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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 20:59

Les défis vont et viennent, et force m'est de constater que j'ai un peu oublié celui organisé par Grominou à l'enseigne de "Blog-o-Trésors".

Je me permettrai de taper dans mes réserves pour le mener à bien. C'est pourquoi je vais changer deux titres. Exit donc ces livres-ci:

- José Saramago, Tous les noms

- Philip Roth, J'ai épousé un communiste

Au profit des titres suivants:
 

 

- Christine Aventin, Le Coeur en poche, que j'ai fini par trouver à la librairie bernoise LibRomania... Il n'est pas certain que l'auteur appréciera: il paraît qu'elle a quelque réticence à être réduite à ce best-seller.

- Sarah Strohmeyer, Bubbles se lâche, qui fera double usage avec le défi "Chick Litt For Men"! Je serais par ailleurs curieux de savoir qui, lectrice ou lecteur, a proposé ce livre à la couverture stupéfiante (qui illustre le présent billet!) dans le cadre du challenge de Grominou...

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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 22:46

L'autre jour, j'ai pondu un billet sur le roman "Héritière malgré moi" de Lynn Messina, paru, dans le monde francophone, dans la collection Red Dress Ink, dépendant des éditions Harlequin. Sans concertation, je venais de rédiger quelque chose qui répondait peu ou prou aux critères du défi "Harlequinades 2009", lancé la semaine dernière par deux blogueuses:

Chiffonnette (dont j'ai découvert le blog à cette occasion - bonsoir!)

et

Happy Few (dont j'ai AUSSI découvert le blog à cette occasion - bonsoir également)

L'idée? Lire un Harlequin d'ici à la fin de l'année, et rédiger un commentaire sur son blog. Dans la foulée,
In Cold Blog  a produit un logo très parlant... qui illustre le présent billet.

L'éditeur Harlequin s'adresse certes aux femmes, mais le défi est, ai-je supposé, également ouvert à l'autre moitié de l'humanité. C'est pourquoi je me suis inscrit, sans vergogne, d'autant plus que j'ai encore, sur ma PAL, un Betsy Burke cent pour cent adapté. Autant dire que ça va harlequiner encore un peu sur ce blog, avant de passer à autre chose... à la rentrée littéraire, par exemple!

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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 21:15

... rien à voir avec Chloé Nolife, qui fait des ravages dans la blogosphère et dont j'aurai l'occasion de reparler.

Plus simplement, je suis actuellement aux trois quarts de ma lecture d'un recueil de nouvelles signé d'un auteur américain dont je cèlerai le nom pour ne pas tuer le suspens, traduit par les soins des étidions du Diable Vauvert et, plus concrètement, de Julie et Jean-René Etienne.

J'ajoute que ce recueil est génial à plus d'un titre, et que j'aurai le redoutable plaisir d'en parler plus amplement ces prochains jours.

Enfin, je dois à
Cécile ces excellents moments de lecture, d'abord déconcertants, puis évidemment géniaux! Je la remercie, remercie et remercie encore pour cet ouvrage, prix de son concours de lois de Murphy!

Photo:
http://consumat.wordpress.com/. Qui se tient à l'estrade?

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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 21:26

... voici les livres que j'embarquerai avec moi, en vue d'un échange, pour le Dîner Livres Echanges improvisé de dimanche, organisé par Cécile - que je remercie pour ses talents d'organisatrice! Pour en savoir plus à ce propos, c'est ici. - La liste pourra être sujette à modifications...

- Alejo Carpentier, La Harpe et l'ombre (et si on canonisait Christophe Colomb?)
- Jacques Casanova de Seingalt, Histoire de ma vie (extraits, publiés en Folio)
- Jean-Luc Coatalem, Il faut se quitter déjà

Et trois romans jeunesse:

- Scott Westerfeld, Pretties
- Yves Hughes, Septembre en mire
- Jean-François Chabas, Perce-Neige et les démons

Au plaisir de vous rencontrer!

