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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 20:59

hebergeur imageCeux qui étaient sur Facebook dimanche soir le savent: en matière de management de pile à lire, j'ai décidé de passer à l'acte. Je l'ai signalé au moyen d'un statut suffisamment général pour ne pas trop me mouiller, et suffisamment précis pour que tout le monde sache que j'ai passé ma soirée à agiter des livres. Je me permets donc, avec ce billet (qui fait suite à toute une série), de vous faire part des essais, erreurs et trouvailles qui ont accompagné cette modeste démarche dominicale. Enfin, modeste... cinq cents bouquins à caser, quand même! Un véritable défi logistique...

 

Au départ, j'étais parti sur une idée assez précise, dont la ligne directrice aurait été l'ancienneté des ouvrages. Deux soucis, vite résolus: la date d'édition des livres de poche ne correspond pas toujours à la date de la première édition du livre. Et souvent, les livres publiés au moyen de Lulu.com sont sans date. Dans le premier cas, j'ai tranché en faveur de la date d'impression du livre. Et dans le deuxième, j'ai dû me résoudre à interroger Lulu.com, qui m'a semblé donner des dates peu plausibles: certains ouvrages me semblent traîner dans ma pile à lire depuis plus longtemps que ce qu'indique le site d'impression à la demande. Sans doute Lulu indique-t-il la date de la dernière modification par le responsable de la publication.

 

Cela m'a permis de dégager quelques tendances en faisant des tas de livres, plus ou moins grands. La première est que j'ai un retard certain sur mes lectures du vingtième siècle - date de parution ou d'impression bien sûr. En revanche, jusqu'à 2005 environ, les tas restent modestes: j'aurais pu, sans trop traîner, me faire une série de lectures "2001" avec Richard Millet en guest star, par exemple - par exemple à l'occasion d'un Read-A-Thon. Forte progression en 2006, trou en 2007, puis surreprésentation étonnante de l'année 2008... il est possible que l'année 2007 ait profité du début de ce blog et, peut-être, de ma participation à la Confrérie des 10001 pages; mais la surreprésentation de 2008 reste un mystère, d'autant plus que j'ai lu pas mal d'ouvrages de cette année-là ces derniers temps - par exemple "Emile et les menteurs" d'Alain Besançon, ou "Rater mieux" de Géraldine Barbe, dont je vous reparlerai tout bientôt. Quant aux dernières années (2010, 2011), elles étaient d'une importance certaine - mais comparable voire inférieure à 2008...

 

Irrégularités, donc. Dès lors, je me suis demandé s'il valait bien la peine de classer par année. Je me serais senti obligé, du coup, de lire les plus vieux livres, et donc à jouer un rôle de voiture-balai pas forcément génial dans la blogosphère (à propos, qui a pensé à créer un challenge "lisez les plus vieux livres de votre PAL, et faites plein de liens avec les copines et copains archéologues qui font pareil"?). Le tri était fait, mais la question logistique perdurait: j'avais plein de piles, des grandes, des petites, avec des livres de tailles diverses, et nulle part où mettre tout cela de manière convenablement ordrée. 

 

Alors j'ai changé mon fusil d'épaule, et j'ai recréé des piles en fonction de la taille des ouvrages: trois colonnes pour les poches, quatre pour les ouvrages de taille moyenne, trois pour les tout gros.

 

"C'était bien la peine, c'est toujours le bordel!", me direz-vous, non sans raison pensez-vous. Reste que l'opération présente au moins trois avantages à mon avis. Les voici - au-delà de l'indispensable dépoussiérage: 

 

