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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 20:55

Pas très inspiré ce soir, mais Lili Lectrice m'a soufflé une idée sympathique: dresser mon portrait chinois à partir de titres de livres. Je vais donc me livrer à ce petit jeu - et invite tout un chacun à m'imiter: c'est révélateur et sympathique. Est-ce un tag? Dans ce cas, je renonce à désigner des repreneurs: sans doute suis-je le dernier à m'y livrer... dans le cas contraire, n'hésitez pas à vous y mettre. 

Note préliminaire: je cite ici des romans en raison de leur titre, mais je ne les ai pas tous lus.  

Décris-toi : (voir ci-dessous)
Ton état d'esprit : C'est beau une ville la nuit, de Richard Bohringer
La condition actuelle de ton âme : Personnages désespérés, de Paula Fox
Décris là où tu vis actuellement : L'immeuble Yacoubian, de Alaa al-Aswani
Si tu pouvais aller n'importe où, où irais-tu ?
Le pire voyage au monde, d'Apsley Cherry-Garrard
Ton moyen de transport préféré : La Cadillac blanche de Bernard Pivot, d'Alain Beaulieu (si si, ça existe)
Ton / ta meilleur(e) ami(e) : Le Beaujolais nouveau est arrivé, de René Fallet
Toi et tes amis, vous êtes : Electrons libres, de James Flint
La météo du jour : Un rude hiver, de Raymond Queneau
Ton moment préféré de la journée : Plop! de Pierre Charras (si vous aviez vu la couverture du livre...)
Ta conception de la vie : Chroniques de l'oiseau à ressort, de Haruki Murakami (hé hé!) ou Vodka, dollars et gueule de bois de Alex Slapovski (hé hé! à nouveau)
Ta peur : Rater mieux, de Géraldine Barbe
Le meilleur conseil à donner : Il ne faut jurer de rien, d'Alfred de Musset (dans la version du film avec Gérard Jugnot)
Ta pensée du jour : Au-delà de cette limite, votre ticket n'est plus valable, de Romain Gary
Comment aimerais-tu mourir ? Mort dans l'après-midi, d'Ernest Hemingway

Et pour répondre à "Décris-toi", plutôt qu'un titre de livre, quelques vers de Jules Laforgue:

Je ne suis qu'un viveur lunaire
Qui fait des ronds dans des bassins
Et cela, sans autre dessein
Que de devenir un légendaire.

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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 20:22

D'abord un élément que je concède volontiers: se balader virtuellement dans les rues de Paris grâce à Google Street View est un plaisir. Jeter un coup d'oeil à la devanture de l'hôtel que l'on convoite à Grenoble, pareil. Mais le système pèche sur élément considéré comme important par pas mal de gens: la protection de la sphère privée. On a longtemps glosé sur les personnes filmées par Google dans des postures incommodes (par exemple en train de vomir leur cuite de la veille... beurk!); mais un ou deux témoignages montrent l'ampleur de la question. Je vous en fais brièvement part ici.

Première expérience, parfaitement personnelle: après avoir tourné autour du rond-point de la Place de l'Etoile à Paris, j'ai décidé de tester le système un peu plus avant. Pour ce faire, je l'ai envoyé me chercher la Rue Primatice, venelle du treizième arrondissement de la Ville-Lumière. Ping: en quelques secondes, j'ai une perspective plongeante, imprenable, sur l'endroit. Je cible mon affaire, en saisissant l'adresse exacte d'une librairie d'extrême-droite (voilà, c'est dit... j'ai un drôle de fichier parisien), qui a ses locaux au numéro dix. Le premier enseignement, c'est que la librairie a une jolie devanture, et que Google Street View permettrait presque de lire les titres des livres exposés en vitrine. En plus, c'est juste à côté d'un restaurant asiatique. Joli coin! Plus étrange cependant: la présence d'un monsieur plutôt bien habillé (complet noir, cravate assortie) droit devant la librairie, le visage assez reconnaissable (de profil tendance trois quarts dos, mais quand même) pour que je reconnaisse qu'il ne s'agit pas du libraire (qui a sa photo sur le site de la librairie; la calvitie des deux hommes n'a pas la même configuration...). Des idées, je ne discuterai pas ici, ni dans les commentaires; mais est-ce que cet homme souhaitait vraiment être vu ici? Si ça se trouve, c'est un élu d'extrême-gauche... ou un fin gastronome qui n'a pas envie qu'on sache qu'il fréquente les restaurants chinois parisiens. Dans tous les cas, je l'invite à râler auprès de Google Street View, s'il passe par ici (après tout, s'il fréquente les venelles parisiennes, il fréquente peut-être aussi celles du Web, non?)

