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Notes de lectures, notes de musique, notes sur l'air du temps qui passe. Bienvenue.

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A propos de Jacques Duphly

J'ai eu l'occasion plutôt rare d'assister, ce soir, à un concert entièrement consacré au compositeur français Jacques Duphly (1715-1789), afin d'en rédiger un compte rendu dans le journal "La Liberté", pour le début de la semaine prochaine. Les lecteurs de ce journal découvriront en temps et heure ce qui s'est passé ce soir aux Capucins; mais j'aimerais faire part d'un ou deux souvenirs qui me rendent particulièrement attachant ce compositeur, ssentiellement claveciniste, l'un des derniers illustrateurs de cet instrument avant le triomphe du piano au dix-neuvième siècle. 

Jacques Duphly est en effet l'un des tout premiers compositeurs dont j'ai pu trouver les partitions en téléchargement libre, sur Internet. J'ai depuis découvert d'autres ressources, mais on se souvient toujours de ses débuts... et ceux-ci étaient fracassants: un passionné avait scanné les quatre livres d'oeuvres pour clavecin (et parfois accompagnement de violon) du compositeur français. De quoi jouer de la musique pendant un moment! Qui plus est, le webmestre avait choisi de scanner les fac-similés du manuscrit autographe du compositeur. Je me suis donc longtemps amusé à déchiffrer sa notation musicale, qui est, Dieu merci, le plus souvent claire. A présent, les chanceux trouveront là des partitions éditées à l'aide d'un logiciel.

Les pièces composées par Jacques Duphly sont un véritable arc-en-ciel de sensations, de caractères, de portriats même. Le compositeur est décédé le lendemain de la prise de la Bastille, s'éteignant ainsi avec l'Ancien régime. Tout un programme qui m'a permis d'utiliser certaines de ses pièces, les plus sérieuses, lorsque j'ai eu l'occasion d'animer musicalement, à l'orgue, deux messes pour le repos de l'âme de Louis XVI et des martyrs, données à Fribourg. Je me souviens de l'orgue de la chapelle de l'université de Fribourg, au toucher particulièrement mou et invitant à un jeu rapide qui m'a vite déstabilisé, mais aussi de celui de l'église Saint-Michel qui, avec ses trois claviers, permettait d'intéressants jeux sur des notes répétées... d'un clavier à l'autre.

Retrouver ces oeuvres, ce soir, m'a permis de replonger dans cette période - merci aux interprètes, qui préparent du reste un disque consacré au compositeur.

Pour trouver vous aussi les partitions de Jacques Duphly, c'est
ici.




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