  • Cela m'a permis d'éjecter quelques livres. Sont sortis de ma pile à lire les ouvrages datant d'avant l'an 2001, à quelques exceptions près (en particulier les achats récents, par exemple "Les hauts-fonds" de Sophie Avon), et les ouvrages de nature universitaire. Un livre en allemand a sauté aussi; un autre subsiste: "Sieben Inseln, sieben Krimis" de l'auteure bâloise Barbara Saladin.
  • Deux piles spécifiques se sont dégagées: la pile de la rentrée littéraire d'automne 2012 (pour le défi de Sophie  Hérisson) et la pile des écrivains de Saint-Etienne et environs, et des écrivains amis. J'essaierai de donner à ces derniers une priorité particulière.
  • Ma pile à lire repose sur trois tables gigognes depuis le début 2003. Je les ai disposées de façon espacée, afin d'assurer une visibilité maximale - et en particulier de faire en sorte que tous les titres soient lisibles. Cela, notamment en espaçant les tables et en ménageant un espace entre elles et la bibliothèque qui se trouve derrière.
  • L'exercice m'a permis de créer des piles harmonieuses et de hauteur raisonnable, susceptibles d'éviter des effondrements intempestifs. Evidemment, le côté pittoresque et foutraque disparaît...
  • Enfin, j'ai pu faire remonter des ouvrages anciens et les rendre plus accessibles; et donc, pour ainsi dire, j'ai redécouvert quelques trésors de ma pile à lire.

 

Après, j'ai eu le dos en compote, vous vous en doutez. Mais je me réjouis d'attaquer ce monstre dûment rafraîchi... et de vous faire partager mes impressions face à cette montagne de trésors livresques. Affaire à suivre, comme qui dirait!

 

Et vous, vous arrive-t-il de revoir votre pile à lire de fond en comble?

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 21:10

hebergeur imagePrécision préalable importante: je n'ai pas encore lu "La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert" de Joël Dicker. Cet article se veut donc plutôt une réflexion sur le tourbillon littéraire qu'a suscité la présence de ce roman sur les listes de papables des grands prix littéraires parisiens d'automne.

 

Ainsi donc, Joël Dicker (son site) ne sera pas le deuxième écrivain suisse romand de l'Histoire à obtenir le prix Goncourt, après Jacques Chessex en 1973 - du moins pas cette année. Les dîneurs de chez Drouant ont penché pour Jérôme Ferrari, après deux tours de scrutin. Grand bien leur fasse - mais cela éveille quelques considérations, au vu du maelström qui a agité le monde francophone des lettres ces derniers jours et ces dernières semaines, dans la foulée de la rentrée littéraire 2012. Joël Dicker a-t-il connu, aujourd'hui peu avant 13 heures, le premier échec de sa courte carrière littéraire?

 

Il n'y a pas d'échec!

Répondons d'emblée aux esprits chagrins et plumitifs imprécis qui ont titré que Joël Dicker a été "recalé", "écarté", "s'est fait doubler" au Goncourt, qui "lui aurait échappé": il n'y a eu aucun échec aujourd'hui. Ne serait-ce que parce que le rêve du doublé "Grand prix du roman de l'Académie française" - "Prix Goncourt" reste difficile d'accès. Certains pourraient dire que la littérature romande, ou l'un de ses représentants, n'a pas les reins assez solides pour assumer un si lourd honneur. Ce serait faire preuve d'un paternalisme mal placé, empreint d'une condescendance détestable - cela, même si une ombre tutélaire aussi pesante que celle d'un Jacques Chessex ne me paraît pas souhaitable.

 

Que diable, les écrivains romands ne sont pas pires que les autres! Les jurés du Goncourt ont choisi en conscience, et les remarques d'un Patrick Rambaud, certes sévères ("roman de plage"), m'ont paru, transcrites par la presse, quand même un peu constructives aussi: Joël Dicker devrait travailler mieux ses dialogues. D'autres membres de l'Académie Goncourt n'ont pas caché leur enthousiasme, à l'instar d'un certain Bernard Pivot. Tout cela signifie que la porte reste ouverte... et que c'est à l'écrivain de confirmer, dès à présent. A lui de jouer!

 

Au contraire, c'est un succès!

L'aventure Joël Dicker est d'ores et déjà un succès, que ce soit pour l'auteur lui-même ou pour les lettres romandes. Et ce, pour tout un faisceau de raisons - la première étant la placidité souriante dont Joël Dicker a fait preuve au moment de l'annonce de l'auteur primé: "Obama a été réélu, c'est le principal", a-t-il déclaré à la presse, réservant à Facebook un message philosophe: "Grâce à vous, j'ai tout gagné!". Remarqué par une critique plutôt bienveillante, l'homme a su garder la tête froide!