Dans le même registre et dans la même ville, je serais curieux de voir la tête des touristes à la Rue de La Harpe... - Test effectué: les visages des clients attablés en terrasse à la Petite Hostellerie sont bien floutés. Même s'ils ont l'air de bien s'amuser... et qu'on peut distinguer ce qu'ils mangent et boivent.

Seconde expérience, livrée par le journal fribourgeois "
La Liberté". Là, ça se corse, parce que le bonhomme en question est flouté... mais quand même reconnaissable: il s'agit d'Hubert Audriaz, artiste et animateur de la cité, qui a obtenu, comme récompense pour les services rendus, de pouvoir circuler en vélomoteur sans casque (alors que celui-ci est obligatoire dans toute la Suisse - c'est la loi!). Malgré le floutage, on reconnaît sa tignasse qui flotte au vent, alors qu'il est intégré au trafic de la ville de Fribourg. Hubert Audriaz serait-il donc la star locale qui résiste au floutage? Son profil est en tout cas si célèbre qu'il met Google Street View en défaut...

Floutage, respect de la vie privée? Ca dépend où l'on place ses limites, et les deux exemples mentionnés démontrent la diversité des cas qui se présentent. A ce régime, on pourrait même imaginer un homme (ou une femme) qui découvre par ce biais que son/sa conjoint/e le/la trompe. Big Brother? Pour le moment, c'est potentiellement un peu ça; espérons que les concepteurs trouveront une solution à ce genre de situation malencontreuse.

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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 20:41

... comme promis, encore quelques idées de tours pour vos vacances!

Ceux qui aiment les îles et ne craignent pas l'isolement absolu opteront peut-être pour Sealand, une île d'un genre un
peu particulier. Ancienne plate-forme militaire située au large des côtes anglaises, elle a été "colonisée" par Roy Bates dès 1966: cet ancien militaire s'est renseigné et a découvert que rien ne s'opposait à la création d'une micronation par là-bas. Résultat: Sealand est un pays autoproclamé, géré à la manière d'une principauté, pas du tout reconnu, peuplé de cinq habitants les bons jours, imprimant ses timbres-poste, disposant même de sa propre équipe de football: dans les matches internationaux, l'île est représentée par l'équipe locale danoise de Westbjerg (on note une cuisante défaite 6-1 lors d'un match contre Chypre en 2006, et un match nul 2-2 contre la Tchéquie en 2004; à ce jour, l'équipe de Sealand n'a jamais gagné en match international). Pour les plus riches de mes lecteurs, je signale enfin que Sealand était à vendre il y a une couple d'années; peut-être est-ce encore le cas. Il faudra aligner environ un milliard de francs suisses...  

Les amoureux des terres australes qui ont quelques économies opteront pour une croisière à bord du Marion Dufresne, navire qui dessert les Terres australes et antarctiques françaises. Il est conçu pour faire route dans des mers hostiles, voire extrêmes, et jouit même d'un certain confort. Le Marion Dufresne dessert les Iles Eparses, l'Antarctique et les Iles australes; gageons que les voyageurs au coeur d'aventurier qui s'y risqueront vont découvrir des manchots, des gorfous macaronis au caractère détestable (paraît-il) et autres oiseaux rares et curieux! Si vous choisissez bien votre date de voyage, peut-être pourrez-vous admirer les crèches de manchots...

Bon voyage, donc!

Photos: Flickr.

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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 22:27

Il est très probable (et je vous comprends parfaitement) que vous soyez encore à la recherche d'une destination de vacances un peu moins convenue que Rimini, les Maldives ou les Baléares. Il n'y a pas que la plage, dans la vie! Comme la maison Fattorius ne recule devant aucun sacrifice, elle s'est amusée à rechercher quelques destinations un peu plus audacieuses, originales, onéreuses, rêveuses... ou tout ça à la fois.

