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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 22:59

nullJ'avoue que lorsque j'ai débouché cette bouteille, j'avais un chouïa d'appréhension: aurait-elle mal tourné, serait-elle madérisée après près de dix ans de cave, pas toujours de tout repos? Craintes infondées: la bouteille de chablis grand cru "Grenouilles" 2003 que j'ai ouverte pour marquer la période des fêtes d'une manière un peu particulière a tenu toutes ses promesses. Et plus encore... en préambule, je remercie donc Philippe Testut, éleveur de ce vin, de me l'avoir fait personnellement découvrir dans sa cave - anciennement nommée "La Tortue nonchalante", ce qui avait un charme surréaliste aujourd'hui perdu pour des raisons de positionnement du vin.

 

A Chablis, les grands crus sont donc les vins les plus puissants, mais aussi ceux qui répondent au cahier des charges le plus strict. Les terroirs des grands crus sont au nombre de sept, concentrés sur une colline située à l'entrée (ou à la sortie, c'est selon) du village, direction Fyé. Un lieu où le raisin se gorge de soleil... et où le promeneur imprudent a mille raisons de transpirer, tout en se baladant dans ce que certains considèrent comme les meilleurs terroirs viticoles du monde pour ce qui est du vin blanc. Et le terroir "Grenouilles" est le plus petit... on peut donc imaginer qu'un grand cru qui vient de là est forcément un vin rare.

 

Neuf ans après l'achat auprès du caviste, les sensations agréables ne se perdent pas; elles se sont au contraire magnifiées. On retrouve donc l'ampleur du bouquet, une ampleur enveloppante, qui laisse nettement transparaître, de manière étonnante, des notes de canneberge. A l'oeil, force est de constater que le vin revêt une teinte qui se trouve quelque part entre la paille et l'or - flatteuse pour un vin blanc.

 

Côté goût, la dégustation révèle, à la puissance mille mais en toute subtilité, ce que le cépage chardonnay peut avoir de meilleur et de typique. La complexité du goût repose sur des arômes d'ananas et d'agrumes, subtilement nourris par un goût de brûlé qui affleure par instants.

 

A la dégustation, un vin aussi vieux s'avère à la fois subtil et enveloppant, à la manière d'une écharpe de soie, de manière aimable et engageante - avec, comme atout, un vieillissement qui a permis à ce vin de gommer tous ses angles et aspérités, sans pour autant perdre quoi que ce soit de sa personnalité.

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 21:41

PhotobucketLes fêtes de fin d'année sont propices à la dégustation de petits plats, c'est un fait... et les vins en sont souvent les aimables compagnons. Et c'est en farfouillant un peu à la recherche d'un vin sympathique à savourer entre deux grandes fêtes que je suis tombé sur le côtes-du-Rhône 2010 "Les Essaims" produit par les caves Guyot à Taluyers (Rhône) - qui m'ont l'air d'être une vaste entreprise vinicole. L'étiquette est jolie, c'est le moins qu'on puisse dire; qu'en sera-t-il du vin? Il s'agit d'un assemblage de grenache, carignan, cinsault et syrah - voyons voir!

 

Robe rouge bien sombre, bouquet agréable et subtil, promesse d'un petit univers que la dégustation confirme. On a affaire ici à un vin qui joue la carte de la rondeur et prend, au palais, des allures de jus de fruit. Simple et souple, pas épicé pour deux sous, son goût rappelle celui du cassis - ou, de manière plus éloignée, du lait. Agréable et discret, il m'a paru manquer un peu de caractère et de présence quand même, un peu à la manière d'un jeune homme bien sage qui aurait peur de déranger et finirait par paraître un peu mou. Faudrait-il le garder deux ou trois ans en cave pour qu'il révèle quelque chose de plus complexe?

 

J'ai, après découverte et dégustation, envie de dire qu'en l'état, ce petit vin jeune peut devenir le compagnon discret de plats de pâtes, voire de volailles pas trop relevées; ou alors, il pourra prendre la première place dans un apéritif, où il saura se montrer gouleyant sans s'imposer par un excès de lourdeur.

 

Fiche technique sur le site du producteur.

 

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 20:21

C'est une idée de "Défi Mot" (règles) lancée par Angélita que je relaie, et qui amusera sûrement Nicolas et d'autres amateurs: il s'agit de rédiger un billet de blog sur l'apéro... A ma manière, je m'y colle!