 

Le succès est commercial aussi: d'ores et déjà, 150000 exemplaires de "La vérité sur l'affaire Harry Quebert" ont été écoulés, un chiffre qui, à mon avis, relève du jamais vu en Suisse romande, en tout cas dans le domaine de la littérature générale. Le premier succès de cette publication aura donc été de faire vendre du livre, et aussi de faire lire, ce qui est important: les échos émanant des lecteurs de "La vérité sur l'affaire Harry Quebert" sont le plus souvent positifs, parfois nuancés, jamais franchement haineux. Enfin, chaque vente supplémentaire reste du pain bénit pour les éditeurs (L'Age d'Homme et De Fallois) aussi: autant que des sous dans le tiroir-caisse, cela représente le couronnement d'un certain travail. 

 

Un tel succès, à la fois commercial et d'estime, démontre que la littérature romande est capable de réussir un grand écart étonnant: savoir séduire la critique et le grand public, sans tomber dans la littérature de genre (dépréciée, forcément dépréciée, hélas...) ni verser dans la prose inaccessible car trop exigeante. Il y a là de quoi secouer le cocotier des lettres romands, qui privilégie trop volontiers l'âpre exigence littéraire, quitte à laisser le lecteur au bord du chemin - et à tirer fierté de la confidentialité un chouïa misérabiliste à laquelle il se condamne ainsi.

 

Succès également dans la mesure où, pendant une petite quinzaine, la Suisse romande a parlé de bouquins, rien que de bouquins, ou presque. Il en a été question à la télévision, tout le monde a vu Joël Dicker chez Ruquier, la presse en a fait ses choux gras, les articles de presse publiés en ligne ont eu leur lot de commentaires, volontiers passionnés - quitte à faire de l'écrivain genevois un "people". Autant dire que pendant une certaine période, tout un peuple a vibré pour son poulain, comme le pays peut le faire pour, euh, Roger Federer à Wimbledon. Le rapprochement n'est pas de moi, d'ailleurs, mais du journaliste Nicolas Maradan, de "La Liberté", fustigé pour avoir osé émettre des réserves...

 

Certains ont pu déclarer qu'une telle médiatisation a nui à l'auteur. Je n'en suis pas sûr: il y a six ans, "Les Bienveillantes" de Jonathan Littell ont aussi su enthousiasmer la presse et faire chauffer le buzz, ce qui n'a pas empêché l'écrivain américain de réussir le doublé. Au contraire: selon l'écrivain et chroniqueur Antoine Bueno, le prix Goncourt serait même une confirmation d'un succès et de ventes passées, plutôt que le point de départ d'un essor commercial, comme si le livre servait le prix et non l'inverse.

 

Le chemin continue!

Fin de parcours pour Joël Dicker? La remise du Goncourt à des jours meilleurs pourrait le laisser entendre - du moins à des esprits défaitistes. Il me paraît plus positif de dire que le chemin continue pour un romancier de 27 ans qui, avec "La vérité sur l'affaire Harry Quebert", a signé son deuxième (je n'ai pas écrit second...) roman. Dans l'immédiat, l'auteur est toujours sur les listes du prix Interallié, décroché en 2010 par un autre Genevois issu de la même écurie éditoriale, nommé Jean-Michel Olivier (je parlais de ses romans et ).

 

Et pour Joël Dicker, le jackpot le plus important aura sans doute résidé dans le plaisir d'écrire et dans l'occasion d'avoir pu partager ce plaisir avec tant de monde. "Le destin de Joël est lancé", précise la critique littéraire Isabelle Falconnier, par ailleurs directrice du Salon du livre de Genève. Enfin, globalement, la littérature romande tout entière sort grandie de cette aventure qui lui confère une visibilité dont elle a un cruel besoin: elle prouve ainsi que ses écrits sont capables de séduire l'incontournable forteresse parisienne et, au vu des nombreuses traductions prévues pour "La vérité sur l'affaire Harry Quebert", qu'elle est en mesure, au seuil du vingt et unième siècle, de parler au monde entier sans complexes. Pour toutes ces raisons, il est d'ores et déjà possible de dire que Joël Dicker a donné beaucoup au petit monde des lettres romand. Et qu'à l'avenir, il faudra compter avec lui.