D'abord, Ben Southall se sent un peu seul! Ben Southall? Rappelez-vous: ce jeune homme a eu l'insigne honneur de décrocher
le job le plus cool du monde. Payé à assurer la promotion de la barrière de corail en tenant un blog et en nettoyant la piscine, il s'est aperçu qu'il avait besoin de renfort pour assurer la couverture de ce qui se passe sur les îles adjacentes, partant du constat qu'en six mois, il n'aurait jamais le temps de glander tout faire. Résultat: le service des ressources humaines qui est à l'origine du plus chouette job du monde est à présent à la recherche de quatre bénévoles, auxquel(le)s il est disposé à offrir les vacances les plus formidables qui soient. Sans salaire, il ne faut pas déconner quand même, mais à partir du moment où c'est sans bourse délier, ça mérite d'être étudié...

Sinon, le billet de
Cécile de quoi de 9 a incité pas mal de monde à rêver à ce qu'il ferait s'il décrochait un million au Loto. C'est là que Cynthia a évoqué la possibilité offerte par Safrans du Monde d'organiser un tour du Nouveau Monde durant tout un automne, avec l'Orient-Express. Pas de crime là-dedans, mais rien que du bonheur: Venise, la Floride, Buenos Aires, l'Afrique du Sud, le tout dans les meilleurs hôtels qui soient, avec de belles visites. A noter qu'autrefois, l'organisation proposait même un tour du monde en quarante jours. Le prix? Cinquante mille... francs suisses? Non, euros. Coiffeur et bons breuvages non compris, bien sûr. Quand on parle de luxe, ça ne rigole plus...

D'autres idées demain...

Sources:
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5h3rC26-Ttzl7_TifAZ2xoNXjSeXw
Autres sources: http://www.safransdumonde.com/orient-express/introduction.php

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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 20:54

... je ne parle naturellement pas des bêtes politiques qui nous gouvernent, mais bien des animaux de nos contrées, quadrupèdes ou bipèdes aux comportements parfois étonnants, gênants, humains, bestiaux, insolites souvent! Il y a eu de quoi rigoler ces derniers temps. En voici quelques exemples, pour un billet un peu plus léger que d'habitude:

Blaireau bourré: l'histoire se passe en Allemagne. Un automobiliste a interpellé la police de Goslar pour ramasser un cadavre de blaireau sur la route. Or, l'animal était bien vivant... et cuvait tranquillement sa biture sur le bitume. Biture? Il s'agissait plutôt d'une orgie de cerises trop mûres qui ont fini par fermenter. Les policiers ont poussé le blaireau dans le caniveau afin qu'il reprenne tranquillement ses esprits... "Il n'a pas été possible immédiatement d'établir si son état avait été provoqué par des problèmes conjugaux", conclut le communiqué de presse de la police, qui s'est un peu laissée aller sur ce coup-ci, mais rappelle qu'on trouve facilement, en été, des animaux ivres après avoir ingéré trop de fruits. Non distillés, bien sûr.

Les dents de la mer... version suisse: qu'on se rassure: il n'y a pas encore de requins dans les lacs suisses, et tout le monde sait que les sandres ne s'attaquent pas à l'homme. Le problème, c'est que les sandres, eux, ne le savent pas - ou du moins l'un d'entre eux, qui a dû faire l'école buissonnière le jour où il était supposé découvrir son régime alimentaire. Résultat: six baigneurs du Lac Majeur se sont fait agresser par un de ces poissons, long de 70 centimètres, pesant huit kilos. Deux baigneurs ont même fini aux urgences, terrassés par les morsures... Une fois de plus, c'est la police qui s'est occupée du cas; elle soupçonne un dérèglement comportemental d'origine hormonale. Les touristes ont, comme de bien entendu, fait un sort à l'animal. Avec du citron, dans une assiette. 

Traducteur pour chiens: les Japonais auraient mis au point un système permettant de traduire en mots humains ce qu'aboie un chien, en mettant l'accent sur les émotions. L'appareil prévoit un micro qui se fixe sur le collier du chien et d'un talkie-walkie pour le propriétaire. Quelques phrases sont préenregistrées. Prix? 140 euros. Il paraît que ce modèle est plus perfectionné qu'un objet antérieur, vieux de sept ans. Gageons que ceux qui connaissent bien leur Médor à eux n'ont pas besoin d'un tel gadget pour le comprendre.