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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 22:13

Quel est le goût de la lecture d'un livre, quelles en sont les étapes? A mon humble avis, à l'instar d'un bon cigare, un bon livre n'a pas forcément le même goût d'un bout à l'autre, et ne se consume pas, si j'ose ainsi dire, de la même manière. Et vous?

Une fois l'ouvrage sélectionné dans la PAL, je l'ouvre et passe assez vite sur les premières pages - tout en respectant le petit rituel consistant à jeter un coup d'oeil à la page de garde et, peut-être, à relire une dédicace. Je recherche également volontiers la date de parution de l'ouvrage: en cas de texte contemporain, ça peut aider à situer l'époque: thriller d'avant le téléphone portable, polar d'avant Internet - le climat n'est pas le même dans "Piège de cristal" de Roderick Thorpe que dans "Transparences" d'Ayerdhal. Cela, sans compter le pays de publication. Un coup d'oeil au nombre de pages de l'ouvrage, et c'est parti!  

Alors vient l'état de grâce du livre: les premières pages se dégustent avec l'enthousiasme des débuts, un enthousiasme plus ou moins prononcé qui dictera facilement le rythme de lecture - une sorte de sprint initial, encore conforté quand on observe sur la tranche les pages qui se tournent: très vite, il y a un petit paquet de feuilles dans la partie gauche du livre ouvert.

On s'installe ensuite dans la durée, les pages tournées se voient moins que les premières. La progression se fait peut-être plus lente: l'ouvrage ne tient pas les promesses des premières pages, il connaît ses premières longueurs, le plaisir de la découverte s'est émoussé. Ou tout simplement, on adopte un rythme de "lecteur de fond" où le premier souffle de la passion cède la place à un second, plus profond. Cela, jusqu'au milieu du livre, qui fait, du coup, figure d'étape rituelle. Le milieu est toujours chiffrable, et plus ou moins précisément perceptible: il y a toujours un petit paquet de feuilles en plus en fin de livre, correspondant aux pages non numérotées. Tout livre qui se respecte est en effet paginé à partir d'une page 1 qui est la couverture; mais en général, la notation de la pagination s'arrête bien avant la quatrième de couverture.

Après la moitié, je perçois ma lecture comme une descente: le récit commence à livrer ses clés, les personnages perdent de leur mystère et, parfois, l'ouvrage perd de son aura à mesure que tout s'explique. Les dernières pages font alors figure de sprint final dont on croit ne jamais venir à bout... Et pourtant, au terme de l'étape, reste, le plus souvent, la satisfaction d'avoir passé un bon moment en bonne compagnie.

Photo: Flickr/Bruno Ottavi

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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 22:08

L'image du Playmobil est sacrée, et Geobra est le gardien du temple: telle est l'impression que l'on garde au sujet de l'actualité ces jours-ci. Loin du G20 et des déclarations papales, en effet, l'entreprise qui produit les célèbres figurines en plastique fait valoir ses droits à l'image. Qui est le terrifiant moloch qui ose ainsi s'y attaquer? Un simple pasteur allemand dénommé Markus Bomhard, actif à Steinbach (Hesse, Allemagne), qui a décidé de bricoler ses Playmobils à lui afin d'en faire des figures bibliques. Adam et Eve, mais aussi Jésus et d'autres personnages endossent ainsi l'air rigide et amical de ces petits personnages; ceux-ci sont également utilisés par le pasteur en question pour recréer des situations typiques de la vie en Eglise: mariages, messe des enfants, etc. Le pasteur fait même appel à la générosité de ses fans et paroissiens, en leur demandant de lui envoyer les Playmobils dont ils n'ont plus l'usage: il s'occupera de les bricoler afin qu'ils prennent, si j'ose dire, figure biblique.