 

Source de la photo.

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 20:56

hebergeur imageLecture, dictée, corrections, dédicaces (notamment à Didi - son chouette billet vous dira tout, photos à l'appui), visites et rencontres d'auteurs: la 27e Fête du Livre de Saint-Étienne aura été pour moi celle de la réalisation de quelques rêves et bonheurs, donc un succès dépassant mes espérances. Mais aussi, du coup, un millésime particulièrement intensif...

 

C'est au printemps qu'est née l'idée d'une soirée de lectures de textes de mon cru au bar-pub "L'Élixir" de Saint-Étienne, un établissement sympa qui propose régulièrement des animations de toute sorte. J'en avais parlé sur ce blog. Pour le coup, la soirée de lectures de jeudi (photo) a été quelque peu ternie par un orage mémorable pour les Stéphanois: les rues étaient devenues des rivières, il y a eu peu de passage devant le bar, peu de gens de sortie, donc peu d'auditeurs... Cela m'a toutefois permis de tester l'exercice, qui était une première: en particulier, passer une chanson au milieu de la lecture peut constituer une pause pratique pour se requinquer les cordes vocales avec une gorgée de thé.

 

En arrivant à la Fête du Livre le lendemain, je reçois les documents remis aux auteurs - je suis considéré comme tel puisque j'ai écrit la dictée du samedi... mais je n'ai pas d'endroit pour signer mon recueil de nouvelles, dont j'ai pris la peine d'embarquer un certain nombre d'exemplaires. Qu'à cela ne tienne: avec la complicité de Marius Daniel Popescu, écrivain suisse plein de tempérament et d'entregent, et du responsable de la librairie Quartier Latin (merci à eux!), j'ai pu trouver une petite place, d'où j'ai pu observer les pérégrinations des visiteurs et, parfois, dédicacer un exemplaire du "Noeud de l'intrigue". Rebelote le dimanche...

 

... alors que le samedi a été consacré à la dictée. Écrite par mes soins, elle portait sur les légendes urbaines - ma réinterprétation du thème de la fête: "la mémoire d'une ville" - et se caractérisait par une ambiance nocture, voire un peu glauque. Elle était bien calibrée pour l'épreuve, avec un meilleur score à une faute et demie; l'impression générale était donc à la satisfaction de ce côté aussi. Bravo à Jacques et Colette Plaine et à l'équipe de Lire à Saint-Étienne pour avoir organisé cet événement orthographique - et merci à eux pour l'accueil sympathique et amical!

 

Enfin, la Fête du Livre de Saint-Étienne ne serait pas ce qu'elle est sans les auteurs - certes moins nombreux cette année, entre autres en raison d'un changement de localisation, mais de qualité comme il se doit. Ainsi ai-je pu rappeler quelques souvenirs de dictée new-yorkais à Bernard Pivot, discuter longuement d'écriture avec Carole Fives (dont il sera question ici prochainement: j'ai lu avec bonheur son recueil de nouvelles "Quand nous serons heureux") et Cendrine Bertani (il y a des photos de la fête sur son blog), échanger des points de vue variés avec l'auteur jeunesse Lucie Félix, avec Claire Dixsaut, Marius Daniel Popescu, Alain Szelong, Mamadou Mahmoud N'Dongo, Sophie Avon, Michel Berrodier le poète à la faconde bien rodée, Gordon Zola - sans oublier de féliciter presque en direct Mohammed Aïssaoui pour son article sur Vassilis Alexakis, paru la veille dans "Le Figaro". Je pense aussi à Carole Dailly, croisée par hasard en librairie, à Sébastien Bouchery (je parlais de son roman "Raklur" il y a un peu moins d'un an), à Laurence Magaud (dont j'ai acheté le recueil de nouvelles en librairie, pensant qu'elle ne pourrait pas venir dédicacer - alors que finalement, si...), à Gulzar Joby et à bien d'autres encore. 