 

Les occasions de prendre l'apéro ne manquent pas, que ce soit à domicile pendant le week-end, après une messe de fête, ou au restaurant, pour se faire plaisir. Les usages imposent le verre de vin blanc en société, et c'est avec joie que je m'y plie, même si parfois, j'aime changer les habitudes et opter pour un ballon de rouge (ou deux). Côté blanc, on relèvera d'ailleurs que les chasselas vinifiés en Suisse, fendant ou vaudois, frais et légers, sont parfaits pour être bus avec quelques feuilletés; il arrive encore qu'on les serve dans de tout petits verres cylindriques (en voie de disparition, voir ici) plutôt que dans des verres à pied. 

 

Si je suis de passage en France, il me faut bien m'adapter... j'ai ainsi testé le sancerre récemment, mais sans que ça m'ait paru super idéal.

 

Accompagnements? Ils sont des plus variés. Après la messe de l'Ascension, c'était du pain bien frais - première communion obligeait. Sinon? Des feuilletés, des "flûtes de Champagne" comme on les nomme ici, au grand dam de certains viticulteurs français de renom. Je ne recule pas devant le saucisson, la viande séchée voire le pâté - éventuellement accompagné d'une petite dôle - un vin rouge cette fois, mariant les cépages pinot noir et gamay.

 

Le pastis ne m'échappe pas non plus; ça peut être un plaisir rafraîchissant à savourer à domicile, si possible avec des glaçons et dans les verres ad hoc (j'ai une jolie collection de verres à pastis Duval). Il y a cependant longtemps que je n'en ai plus re-bu dans un restaurant. Je me souviens aussi qu'il en existe du sans alcool, dénommé "Pacific"; à réessayer à l'occasion (fabrication par Ricard, dont j'ai parlé il y a près d'un an).

 

Champagne, enfin, les jours de fête aussi. Avec quelques variantes et entorses: il m'arrive de goûter un prosecco "De Faveri" dans les trains suisses (on en sert dans la voiture-restaurant, avis aux amateurs!), ou d'apprécier quelque mousseux suisse ou espagnol, blanc ou rosé. Miam! Euh... glou!

 

Un peu de culture pour finir, avec un mémoire de diplôme sur ce sujet... ici!

 

Voilà donc ma contribution! Pour les règles et références (et pour signaler vos billets pour le Défi Mot), je renvoie encore une fois au blog d'Angélita, que je remercie pour l'occasion donnée de parler d'un sujet aussi chouette!

 

Illustration trouvée sur AuFéminin. 

 

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 21:52

Goûter à un vin, c'est aussi rechercher la manière dont celui qui l'a créé a trouvé un certain équilibre, propre à séduire celle ou celui qui, tôt ou tard, le dégustera. A la fin des fins, c'est certes le goût de l'amateur qui décide. Dès lors, le viti-viniculteur sera tenté de rechercher un équilibre entre les quelques orientations qui se présentent à lui: franchement sur le fruit, plus complexe, suave et séduisant - au risque d'écoeurer très rapidement l'amateur, même s'il est fruste.

 

nullDans le périlleux exercice des équilibres, force est de constater qu'avec l'"Orquestal Reserva 2005", les caves de "Casa del Valle" ont recherché, non sans succès, à créer un équilibre, une forme de juste milieu susceptible de plaire à pas mal de monde. Tout au plus peut-on se demander d'où ça sort vraiment, tant il est vrai que l'Internet n'est guère prodigue d'informations sur ce produit; mais enfin, laissons les papilles s'exprimer.

 

En préambule, plantons le décor. Le domaine se situe dans la région de La Mancha, au sud de l'Espagne. Autant dire que l'ambiance sera donquichottesque. Ajoutons que le nom du vin ainsi créé suggère l'orchestre et ses sonorités. Et au premier goût, force m'a été de constater que oui, dans l'orchestre, les cuivres assurent - on comprendra que ça commence fortissimo.

 

Puis le temps passe, le vin évolue, et l'équilibre se met en place. Le vin ne trahit pas les notes fruitées qui ont séduit dès le départ. Celles-ci, cependant, ne deviennent jamais écoeurantes. Elles sont contrebalancées par une bonne structure boisée et par un caractère modérément épicé, gentiment soutenu par un bon taux d'alcool (14%). Autant dire qu'avec cela, l'"Orquestal" devrait fédérer autour de lui les amoureux de vins rouges suaves et les inconditionnels de breuvages solides et charpentés.