Jeu de l'avion: la compagnie aérienne américaine domestique Pet Airways a effectué son premier vol le 17 juillet dernier. Particularité? Elle transporte les animaux de compagnie, pris en charge par le personnel de bord. Des lounges au sol sont également prévus pour ces compagnons. L'histoire ne dit pas, cependant, si les oiseaux sont admis à bord. Et elle ne dit pas non plus si ces vols ont été retardés pour cause de tortues sur les pistes de l'aéroport JFK, à New York.

Sources:
http://www.geocities.com/infomali/info/insolite.htm
http://news.autoplus.fr/news/1220289/Blaireau-Allemagne-police-alcoolemie-incident-routier
et d'autres...

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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 17:04

... rien à voir avec le personnage de Mamasac, créé par la nouvelliste suisse Paule Mangeat, publiée par Cousu Mouche!

Plus prosaïquement, je suis rentré de Saint-Etienne, l'automne dernier, avec un cadeau assez original - dont je vais vous raconter l'histoire. Il faut savoir, avant de commencer, que je suis un client régulier des coiffeurs français, stéphanois et guérétois, parce qu'ils sont sensiblement moins chers que les coiffeurs suisses. Donc, mes excursions sont aussi un prétexte pour livrer ma tête aux mains expertes des figaros. En octobre dernier, à Saint-Etienne, je suis tombé sur un bonhomme particulièrement avantageux et disert... et souple, qui plus est: malgré l'heure tardive, il m'a pris le soir même.

Ainsi fut fait: six mois de cheveux sont tombés sur le carrelage de son établissement, situé à peu près en face du Soggy Bottom, bar à bière à la mode à Saint-Etienne (celles et ceux qui sont du coin connaissent, fatalement...)

Après son travail, le figaro (qui s'honore d'une clientèle qui compte: il s'est occupé, entre autres, des cheveux de Piem, dessinateur connu et père de Barrigue) me propose de participer à une tombola organisée par les commerçants de Saint-Etienne et des environs, à l'enseigne de "A deux pas". Le prix principal était fort intéressant, pour moi et pour lui: il s'agissait d'un voyage - et si je le gagnais, le commerçant partait également en voyage. Que des heureux, donc, dans cette affaire!

Neuf mois après cette affaire, force m'est de constater que je n'ai pas gagné le voyage de rêve. Peut-être qu'un autre client a pris l'avion avec le coiffeur!? En tout état de cause, au terme de l'ouvrage du coiffeur, j'ai remporté le prix immédiat du concours: un sac de grandes dimensions marqué "A deux pas", de couleur verte, avec des feuilles et des traces pas comme décoration (illustration). Il m'a servi, pour la première fois, pour ramener les innombrables ouvrages que j'ai glanés à l'occasion de la Fête du Livre de Saint-Etienne (et je confirme: le sac supporte un nombre certain de livres!). Et il a refait surface, ces derniers jours, lorsque mon épouse a dû ramener des livres à la bibliothèque.

Reste que la campagne de publicité, très générale, portait cependant sur le commerce de proximité à Saint-Etienne et Montbrison. Tout cela est bien loin de Fribourg... et si quelqu'un, ici en Suisse, s'avisait de demander de quelle proximité il s'agit, la réponse risque de le dérouter! Sans aucun doute est-elle comprise au sens très large...

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 21:38

Dès qu'on est planté face à un PC, on est tenté d'aller voir sur Internet si l'on s'y trouve. Et les séances de surf en roue libre permettent des découvertes intéressantes, sympathiques, utiles même. Je me permets donc de vous faire part de deux sites qui, ces derniers jours, m'ont particulièrement accroché. Il n'y a aucun lien entre eux, si ce n'est mon intérêt... et des points communs que je ne soupçonne pas - ou que, peut-être, vous devinerez vous-mêmes (la chasse aux suggestions est ouverte, lâchez vos commentaires...).