 

Un seul mot: à l'année prochaine! D'autant plus que je récidiverai dans la rédaction des dictées...

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 22:29

hebergeur image

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Le présent message est un avis de concours littéraire... avis aux poètes et aux écrivains! 

 

L’artiste fribourgeois Jean-Pierre Humbert lance un concours qui s’adresse à tous les écrivains, en herbe ou confirmés. S’adressant aux fines plumes francophones du monde entier, il est organisé en marge d’une exposition de ses œuvres à Rueil-Malmaison, ville jumelée à Fribourg, du 8 au 29 novembre 2012.

 

Le thème ? Les écrivains sont invités à écrire un texte s’inspirant de l’une ou l’autre (ou des deux) gravures proposées par l’artiste : « Au jour le jour » et « Passé décomposé ». Celles-ci illustrent le présent billet de blog.

 

Les textes devront être écrits en français, dans une longueur qui n’excédera pas 2000 signes. Le genre littéraire est libre : essai, poème, petite nouvelle, etc. Chaque auteur peut présenter un ou plusieurs textes.

 

Calendrier : les textes devront parvenir aux organisateurs dès à présent et avant le 20 novembre 2012, à l’adresse suivante : info@jphumbert.ch. Seul le canal électronique a été retenu pour l’envoi des textes, pour des raisons de commodité.

 

Des prix sont prévus:

 

1er prix Un séjour de deux nuits pour 2 personnes dans un hôtel de Fribourg, une visite guidée de la ville offerte par l’ Office du Tourisme, un repas surprise et une participation de CHF 200.- au frais de voyage.  

 

2e prix une gravure originale de l'artiste serbe Zeljko Dhurovic (édition contraste)

 

3e prix une gravure originale de l'artiste ukrainien Oleg Denisenko (édition contraste)

Les participants seront tenus au courant de l’issue du concours par courrier électronique ; les prix seront envoyés par voie postale.

 

Un jury composé de 4 personnalités désignera les lauréats. Ses décisions sont sans appel.

 

Pour en savoir plus, n'hésitez pas à passer faire un tour sur le site Internet de l'artiste, ici.

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 05:00

Le noeud de l'intrigueJe suis de sortie ce week-end, et mes recueils de nouvelles aussi! Plus précisément, je signerai "Le Noeud de l'intrigue" à Gruyères, durant tout le week-end, à savoir tout le samedi 7 juillet et tout le dimanche 8 juillet, à l'exception d'une heure ou deux le dimanche pour participer à la traditionnelle dictée de Louis Vial. Cette dédicace aura lieu dans le cadre de la Fête du Livre et du Papier de Gruyères, manifestation annuelle consacrée au livre ancien et moderne. Amies et amis lecteurs potentiels, vous me trouverez sur le stand des éditions La Plume Noire, tenu par Laurent Coos, écrivain au long cours. D'autres auteurs seront présents - je pense à Didier Leuenberger (à confirmer; je parle de son dernier livre ici), à Jean-Pascal Ansermoz et, sans doute, à d'autres encore.

 

Passez donc nous dire bonjour!

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 19:56

etagere1Il est possible qu'un de ces quatre matins, je ponde un billet ultra-sérieux sur les avantages et inconvénients comparés d'une bibliothèque ou d'un empilage des livres qui restent à lire chez soi. Pire: j'y gamberge à fond. Pire encore: je songe sérieusement à me fonder sur une analyse SWOT. Tous aux abris! 

 

Dans l'intervalle, je vous présente le gadget ultime pour épater les copains en leur expliquant, l'air pénétré, que votre pile à lire a une tendance à la lévitation - un peu à la manière des lits de l'épatant Seven Hotel. La photo est étrange, mais il y a un truc... en l'espèce, il s'agit d'un support en forme de livre (l'élément rouge, hé hé!) à fixer au mur, et sur lequel le lecteur compulsif anonyme peut poser tranquillement ses dernières acquisitions.