Et là, hop: Geobra se précipite pour déclarer qu'une telle approche constitue une atteinte à la propriété, et fixe au pasteur un ultimatum: il a jusqu'au 6 avril pour "mettre fin à ses pratiques", pour reprendre les mots du Figaro. Cela a le goût d'une colère divine! A la décharge de l'entreprise, il convient d'ajouter que le pasteur Bomhard a publié sur Internet des photos de ses bonshommes, dûment maquillés. Il est également permis de douter du bon goût de l'opération (d'autres, à Berlin, ont fait pareil avec des Lego). Concurrence déloyale, enfin? Geobra a en effet produit une arche de Noé Playmobil, présentée comme un chouette cadeau. Mais contrairement à cette dernière, les figurines du pasteur Bomhard ne sont pas à vendre...

Mais on pourrait aussi rétorquer à Geobra que c'est pour la bonne cause; plus prosaïquement, il conviendrait de se demander quel est le préjudice réel subi par l'entreprise: je doute que des athées militants renoncent à acheter des Playmobils à leurs enfants parce qu'un pasteur s'amuse à les déguiser en personnages bibliques! Le pasteur, justement, invoque les intérêts de l'art et de la religion, pour la plus grande joie de Dieu et des hommes - une joie à laquelle je cède volontiers! Les scènes recréées n'ont par ailleurs rien de vicieux; on pourrait même dire, d'un certain point de vue, qu'elles sont accessibles à tous les publics, y compris les enfants - public cible des Playmobils. Des commentateurs, anciens usagers de Playmobils, se retrouvent même dans ce langage, ce qui démontre que l'approche a quelque chose de pertinent et touche sa cible.

Bref, à mon avis, la "sainte colère" de Geobra me semble disproportionnée. Notons qu'en toute cette affaire, les autorités religieuses réformées (et autres) font montre d'un silence éloquent: les voies de la foi sont impénétrables, et si un croyant le devient après avoir vu un Playmobil maquillé en Christ, eh bien... pourquoi pas, en tout cas du point de vue de l'Eglise?

Reste que la "sainte colère" précitée n'est pas isolée, Geobra semblant fort jaloux de ses petits bonshommes souriants au regard fixe. L'écrivain Nicolas Ancion en a fait les frais: certes, Geobra lui a concédé la conservation du titre de son recueil de nouvelles "Nous sommes tous des Playmobiles", dont il a été question sur ce blog,
ici. Mais la couverture de la première édition de l'ouvrage a dû être changée lors des retirages. J'imagine que l'édition princeps est actuellement un collector que les bibliophiles s'arrachent...  

Le Playmobil a cependant fait la une d'un autre ouvrage, autrement sérieux. Il s'agit du livre théorique "Un langage pour l'organisation", publié par Jean-Loup Chappelet et Jean-Jacques Snella aux Presses polytechniques et universitaires romandes. Région périphérique au coeur d'un petit pays, la Suisse romande serait-elle épargnée par les foudres de Geobra? Reste qu'on voit apparaître ici quatre Playmobils déguisés en fonctionnaires et s'exprimant à coups de symboles de management. Si je me souviens bien, l'ouvrage utilise même ces personnages pour illustrer son propos. Sans doute les auteurs se sont-ils entendus au préalable avec Geobra; peut-être même que le fabricant utilise la méthode Ossad pour décrire ses processus internes...

... reste que cela pose la question de la réappropriation de créations de l'esprit particulièrement populaires par les utilisateurs. Vu la célébrité des Playmobils, ceux-ci ne sont-ils pas, quelque part, propriété de leur public autant que de l'entreprise qui les fabrique et les conçoit? Dans la même veine, un certain Harald Schmidt aurait recréé la mythologie grecque à partir de Playmobils! Il serait intéressant de savoir ce que dit la jurisprudence au sujet des "objets cultes", et si elle penche du côté de la rigueur (auquel cas pas mal de monde pourrait être inquiété) ou de la souplesse, passé un certain degré de notoriété.

Pour vous faire une idée:
http://www.klicky-bibel.de
L'article du Figaro (dépêche de l'AFP), qui résume bien l'affaire: http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/03/31/01011-20090331FILWWW00460-playmobil-en-colere-contre-un-pasteur.php
Photos: un peu partout: un Christ signé Bomhard; la couverture de la première édition du livre de Nicolas Ancion; celle de la méthode Ossad.