Le premier est le blog d'Ophélie, présent à l'adresse http://www.phelie.fr. Sa spécialité? Tout pour la danse... donc quelque chose qui peut intéresser tout un chacun. Le blog que propose cette jeune passionnée publie des vidéos, des descriptions d'habits de danse réalisés par les soins de la blogueuse, ainsi que quelques aperçus sur le sujet, conçu dans son sens le plus large (compétition, danses orientales, etc.), dévoilés par une personne qui s'y connaît - sequins et strass, tissus et danses standard, plus rien n'a de secrets pour elle. Et pour ne rien gâter, le visuel du blog est élégant!

Le second, un site web au sens traditionnel du terme, plein de PHP et de trucs du genre, est MMMM! (http://mmmm.free.fr). Comme son nom l'indique, il est consacré aux bonnes choses de la table. Plus précisément, il a pour ambition de recenser les restaurants d'ici et d'ailleurs, et vous invite même à cette mission quasi encyclopédique (il n'y a aucune limite géographique, vous y trouverez même de bonnes adresses au Sénégal...). J'ai moi-même déjà posté quelques commentaires. Doté d'un moteur de recherche, ce site vous permettra, on n'en doute pas, de trouver une bonne table près de chez vous... ou de votre lieu de vacances - avec un accent sur Paris, les tenanciers étant apparemment parisiens.

Alors... plateau de danse ou plateau de fromages? A vous de choisir... ou pas!

Illustrations: photo puisée chez
http://www.phelie.fr ; projet de logo pour mmmm!

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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 21:19

Et vous avez dit "société du spectacle"? A coup sûr, Ben Southall ne pourra en aucun cas se plaindre de n'avoir jamais obtenu son quart d'heure de gloire, promis par Andy Warhol. Le bonhomme vient en effet de décrocher le job le plus enviable du monde: gagner en six mois plus que ce que je gagne en un an, pour traîner sur les plages de la Barrière de Corail et tenir un blog. J'aurais volontiers postulé pour le "meilleur job du monde", mais entre mon anglais correct sans plus et mes carences en plongée sous-marine, je n'aurais pas fait le poids face à la concurrence. Sous le nom de code "Island Reef Job", en effet, l'office du tourisme du Queensland a reçu 34000 CV - un chiffre sans doute dopé non seulement par l'attrait du travail proposé, mais aussi par la crise et son cortège de mises à la porte. Et sans doute un cauchemar pour le personnel RH de l'employeur - je serais curieux de savoir comment un travail de dépouillage des offres d'une telle ampleur a été accompli.

Et qui est Ben Southall? Sans doute un gars qui mérite le plus chouette job du monde. Mais encore? Agé de 34 ans, il est anglais - donc pas de problème de langue. Actif dans le secteur caritatif dans son pays, il entrera en fonctions le 1er juillet. Scientifique, Ben Southall est allé jouer les guides en Afrique, avant d'occuper des postes de manager dans le domaine caritatif en Angleterre. Marathon, tour de l'Afrique en Range Rover, escalade, rien ne lui fait peur. Le bonhomme n'a pas hésité à se vendre, au sens le plus commercial du terme, envoyant une vidéo où on le voit plonger dans un lac glacé, chevaucher une autruche, embrasser un guépard, etc. Bref, un aventurier-né, un profil sympa!

Il s'est imposé face à seize finalistes, dont un Français, Benoît Henry, qui reconnaît que le gagnant de l'opération est l'homme de la situation. Le T-Shirt que Ben Southall arbore sur les photos officielles démontre un truc: au-delà de la mise au concours, c'est une formidable opération de marketing RH et touristique que l'office du tourisme du Queensland a ainsi lancée. Ben Southall est finalement secondaire, dans toute cette opération, et son confortable salaire est finalement anecdotique si l'on considère, de manière finalemetn assez réaliste, que cela va attirer des voyageurs dans la région. Une projection réaliste: pendant des mois, on n'a parlé que de ce job. L'employeur s'est du reste montré sous son meilleur jour face au dernier carré de candidats, paraît-il. Selon Le Figaro, l'opération équivaut à ce qu'aurait pu apporter une opération marketing devisée à 110 millions de dollars... avec une mise de fonds de 250000 dollars seulement.

Merci qui? Merci la crise!