 

L'objet en question est proposé par un designer nommé "C'est mieux qu'un poisson rouge"... et c'est grâce à Topito que je l'ai découvert.

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 19:36

... je vois en effet, en ce début d'été, que je ne vais pas arriver à honorer ma lecture commune des "Frères Karamazov" de Dostoïevski à la date proposée (fin août). C'est d'autant plus gênant pour moi que c'est moi qui ai lancé ce projet; toutes mes excuses, donc, à les personnes qui se sont lancées dans cette longue lecture! Mon été sera consacré à des partenariats, mais aussi, je l'espère, aux avant-premières liées à la rituelle rentrée littéraire. Fort de ce constat, c'est donc la mine piteuse (attention, contrepèterie!) que je me vois, la mort dans l'âme (attention, pas de contrepèterie!) obligé de déclarer forfait. Je souhaite cependant bonne lecture à celles et ceux qui se sont lancés sous l'impulsion de ma proposition.

 

Et il va de soi, d'une manière plus générale, que le Défi des Mille continue.

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 21:17

hebergeur imageEt si l'on faisait des piles à lire spécialisées en plus de la pile à lire officielle?

 

C'est un peu ma pratique, essentiellement pour les ouvrages lus en partenariat, service de presse et assimilés, selon le deal plus ou moins exprimé "Un livre gratuit contre une chronique". L'habitude est née d'un état de fait bien connu: ma pile à lire "officielle" va bientôt crever le plafond et, si j'y ajoute ce genre d'ouvrage, ils seront vite perdus. Rédhibitoire, surtout si une échéance est fixée pour de tels livres! Résultat: ils se trouvent à main gauche, sur mon bureau. Avantage supplémentaire: cela me permet de garder un oeil sur le nombre d'ouvrages ainsi reçus et à chroniquer, et donc m'empêche d'être (trop) débordé.

 

Une autre raison pourrait me pousser à créer une pile spécifique du même genre: ce serait une pile des auteurs amis - côtoyés sur des forums avant une rencontre en vrai, ou rencontrés dans un cadre qui dépasse la seule dédicace. Cela me permettrait d'accorder à ces ouvrages une certaine priorité, en les laissant bien en vue. Je n'ai pas encore procédé, je suis un bien mauvais ami d'auteurs et d'écrivains... mais j'ai bien l'intention que ça change. Affaire à suivre!

 

Enfin, il existe une troisième raison de garder des ouvrages à part: c'est leur lien immédiat à l'actualité - certains lecteurs sont friands de ces livres qui touchent à l'actualité immédiate, quick books et autres essais à l'éphémère longévité. L'intérêt pour les affaires Clearstream était compréhensible à l'époque où elles ont éclaté (cf. "Révélation$" de Denis Robert et Ernest Backes, pour ne citer que le premier ouvrage paru sur le sujet), mais font aujourd'hui figure de vieilles lunes. Bref, des ouvrages à lire vite, avant qu'ils ne soient périmés. Alors qu'un roman peut, comme le bon vin, se garder quelque temps.

 

Piles à lire spécialisées? Le point commun d'une telle approche sera donc la relative urgence de la lecture. Celle-ci naît du contenu du texte, de la volonté d'un geste amical de lecteur ou des impératifs liés aux partenariats. On peut encore concevoir, dans des circonstances similaires, qu'une personne qui étudie va se constituer une petite (ou moins petite) pile de livres destinés à sa formation. Qualité du système: il permet de donner à certains ouvrages une priorité de lecture et de ne pas les perdre de vue dans une pile de trop grande taille. Inconvénient: on finit effectivement par avoir des livres partout - qui a dit que les piles à lire se développaient par essaimage, comme les abeilles?

 

Illustration: Claude Venard (1913-2000), Composition au livre et aux pinceaux. Source.