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21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 22:05

Fondue à deux, bon petit repas au restaurant en famille, un peu de repos même, avec la perspective d'une dictée à Genève demain: pour fêter mes trente-cinq ans, les conditions furent idéales. J'ai même pu me ménager deux heures pour écumer les librairies de Fribourg et nourrir ma célèbre pile à lire - à peu de frais réels, puisque j'en ai profité pour utiliser des bons d'achat.

La balade s'est déroulée en deux temps, le premier à la Fnac, le second chez Payot. La Fnac m'a réservé l'agréable surprise du roman "Smonk", qui est très drôle si j'en crois la critique du Figaro Littéraire. J'y ai également trouvé des choses plus légères...

Payot a mis en évidence un récit de voyage en Sibérie signé Marc de Gouvenain. Pour des raisons familiales, j'ai pris sans trop hésiter; l'ouvrage est du reste joliment illustré, et peut-être aurai-je l'occasion de vous en reparler - de même que du premier roman d'Emmanuelle Urien, qu'on connaît surtout pour ses nouvelles à chute.

Et puis, il y a la chick lit... Calepin, organisateur du challenge "Chick Litt For Men", va peut-être me charrier; mais j'ai trouvé deux ouvrages fort prometteurs pour réitérer son défi - à savoir proposer à des personnes du sexe masculin d'attaquer un livre relevant de ce genre, fait "par des femmes, pour des femmes". Je me réjouis de vous en parler plus en détail. L'un est signé Anne-Solange Tardy, l'autre Lynn Messina. Ce dernier, intitulé "Héritière malgré moi", a paru dans la collection "Red Dress Ink". Les plus curieux d'entre vous iront voir quel éditeur se cache derrère cette appellation... et sauront, par la même occasion, jusqu'à quel point la maison ne recule devant aucun sacrifice. Qu'on se le dise, donc: chez moi, le challenge "Chick Litt For Men" continue.

Spécial scandale: le prix du livre, en Suisse, c'est tout un poème... et les lecteurs helvétiques francophones devraient se convertir massivement à l'achat sur Amazon (qui a  un superbe catalogue, rien à dire à cela!) ou à la contrebande d'ouvrages achetés, LAL en main, dans les librairies françaises. Cela, je le sais depuis longtemps... mais qu'on juge de ma surprise quand mon épouse me fait comparer les prix de deux ouvrages raflés en ce jour: "1974" de Patrick Besson est vendu 29 francs 60, sur une base de 14 euros. Ce seul exemple vous démontre déjà que l'euro a baissé partout, sauf dans les librairies suisses... mais là où l'on s'étonne vraiment, c'est quand on voit le prix de "Very Important Pénélope B." d'Anne-Solange Tardy: 28 francs 10, sur une base de 14 euros 90 centimes. Donc non seulement les librairies (ou les diffuseurs) ont une manière bien à elles de calculer les prix de leurs livres, mais en plus, la chick lit semble bénéficier d'un cours légèrement plus avantageux. Qu'en est-il du contenu? "1974" est un recueil de nouvelles écrit gros sur 171 pages, et le roman d'Anne-Solange Tardy pèse 360 pages, écrites plus petit. Je m'attends donc à davantage d'heures de plaisir de lecture avec Tardy qu'avec Besson! Vous comprendrez qu'il y a de quoi se poser un bon petit millier de questions... allez! Je me réjouis de mon prochain voyage en France pour nourrir ma pile à lire, sur la base de prix un peu plus faciles à comprendre.

Photo: Flickr/ester68

Nota: j'ai choisi d'acheter "1974" de Patrick Besson parce que c'est mon année de naissance - et comme j'ai commis cet acte le jour de mon anniversaire, symboliquement, ça compte.

Pour en savoir plus sur Anne-Solange Tardy: http://www.cachemireetsoie.fr.