P.-S.: je ne peux résister à l'envie de citer Cyrille Vanlerberghe, correspondant londonien du Figaro, qui épluche avec humour le cahier des charges de Ben Southall: "Sa responsabilité, décrite avec un humour typiquement australien sur sa fiche d'emploi, consiste à «nourrir les poissons (il y a plus de 1 500 espèces vivant dans la Grande Barrière de Corail, mais vous n'aurez pas besoin de tous les nourrir), nettoyer la piscine (elle a un filtre automatique, le corail) et prendre le courrier (vous aurez du temps libre, alors pourquoi ne pas rejoindre le service de poste aérienne pour une journée, vous aurez une vue imprenable sur les îles et les récifs).»"

Photo:
http://assets.nydailynews.com/img/2009/05/07/alg_best_job.jpg
Article du Figaro: http://www.lefigaro.fr/international/2009/05/07/01003-20090507ARTFIG00362-un-anglais-a-le-meilleur-job-du-monde-.php

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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 21:16

Une facebookonaute risque de se souvenir longtemps de s'être aventurée sur le site de réseautage le plus fameux du monde depuis chez elle, un jour où elle était malade: une semaine après sa journée de congé maladie, le chef la convoque dans son bureau et la licencie sans ménagement. Motif? Si elle peut surfer sur Facebook, c'est qu'elle n'est pas si malade que ça... et aurait bien pu se rendre au travail. L'affaire s'est déroulée à Bâle (Suisse), et a fait la une du gratuit "20 minutes" de ce jour. Le genre de sujet dont ce type de journal est friand...

 

... mais l'affaire pose plusieurs questions. On la rapprochera volontiers du cas, relaté par Sébastien Fanti dans son ouvrage "Alcatraz numérique" (qui sort ces jours chez l'éditeur veveysan Xenia), du bonhomme qui prend un congé maladie pour cuver un lendemain d'hier mal assumé... et s'en vante dans son statut, également depuis chez lui. Le patron, ou une bonne âme aux tendances mouchardes, et hop: viré sans façons. Le réseau social serait-il un réseau d'espionnage? Le juriste valaisan Sébastien Fanti l'affirme, et avance même, dans une interview accordée à "L'Illustré", que des espions de métier rôdent. Bref, Facebook implique de repenser sa sphère privée, c'est le moins qu'on puisse dire!

Une différence, cependant, sépare ces deux cas. Le second relève d'un mensonge: pour se relever d'une gueule de bois (donc d'un comportement peu responsable la veille), le bonhomme prend un congé maladie et ment donc à son employeur, délibérément. Et pour couronner le tout, il s'en vante publiquement - autant dire qu'il prend son chef pour un imbécile. Le second cas, lui, est plus tendancieux, et "20 minutes", pour une fois correct d'un point de vue journalistique, propose l'analyse d'un expert bâlois, Matthias Häuptli, spécialiste du droit du travail. Sa position est en effet un rien différente de celle de l'employeur: il considère qu'après tout, surfer sur Internet n'est pas forcément impossible à une personne que la maladie peut par ailleurs rendre inapte à aller au travail. On le comprend: un bonhomme qui a la jambe cassée a certes besoin de repos, mais il n'est pas non plus obligé de regarder les mouches voler depuis son lit! L'expert conclut en déclarant que surfer sur Internet, c'est finalement comme lire le journal. Est-ce interdit aux malades?

A l'heure où les entreprises considèrent Facebook d'un oeil suspicieux, voire en bloquent l'accès à leur personnel, on peut par ailleurs s'interroger sur le procédé consistant à espionner le personnel - des soupçons existent dans le cas bâlois. Est-ce que ce suivi est effectué dans le cadre du travail? Les décideurs seraient alors un peu plus égaux que leurs collaborateurs face aux outils informatiques.

Moralité? Faites gaffe quand même... Big Face Is Watching You!

Sébastien Fanti, Alcatraz numérique, Vevey, Xenia, 2009.

Photo:
http://www.trend-setter.com. Et lui, fréquente-t-il Facebook quand il est malade?

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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 23:00

... pour vous souhaiter, à vous visiteurs réguliers ou surfeurs de passage, de joyeuses et saintes fêtes de Pâques! A bientôt pour de nouvelles lectures et de nouvelles histoires - l'actualité en sera prodigue. Peut-être même qu'on en trouve dans les oeufs...

Passez de belles journées!

Photo: Flickr/Nikolas Ernult. Koulitch, gâteau traditionnel russe de Pâques.

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