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 20:42

hebergeur imageDonner des prénoms aux neuf gratte-ciel qui constituent ma pile à lire, comme proposé dans un premier billet, est un exercice sympathique mais peu efficace pour gérer vraiment un stock d'ouvrages qui dépasse, depuis peu (et de peu, allez...) les 500 volumes. Dès lors, je me gratte la tête pour trouver de meilleures solutions permettant d'éviter que certains ouvrages s'encroûtent. Le problème du système actuel, en effet, c'est que je tape toujours (ou presque) dans les ouvrages du haut, donc les plus récents. Un phénomène encore accru par la peur de voir l'édifice s'effondrer sur ma tête si je m'aventure plus bas!

 

L'idée m'est donc venue de classer plutôt les ouvrages par date. Date d'entrée dans la pile à lire? Difficile: il n'est pas forcément évident de dater une acquisition, et ma pile à lire a quand même une vingtaine d'années dans les pattes. L'idéal serait, dès lors, d'empiler verticalement les ouvrages en fonction d'une date d'impression, en groupant les années par un certain nombre, d'autant plus grand (j'espère!) que les années sont anciennes - je dois avoir un vieux Gide dans la pile, il sera bien seul à remonter à la première moitié du vingtième siècle (1). Le tout, en faisant en sorte qu'il y ait autant d'"Empire State Buildings" qu'à présent, ou un de plus - espace oblige.

 

Petit souci: la taille des ouvrages. Un ensemble de piles conçu selon la taille des ouvrages présente l'avantage de l'homogénéité en matière de dimensions, donc peut-être de stabilité. Un tri en fonction des années devrait dès lors déterminer des piles larges à la base (les formats best-seller) et petites vers le haut (les poches). Gageons qu'en faisant ainsi, les gratte-ciel vont prendre des allures de ziggourats mésopotamiennes, ce qui ne serait pas déplaisant après des années de Manhattan. Défaut du système: globalement, ce seront les livres de poche qui seront favorisés au moment du choix. Quoique...

 

... mais avantage, compte tenu d'un système qui privilégie l'empilage: il va être possible de mieux tenir compte de l'ancienneté des livres en vue des lectures. Et de redécouvrir quelques trésors un peu oubliés à l'ombre des gratte-ciel, ou devenus inaccessibles.Bon, du coup, ce sont les nouveautés qui vont devoir attendre...

 

J'y réfléchis encore...

 

(1) A propos, tiens, une idée de défi: lire des livres qui datent du siècle dernier, dans leur édition originale (genre "les stars de la rentrée littéraire 1974")... à creuser - avis lancé aux amateurs de librairies d'occasion!

 

Source de l'illustration.

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 20:00

nullSuite et fin! Ce questionnaire m'aura amené à faire quelques réflexions sur ce que devrait être la littérature (à propos, la jeune femme de la photo semble encore s'interroger... source!).    

  •  
    • 7. Les romans à gros tirages et gros succès (romans populaires) peuvent-ils être considérés comme de l’art? Pourquoi?

Euh oui, pourquoi pas ? Il est faux de considérer que le succès commercial est suspect, de même qu’il est faux d’estimer qu’une diffusion confidentielle est forcément une preuve de génie supérieur. L’art naît d’une démarche étrangère au succès commercial ; mais si celui-ci est au rendez-vous, c’est tout bénéfice pour l’auteur, l’éditeur et tous les acteurs de la chaîne du livre. Mais le texte n’en sera pas moins bon pour autant. Et certains auteurs, aujourd’hui des classiques, ont su rallier jadis et naguère les suffrages du grand public et de la critique.

Tout au plus pourrait-on dire que les lecteurs avides d’exclusivités rares vont bouder les gros succès commerciaux par crainte de ressembler à Monsieur Tout-le-Monde, quitte à passer à côté de belles choses. Des éditeurs jouent de ce sentiment d’être un « happy few » en se positionnant comme découvreurs de talents élitaires, expérimentaux, etc., entre autres en optant pour des couvertures austères qui font vachement sérieux - je pense à Verticales ou à Minuit - qui ont aussi, certes, des auteurs dont on dit communément qu'ils sortent du lot (Alain Robbe-Grillet ou Jean Echenoz pour Minuit, François Bégaudeau pour Verticales).  

