Notes de lectures, notes de musique, notes sur l'air du temps qui passe. Bienvenue.
Voyage riche en émotions, pour moi, que l'édition 2010 de la Fête du Livre! Il y eut les rencontres sympathiques, blogueuses ou auteurs, autour d'un café ou sur la place - mémorables! Et il y eut le sport des grèves de la semain dernière (encore d'actualité...), qui m'ont empêché de partir mercredi comme prévu: rien ne circulait, apparemment, entre Genève et Lyon. Le lendemain, c'était mieux puisqu'il y avait deux trains - donc hop, TER direction Lyon Part-Dieu, en début d'après-midi! De là, Saint-Etienne me tendait les bras...
... en particulier sa rituelle dictée de Michel Courot! Pour lui, c'était la centième; les habitués auront relevé sans peine quelques allusions à des textes passés, à l'instar du camion-citerne qui a fait son grand retour, orthographié de manière non piégeuse cette fois-ci! Cela, sans oublier les "usuels dernier cri", qui m'ont aussi rappelé quelques souvenirs, plus vagues.
Teintée d'une certaine poésie, cette "supplique à une amie" était troussée avec une habileté qui a dû paraître diabolique, à tout candidat peu à l'aise avec les participes passés. Qu'on imagine l'histoire: un narrateur masculin (l'adjectif "souverain" le dit dans le texte) écrit à Sophie, convertie aux merveilles de l'orthographe. Résultat: une fois c'est de l'une, une fois c'est de l'autre qu'il est question. Jonglage, direz-vous! Pas de quoi transpirer pour moi, cependant, sur les chaises de la salle Aristide-Briand de l'hôtel de ville de Saint-Etienne! Les deux erreurs que l'on a retenues contre moi sur ce texte portaient sur les mots "notonecte" et "gyrins". Sales bêtes!
Les circonstances de cette épreuve furent, on le devine, un rien particulières: au moment de la dictée, des manifestants passaient sous les fenêtres de l'hôtel de ville. Entre deux slogans, les mélomanes présents dans la salle ont pu reconnaître les accents de l'Internationale...
Résultat des courses? Deux fautes donc, meilleur candidat libre - et "joker" international de l'épreuve. Ce qui m'a valu de recevoir un beau livre de la part de l'association Lire à Saint-Etienne, organisatrice des joutes. Merci pour son accueil!
Certes, mes achats de livres furent plus modestes cette année - ma PAL mérite un petit régime... Mais de cette vingt-cinquième Fête du Livre de Saint-Etienne, je retiendrai encore la rencontre avec Laurent Binet (avec qui nous avons parlé fromages de Gruyère), celle avec Thierry Girandon (qui allait se fumer une cigarette à chaque fois qu'il vendait un livre), celle de Vincent Garand (dont je hante le site depuis des années) ou l'énigmatique Jean-Claude Hautdegant, les retrouvailles de Florentine Rey (créatrice de Blandine-Marcel) et les cafés partagés avec Claude Rizzo.
J'envoie mes salutations helvétiques à tous les Stéphanois, de coeur, d'adoption ou de domicile, rencontrés ces derniers jours!
Illustration: source ici, avec une présentation amusante du gyrin. Belle bête, non?