 

Equilibre donc - on n'est certes pas dans les breuvages d'une puissance démentielle, ni dans la finesse arachnéenne de certains breuvages. Mais, situé quelque part entre ces deux extrêmes,  l'"Orquestal Reserva 2005" a tout du vin plaisir, avec tout ce que cela peut offrir de positif.

 

Photos: logo "La Mancha".

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 22:08

Dans le feu de l'enthousiasme oenophile, j'ai oublié de mentionner que mon billet sur le Salice Salentino entrait dans le cadre du défi "Giro in Italia" de Nane! Cela, dans la catégorie "cuisine"... au sens large bien sûr. Un oubli que je répare au moyen de ce billet, court mais exclusif.

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 21:31

Salice Salentino DOC Cantina GiordanoAlors que certains blogueurs apprécient d'accompagner leurs lectures du contenu d'une théière, force m'est de constater qu'un verre de vin rouge s'avère un compagnon tout aussi fiable, ayant avec lui cette caractéristique, à la fois force et faiblesse, d'inciter l'esprit à battre la campagne à partir d'une idée qu'un livre lu peut faire germer. On lit moins vite, mais on réfléchit davantage à ce que l'on vient de parcourir... quitte à ne pas s'en souvenir le lendemain matin - vraiment?

 

Et là, après le repas du soir, j'ai quand même envie de partager avec vous l'agréable instant organoleptique que m'a offert un certain Salice Salentino "Giordano Collection DOC", millésime 2008, en provenance directe des Pouilles, produit par la maison Giordano Vini. Le breuvage en question est certes costaud avec ses 14,5% d'alcool; mais il se caractérise par un équilibre certain - et par une complexité suffisante pour offrir de l'intérêt à quelque dégustateur averti.

 

Un premier coup de narines offre en effet un parfum agréable, qui n'est pas sans rappeler la vanille ou quelque friandise qu'on aime en fin de repas. La dégustation, quant à elle, révèle des arômes plus précis - une certaine douceur, parfaitement équilibrée, jamais écoeurante, jusqu'au bout du verre, que dis-je? de la bouteille! On pense certes aux mûres, mais aussi au chocolat noir - éventuellement à ces chocolats épicés, pimentés, qui vous laissent avec un goût de reviens-y plutôt agréable et long en bouche.

 

De quoi se faire plaisir? Certes! Ce Salice Salentino un rien capiteux sera l'idéal compagnon de toute spécialité un rien relevée. L'oenologue Gianfranco Repellino, qui le vante sur la contre-étiquette, propose qu'on le boive avec des mets tels que rôtis, chasses ou fromages; j'ajoute qu'il va aussi très bien avec des pâtes gratinées. Dès lors, pourquoi ne pas l'essayer avec une pizza piquante? Je l'associerais en tout cas volontiers à tout plat méditerranéen un tant soit peu relevé. Santé, alors!

 

 

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 21:06

null... et même si la rime ne vaut pas deux francs, peu importe: au sortir d'un passage au restaurant chinois, et alors que je constate que des blogueurs amis parlent de vins, je tiens à vous faire part de la jolie expérience qu'il m'a été donné de vivre en dégustant un petit rosé chinois plutôt intéressant dans son genre.

 

Boire un rosé en hiver? C'est rafraîchissant, me direz-vous - à telle enseigne qu'on préférerait boire ce genre de vin en plein été sur une terrasse. Mais là, pour une soirée en famille au terme d'une journée quasi printanière, il valait la peine de se la jouer couleur à la fois locale et exotique. C'est pourquoi le choix s'est porté sur une bouteille connue: le "Golden Dragon", vin rosé  à 12% provenant du Shandong, région de l'est de la Chine, donnant sur la Mer Jaune.