  •  
    • 8. Avez-vous déjà apprécié un mauvais livre? Lequel et pourquoi? – En avez vous éprouvé de la gêne?

Euh, c’est quoi un mauvais livre ? Il m’est arrivé d’apprécier des livres qu’il est de bon ton de décrier, entre autres dans le domaine de la chick lit (« Le diable s’habille en Prada » de Lauren Weisberger constitue par exemple une radiographie stupéfiante de la société new-yorkaise) ou de la littérature de gare. Je ne vais pas bouder mon plaisir…

  •  
    • 11. Avez-vous déjà déprécié un bon livre? Lequel et pourquoi?

On a beaucoup dit que Carlos Ruiz Zafón écrivait de bons livres. Et je me suis profondément ennuyé avec « Le Jeu de l’ange »… à tous les niveaux d’ailleurs : intellectuellement faible parce qu’il use de ficelles trop souvent rabâchées, ennuyeux pour les tripes parce que j’ai eu l’impression, vers la page 200 (sur 600), que l’auteur avait tout dit.

De même, Amélie Nothomb et Virginie Despentes m’insupportent – et ce n’est pas faute d’avoir essayé, plutôt trois ou quatre fois qu’une pour chacune d’elles; mais c'est un ressenti parfaitement personnel. Cela dit, force est de constater que chez Despentes au moins, il y a un vrai style, une vraie personnalité... au service d'un propos qui peut déranger, ce qui est un signe d'excellence. Cela, alors qu'Amélie Nothomb me paraît se livrer, ouvrage après ouvrage, à des jeux intellectuels fort beaux, mais un peu creux.

  •  
    • 12. Les prix littéraires récompensent-ils vraiment de bons livres?

Ils récompensent souvent des écrivains issus grands éditeurs. Ces derniers ont une puissance de lobbying dont les petits ne disposent pas forcément et qui vient s’ajouter au professionnalisme présidant à la production d’un livre : travail conjoint sur le texte entre l’éditeur et l’auteur, mise en place, capacité d’approcher la presse et les acteurs clés, etc. Mais cela ne veut pas dire que les livres primés sont forcément mauvais parce qu'ils sont plus visibles. Simplement, à texte égal, certains prix auront tendance à favoriser les grosses machines éditoriales, qui occupent mieux l’espace. Evidemment, je pense là aux grands prix littéraires parisiens d’automne, ceux qui font vendre massivement.

Les prix littéraires d’un niveau plus modeste sont-ils plus « purs » ? Récompensent-ils toujours les meilleurs livres ? La question est ouverte – on peut penser au copinage rendu plus facile, parfois, par la proximité accrue, quasi consanguine, entre le jury et les auteurs ; on peut songer à l’influence de la presse ou de l’image positive (plus ou moins usurpée) que renvoie un auteur déjà connu et qui « mérite un prix parce que tout le monde l’aime bien », etc.

Bref, quel jury peut se vanter d’être indépendant à 200%, pour ne distinguer que les meilleurs livres, et pas ceux qu’on lui a dit de récompenser ?

  •  
    • 13. Seriez-vous disposé à catégoriser la littérature en d’autres termes que bonne/mauvaise? Que vous évoque cette distinction : Littérature de l’esprit et littérature du cœur? La trouvez-vous préférable/juste?

Pour être vicieux, je pourrais dire qu’il n’est qu’une seule littérature : celle qui est à la fois du cœur et de l’esprit… et même de l’âme.

  •  
    • 14. Théoriciens vs opinion publique : si l’un des deux à tort, cela signifie-t-il que l’autre a raison?

Non, parce que leur mode de réflexion et d’action est radicalement différent. Et c’est très bien ainsi.

Je passe sur les questions 9 et 10, la formulation plus contrastée, moins consensuelle a priori, des questions 8 et 11 m'ayant paru plus intéressante à creuser.

Et vous, qu'en dites-vous?

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