
des couleurs des maillots (orange et bleu); j'y ai pensé, je l'ai fait aussi. Et j'imagine que sur fond vert, ça doit avoir une gueule pas possible.
J'ai donc traîné aujourd'hui dans la gare de Berne, tout fraîchement refaite, et j'y ai surtout vu des maillots orange, vêtement obligé de toute personne soutenant l'équipe du pays du Gouda.
C'était même une déferlante! Ceux qui aiment cette couleur peuvent bien venir visiter la capitale suisse ces jours-ci! Il paraît que certains jouaient à shooter des ballons dans des fenêtres
ouvertes, sur la Bärenplatz, à deux pas du Palais Fédéral, sous l'oeil indulgent de Benedikt Weibel, Monsieur Sécurité de l'événement.
Les "Oranjes" se sont même taillé une solide réputation, révélée à travers le blog interne des CFF, que vous commencez à connaître. Il paraît que ce sont les plus sympas... je l'ignore, pour ma
part: je n'ai pas (encore) cherché à fraterniser. Mais force est de constater qu'ils sont partout, jusque dans le restaurant du personnel. Leurs costumes frappent l'oeil par leur couleur, mais
aussi par leur coupe: j'en ai même vu, aujourd'hui, arborant un look de rockers, avec banane assortie. Quant au bruit, vous l'imaginez volontiers: cornes de brume, sifflets, chants, tout le
bazar. Un véritable carnaval!
Et les Bleus, là-dedans? Plus petits que des Schtroumpfs? Je l'ai cru, sincèrement, en attendant le train, ce soir. Perdus au milieu de la déferlante orange, en effet, il y avait quelques
bannières bleu-blanc-rouge, portées par des gars apparemment perdus. Quand je voyais quelque francophile, je me disais "Ah! Tiens!", alors que les Néerlandais font pour ainsi dire partie du
paysage. Circonstance aggravante: comme l'Italie jouait aussi ce soir, les maillots bleus pouvaient être soit ceux des supporteurs français, soit ceux des supporteurs italiens. Le bleu était donc
partagé... donc deux fois moins présent.
Alors, quel est le soutien apporté à l'équipe de Domenech? A celle qui préfère le train, pour arriver à l'heure au stade? Personnellement, je m'en fiche un peu: je suis le supporter du Grand
Kapital, dont je sais qu'il va gagner à tous les coups (il a déjà gagné, d'ailleurs - facile!). Mais si le Onze de France se fait laminer à l'Euro 2008, quelle déconfiture! Mais on saura que
ses soutiens se sont faits bien discrets.
Photo: Flickr/Florent Solt
Update: manifestement, les supporters français n'ont pas apporté grand-chose à la partie... les "Oranjes" ont gagné par 3 à 1.