 

Fruité, léger et rafraîchissant en bouche, ce breuvage est un rosé qui tient toutes ses promesses, et qu'on dégusterait effectivement pour lui-même, en apéritif ou à titre de compagnon d'une partie de pétancube (parce que les boules carrées, c'est quand même mieux, je me suis promis de vous en reparler). Mais là où le "Golden Dragon" apporte quelque chose de plus qui fait que ça vaut la peine de le faire venir de sa lointaine province, c'est qu'il réserve, en plus du goût un rosé classique, un bouquet subtil mais bien présent de racines ou d'herbes qui n'est pas sans rappeler, discrètement, certaines eaux-de-vie de gentiane. Original! On pourrait dire que c'est gênant; que nenni: le résultat est parfaitement équilibré, et au final, le buveur a l'impression d'avoir dégusté quelque chose de vraiment original. Pour ma part, l'impression qu'il me laisse est qu'il sera parfait pour accompagner quelque hors-d'oeuvre asiatique - par exemple des raviolis à l'étuvée. Cela, tout en me rappelant quelques digestifs fameux - c'est mon côté "Madeleine de Proust"...

 

Bon appétit, santé et bon week-end!

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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 17:27

Les macarons "made in Paris" par excellence, cités par Myriam Thibault dans son recueil de nouvelles, pourraient-ils devenir typiquement suisses? Ladurée a décidé, c'est désormais de notoriété publique, de transférer en Suisse la part de sa production destinée à la clietèle internationale. En Suisse? Pas n'importe où: à Enney (commune de Bas-Intyamon), en Gruyère, au pied du château du même nom, à deux pas de chez moi. Outre le caractère irrésistible de la friandise, qu'on se figure que l'installation d'une fabrique de macarons au pied du château de Gruyères, en vue de produire pour le monde entier, ne fait pas dque des heureux. Voyons voir...

 

... voici les faits: depuis toujours, Ladurée produit ses macarons destinés à la clientèle étrangère sur site: au Japon pour le Japon, en Russie pour la Russie, etc. Problème: la production locale empêche Ladurée d'avoir une qualité constante pour ses macarons, compte tenu des matières premières. Résultat: au terme de travaux qui sont sans doute fort pertinents, Ladurée a décrété que c'est en Gruyère qu'on ferait les meilleurs macarons, destinés à la clientèle internationale. Miam!

 

Reste que l'idée est restée en travers de la gorge de certains activistes écolos suisses, en particulier Franz Weber, qui n'a pas manqué d'émettre son avis (défavorable) au projet: il ne faudrait pas défigurer, en construisant inconsidérément une usine de production agro-alimentaire,  le paysage de Gruyères, qui comprend la vue sur le château historique... Argument recevable; mais à ce tarif, on peut geler toute construction dans toute région un tant soit peu marquée par l'histoire! Un argument plaide en défaveur de M. Weber: le fait que le terrain prévu pour la production de macarons est en zone industrielle depuis presque vingt ans. Pourquoi cet homme, grand copain des bébés phoques et de Brigitte Bardot, ne s'est-il donc pas mobilisé avant en vue d'un dézonage? Cela, sans oublier que l'arrivée de Ladurée en Gruyère créera environ 90 emplois, ce qui est toujours bon à prendre, et que la population a très majoritairement accepté l'idée. Face au paysage, les emplois font le poids! Déjà qu'Amgen a échappé au canton de Fribourg....

 

Bon à prendre? On ne croit pas si bien dire, dans la mesure où la région a déjà des atouts à faire valoir dans le domaine de l'agro-alimentaire: Cailler, filiale de Nestlé, produit du chocolat à Broc, donc tout près, et la Gruyère est le pays natal du véritable fromage éponyme. Monaco et Paris, actuels lieux de production de Ladurée, ont-ils de tels arguments à faire valoir? Hum-hum. Autant dire qu'en frappant à la porte de la commune d'Enney, Ladurée a tapé juste. Et que ses macarons à la crème double vont séduire plus d'un client, dans le monde entier. Ce qui fera plaisir à tout le monde.

 

Question subsidiaire; et si Berthillon faisait pareil?  

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19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 20:42

... en Suisse! Et pas n'importe quel champagne...

L'information est sortie hier des téléscripteurs de l'Agence télégraphique suisse: la commune suisse de Champagne a pris l'initiative d'inviter le président de la République française, son épouse Carla Bruni et tous les parlementaires français (soit 922 personnes en tout - un parlementaire pour moins d'un habitant, puisqu'il y a environ 800 habitants à Champagne) à venir découvrir le petit vin bien gouleyant qu'on produit au village. C'est pour quand? La dépêche ne le précise pas.

