Notes de lectures, notes de musique, notes sur l'air du temps qui passe. Bienvenue.
Le blog de l'Euro
2008 se poursuit au sein de mon entreprise. Jour après jour, une équipe de rédacteurs se relaie pour produire un papier, tantôt en allemand, tantôt en français, tantôt en italien. Des choses
assez marrantes, souvent dépourvues de recul: quels cervelas choisir pour accompagner ses parties de foot, qui va gagner (thème récurrent, comme il se doit), quelle est la meilleure bière. Depuis
que le blog est aussi ouvert aux rédacteurs invités, quelques voix dissidentes se sont fait entendre: le martelage Euro 2008 commence à bien faire. Visiteurs suisses et autrichiens, qu'en
pensez-vous? Personnellement, j'en ai un peu sec de voir partout ces ballons en forme de coeurs...
Et là, je m'amuse un peu à faire le trouble-fête. Vous commencez à me connaître: le football et moi, ça fait au moins trois. Résultat, je ne manque jamais de balancer des phrases plus ou moins
diplomatiques, synonymes de "Et qui cela intéresse-t-il?".
Il y a quelques jours, je crois même être parvenu à influer sur le cours tranquille du blog de l'Euro 2008. Tout a commencé par la publication d'un article informant que les Bleus (oui, l'équipe
de Domenech, les Français!) allaient voyager en train d'un stade à l'autre. C'est reposant, ça permet de mieux se concentrer que le bus, et c'est plus ponctuel. Excellents arguments, entendus à
la télévision, repris partout. Et là, hop: je balance que j'ai rencontré tel grand écrivain français dans un train entre Berne et Fribourg, et que tout s'est passé dans une grande discrétion.
Alors les commentaires ont allégrement mélangé littérature et football. L'une déclare qu'elle ne serait pas contre de rencontrer Umberto Eco dans un train, ni de lui demander un autographe dans
la foulée; un autre se demande si les footballeurs lisent - et s'il y a des écrivains qui jouent au football. Je renvoie les balles: à l'un qui demande combien il y a de footballeurs écrivains,
je réplique en demandant combien sont effectivement l'auteur du livre qu'ils signent... et j'envoie que si on savait que Frei ou Materazzi lisait de la poésie, ça ferait un sacré coup de pub pour
ce genre trop délaissé et trop confidentiel de nos jours.
C'est là que, quelques jours plus tard, un contributeur publie un billet sur le football dans la littérature. Des jolies choses, beaucoup d'extraits du magazine "Lire"! Tout ça pour quoi? Un seul
message de ma part: si l'envie vous prend de vous rendre dans un stade cet été, en Suisse ou en Autriche, emportez de la lecture. Si le spectacle n'est pas au rendez-vous sur la
pelouse, vous saurez ainsi toujours où en trouver ailleurs.
Photo: flickr.com/713avenue