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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 21:21

Basées à Nantes, les éditions des Petits Bonheurs annoncent coup sur coup, pour ce début d'année, deux publications intéressantes, que je mentionne ici dans l'ordre chronologique de parution:

- Le premier est une anthologie des poèmes du poète nantais Emile Boissier, justement intitulé "Emile Boissier, anthologie poétique". Un avant-goût peut être trouvé chez le blogueur des
Féeries intérieures; la préface prévue à cet ouvrage se trouve en primeur sur mon site. L'ouvrage est richement illustré et pèse environ 300 pages (ISBN 978-973-133-478-3).

- Le second est une biographie détaillée de l'écrivain Olivier Mathieu, dit Robert Pioche, signée de Jean-Pierre Fleury. Il s'agit d'un ouvrage de 404 pages "serrées" (pour reprendre l'expression de l'éditeur), rehaussé d'illustrations et de quelques textes d'Olivier Mathieu, que j'ai déjà eu l'occasion d'évoquer
ici et . Le site de l'éditeur propose un bref extrait, et mentionne les modalités de commande. C'est ici. J'aurai sans doute l'occasion d'en reparler.

A noter, enfin, que l'éditeur a repris sur son site l'un de mes billets,
ici. Je l'en remercie!

Site de l'éditeur:
http://alenseignedespetitsbonheurs.com/cariboost1/

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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 20:27

... mal-aimée, en effet: tout un chacun parle de sa pile à lire, publiant des photos, se plaignant avec délices de son augmentation ou de sa diminution. Et quid des listes, alors? Le temps d'un billet, songeons à la gestion idéale d'un tel document, indispensable pour le lecteur qui aime acheter sans s'égarer - faute de quoi il dévaliserait la librairie, une sensation qu'on a tous connus, un jour ou l'autre, face à tous ces beaux empilages bien ordrés de livres tout neufs qui, aguicheurs sur les présentoirs des libraires, vous crient: "Achète-moi!".

Personnellement, j'utilise un petit carnet. C'est déjà le deuxième que j'use, mais c'est la solution que j'avais trouvée, au début des années 2000, pour consigner les coups de coeur que j'avais à la suite de lectures de critiques dans la presse au sens le plus large, voire à la suite de conseils. Cela présentait l'énorme avantage de me permettre de centraliser les notes prises sur des bouts de billets qui finissaient par traîner dans mon porte-monnaie. C'est ainsi que ma liste à lire comprend aujourd'hui encore des livres dont on parlait en 1996. Par exemple, quelqu'un d'entre vous a-t-il entendu parler de "Piège sur le réseau", roman de Philip Finch? Je ne l'ai vu que dans un journal à grand tirage suisse, de couleur orange.

Le système présente cependant quelques inconvénients, qui peuvent également s'avérer un délice. En effet, les ouvrages mentionnés le sont au fur et à mesure de leur découverte par mes soins - l'un après l'autre, sans ordre alphabétique, ni de genre. Résultat, à la fois agréable et pénible: dès que je me retrouve dans une grande librairie, liste en main, je suis obligé d'aller et venir dans les rayonnages de littérature générale pour y trouver mon bonheur (il m'arrive de faire des razzias, surtout lorsque je me rends en France, où le livre est 20 à 30% moins cher qu'en Suisse). Cela, sans oublier les genres: les polars ne se trouvent pas dans la littérature générale, et les essais se déclinent en thèmes multiples: actualité, politique, religion, littérature, etc. Les souvenirs me guident, naturellement... et le petit carnet, déjà bien défraîchi, garde tout son charme.

Et puis, il y a le traitement après achat: biffer le livre acheté, et marquer un L à côté au moment où il est lu.

D'autres se font des paquets de feuilles listant tous les livres recherchés. Une bonne idée, surtout si tout cela est rédigé sur ordinateur: cela permet d'avoir une liste classée par ordre alphabétique, voire par genres. Je pense qu'un lecteur qui procède ainsi serait bien inspiré, en effet, de reprendre la classification de sa librairie favorite, afin de repérer immédiatement le rayon où se trouve le livre de ses rêves... et se souvenir de ce dont il s'agit - pas forcément évident lorsque la liste à lire s'allonge.