En revanche, celle-ci mentionne bien que l'idée de cette initiative est de montrer au grand voisin français la menace quasi planétaire que le vin de Champagne (Suisse) et les flûtes du même lieu (des friandises à consommer à l'apéritif!) font planer sur l'ombrageuse appellation de Champagne (France), On se souvient en effet que depuis 1996, le vin de Champagne (Suisse) ne peut plus être commercialisé sous le nom de sa commune d'origine - la faute aux bilatérales, aux accords sur le trafic aérien et à d'autres arguments fumeux trouvant leur source à Paris ou à Bruxelles.

Il faut dire que le village suisse de champagne résiste encore et toujours à l'envahisseur, à la manière d'Astérix... Et l'opération ne se décline pas que sur un seul registre: Champagne (Suisse) a envoyé à tous les invités (ça fait du monde) un exemplaire d'une bande dessinée intitulée "Champagne contre (CH)ampagne". L'ouvrage, une bande dessinée résolument engagée due aux crayons d'artistes suisses, belges et français, relate apparemment l'épopée de la vigne dans la région helvétique de Champagne, depuis l'époque romaine.

Dès lors, il serait intéressant de savoir à quel argument Nicolas Sarkozy sera le plus sensible: un peu de lecture (lui qui écrit des "Témoignages" lus bien au-delà des frontières hexagonales) ou un petit verre (sachant qu'on ignore toujours ce qu'il a consommé avec Vladimir Poutine il y a quelques mois en arrière).

Sur la bande dessinée: http://www.bdchampagne.ch
Photo: http://www.ladepeche.fr
Rapport de dégustation:
http://fattorius.over-blog.com/article-23580621.html

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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 21:13

... évoquons le sexe des oiseaux d'élevage. Un billet court pour que quelqu'un vienne éclairer ma lanterne...

J'ai lu il y a quelque temps, avec délices, l'ouvrage "
Brefs entretiens avec des hommes hideux" du regretté David Foster Wallace. L'une des nouvelles de ce génial recueil faisait mention d'un bonhomme qui exerçait la profession de sexeur de poussins. Cela ressemble à un gag, vu de loin, mais c'est très sérieux: il existe des professionnels payés pour inspecter des poussins afin de les trier en fonction de leur sexe? Quelques recherches m'ont permis de constater que c'est un art qui s'est développé au Japon avant d'envahir le monde entier, contribuant aux progrès de l'élevage industriel des poulets dans toutes ses dérives rentabilistes. Les meilleurs peuvent traiter un voire plusieurs milliers de poussins d'un jour en une heure, ce qui décide de leur sort - la marge d'erreur convenue est de 2%, et il paraît qu'un bon professionnel du sexe (des poussins) n'a pas de problème à s'y tenir. Au final, c'est donc moins joyeux qu'au départ.  

Et c'est justement en effectuant des recherches sur le surréaliste mais très réel métier de sexeur de poussins ("Qu'est-ce que tu veux faire quand tu seras grand?" - "Sexeur de poussins!") que je suis tombé sur une autre profession dont l'énoncé semble encore plus délirant... et je me demande à présent si c'est un canular. Alors, voici ma question: les "branleurs de dindons" existent-ils vraiment? Leur métier consisterait à chatouiller le trillili des dindons pour récupérer leur semence (pour ne pas dire "sperme"), puisque le taux de reproduction de l'espèce est faible: "J'aime la vie, je fais des bébés", comme le chantait Sarclo, ce n'est pas le rayon de la gent glougloutante. Résultat: certains humains suppléeraient à cette carence... afin que l'insémination artificielle vienne suppléer à la sensualité défaillante du volatile. C'est ainsi que tout un chacun peut avoir de la dinde aux marrons à Noël...

Alors, "branleur de dindons"... un métier ou un gag? Saint Google annonce plus de 8000 occurrences, mais rarement très solides (on trouve cela plus souvent sur des forums que sur des sites de magazines agricoles), et surtout pas de photo de branleur en action, si j'ose ainsi m'exprimer; qui dit mieux?

Toute information sérieuse est la bienvenue!

Sur le métier de sexeur de poussins:
http://www.france-sexage.com (source de l'illustration)
Un article sérieux:
http://www.lebulletin.com/informations/actualite/article.jsp?content=20030727_170005_3904
On parle de branleurs de dindons sur un blog, mais je n'ai pas pu recouper:
http://floome.over-blog.com/article-2347218.html
Ici aussi: http://www.melty.fr/le-top-5-des-metiers-hors-du-commun-actu16120.html

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