Il y a aussi des lecteurs qui optent pour des solutions numériques, soit en publiant leur liste à lire sur un blog ou sous forme de liste de souhaits sur Amazon. Pas une mauvaise idée: le lecteur est ainsi assuré de recevoir les livres qu'il souhaite, et celui qui offre est assuré de faire plaisir s'il se réfère à la liste. Il y en a, enfin, qui mettent leur agenda électronique à contribution. Il paraît que c'est un truc formidable; peut-être même existe-t-il des logiciels d'aide à la gestion des listes particulièrement longues (avec, par exemple, une fonction de classement en fonction de vos librairies favorites, qui sait?). Mais je n'ai jamais pu m'y faire: j'en avais gagné un lors d'un concours d'orthographe, mais je dois avouer qu'il m'a peu servi. Et je suis toujours resté fidèle à mon carnet bleu...

Et vous, papier ou électronique? Ou autre système encore?

Photo: Flickr/Aurélien D

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15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 20:30

Tagué coup sur coup par A Girl From Earth et Bookomaton, me voilà condamné à l'agréable mission consistant à lever un coin du voile sur ma PAL, ou pile à lire pour ceux qui sont allergiques aux abréviations.

En guise de préambule, voici un bref rappel des règles - il sera utile aux suivants:

Les règles:
- Prendre en photo les romans et Cie à lire. Il peut y avoir plusieurs photos.
- Dire celui qui vous motive le plus (vous pouvez faire par genre si ça vous branche).
- Dire celui qui vous branche le moins.
- Passer le bébé à 4 personnes.

Voilà qui a le mérite d'être clair.

Je commence donc par l'iconographie de mon Manhattan livresque:

 

Voici déjà une vue d'ensemble de l'objet. On constatera que les livres ont été posés sur des tables gigognes, en piles plus ou moins bien alignées. Un réaménagement récent (mise en place d'un lit) m'a obligé à déplacer la pile du fond, celle qui reposait contre le mur et menaçait régulièrement ruine (elle s'est déjà effondrée). Devant, on reconnaît les livres de poche, répartis en trois paquets. Au fond à gauche, des livres de grand format; et le reste, ce sont les bons vieux ouvrages de taille moyenne, ni poches ni monstres à trimballer dans une valise.

L'image de droite permet de distinguer un autre élément: les ouvrages posés sur l'étagère, couchés. Il s'agit là d'un autre résultat du déménagement: certaines piles étant trop hautes, il a fallu trouver un autre moyen de stockage, plutôt que de créer un nouveau building. Même si ça ne fait pas bien mal à cette hauteur, mieux vaut éviter que des livres tombent sur le dormeur...

Et je vous en mets une troisième, en contre-plongée, parce que c'est bien plus impressionnant (à gauche). 

Vous savez donc un peu tout sur mon mode de classement (ou de nom-classement, ha-ha!) des ouvrages à lire. Les livres qui me branchent? Je travaille au coup par coup, et n'ai donc pas de réponse immédiate à donner. Quelques pistes, cependant: "Nous sommes tous des Playmobiles" de Nicolas Ancion risque de passer bientôt à la lecture, et j'ai bon espoir de me faire, cette année encore, "Les deux étendards" de Lucien Rebatet - qui doit, avec plus de mille pages au format Gallimard, être le plus gros volume de la PAL. Ce qui me branche le moins? Joker!

Enfin, il convient à présent de passer le défi à quatre autres blogueurs. Il a déjà pas mal circulé; j'espère donc que
Lost In My PAL, Yv de Lyvres, Journal d'une lectrice et Liliba seront du voyage! J'ajoute une mention spéciale à Swissbarb, qui n'a pas attendu mon signal pour parler de ses PAL!

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