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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 20:50

hebergeur imageCeux qui me connaissent savent que je suis un fidèle de la Fête du Livre de Saint-Étienne. Cette fidélité à la ville et à la fête me permet de vous annoncer que je ferai une lecture de mes textes dans la capitale ligérienne, en marge de l'incontournable événement livresque.

 

Cette manifestation aura lieu au bar-pub L'Élixir, 12 rue François Gillet, 42000 Saint-Étienne (Loire), le jeudi 11 octobre à 18 heures 30. 

 

Le menu? À mes auditeurs, je proposerai des nouvelles rares ou connues et des poèmes classiques inédits de mon cru. J'invite donc cordialement tous mes lecteurs stéphanois et ligériens (au sens le plus large) à passer faire un tour à ce moment de littérature. Il est à noter que l'événement sera historique, puisque ce sera la première fois qu'une lecture publique sera consacrée à mes textes seuls. Les plus enthousiastes pourront, à cette occasion, se procurer mon recueil de nouvelles "Le Noeud de l'intrigue". Avec une dédicace, naturellement...

 

Je remercie du fond du coeur Jennifer, patronne du bar-pub L'Élixir (un chouette endroit, et c'est peu de le dire), pour son accueil et pour l'occasion qu'elle me donne d'offrir une tribune à mes nouvelles et à mes poèmes. 

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Publié par Daniel Fattore - dans Textes originaux
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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 20:37

hebergeur image

hebergeur imageDe l'exotisme, de l'histoire, des filles un peu trop jolies et de la navigation avant toute chose: ces quelques éléments, le lecteur des romans Gilles de Montmollin les connaît déjà s'il a lu "La passagère de Stingray". Ces éléments constituent le fondement du dernier roman de l'écrivain yverdonnois, "Latitude 58", rehaussés d'utopisme postrévolutionnaire. Le tout, sur une île fantôme véridique qui offre à l'auteur un trait d'union idéal et original entre la fiction et la réalité.

 

L'île Emerald figurait en effet sur plusieurs cartes de navigation du dix-neuvième siècle, quelque part au sud de la Nouvelle-Zélande, alors qu'elle n'existe pas... ou qu'elle a disparu depuis: personne ne l'a retrouvée, soit que les cartographes se soient fourvoyés, soit que l'île ait disparu. L'auteur dispose là d'un lieu à la fois fictif et réel sur lequel il fait vivre un univers dont l'exotisme rappelle fortement l'émerveillement qui se dégage des récits des premiers navigateurs. Ici, le "créornis", animal inventé, sorte de grosse autruche au caractère peu amène, donne la mesure de la fantaisie de l'auteur pour dépeindre un monde sauvage. 

 

Une utopie insulaire

Sauvage? Pas tout à fait, puisque l'île, endroit isolé par excellence, est aussi le lieu du développement d'une colonie humaine dont le fonctionnement est fondé sur les principes de la Révolution française et d'un certain proto-communisme - une manière d'utopie ou de phalanstère, idée du reste très en vogue chez les penseurs du XIXe siècle: égalité rigoureuse, absence de propriété privée, usage de la monnaie réduit au strict minimum, etc. Cela, sans oublier une modernité suffisante pour, par exemple, accepter qu'une femme la dirige.

 

Est-ce un locus amoenus? Oui et non. La conception égalitaire de la société dépeinte ici semble n'avoir pas vu passer les écrits de Pierre Leroux ("De l'égalité", 1838), qui interprètent à leur manière la devise française "Liberté, égalité, fraternité", en mettant en garde contre l'excès de liberté... mais aussi contre l'excès d'égalité, ferment de totalitarisme. 

 

Plus étonnant: cette société cherche à se protéger et, par conséquent, tous ses membres, plus ou volontaires, en sont les prisonniers, placés sous la coupe d'une dirigeante qui, de son propre aveu, se considère comme une sorte de Calypso régnant sur une prison assez douce à vivre, mais ennuyeuse. L'auteur soulève dès lors, sans le résoudre, le paradoxe d'une société qui se présente comme un paradis et dont tout le monde aimerait s'échapper... ce qui rappelle certains pays qui, naguère ou aujourd'hui même, ont des frontières imperméables à leurs citoyens - avec les meilleures intentions du monde, bien sûr.

 

La navigation recréée avec réalisme

Raconter la navigation est, on le sait, l'une des forces majeures de l'écrivain. Il en recrée les impressions à l'attention du lecteur en usant généreusement de la terminologie des voiliers (expliquée dans un utile lexique en fin de roman), retenant la leçon d'un certain naturalisme à la Zola. Pour le lecteur, cette impression est encore renforcée par les nombreuses indications sur la meilleure manière de naviguer en haute mer, sur les risques et les avantages de telle ou telle manière de guider son embarcation: souci du climat, de la météo, des vents, etc.

 

Au-delà de la maîtrise du monde de la navigation à voiles, ce roman est aussi le lieu où s'affrontent les anciens, tenants de la voile, et les modernes, qui ne jurent que par la vapeur pour faire avancer leurs bateaux. C'est une force de l'auteur que d'avoir su recréer avec réalisme, en laissant à ses personnages le soin d'exposer les arguments en faveur de l'un ou de l'autre système, un débat qui a dû faire rage au milieu du XIXe siècle, période d'évolutions majeures en matière de navigation.

 

Amours et amitiés en haute mer

Et puis il y a les femmes... cette fois, il n'y a pas que la mystérieuse passagère de Stingray. En effet, Achille de Sauvignac, le narrateur, un homme riche et noble, est aussi un homme à femmes. La structure narrative du roman permet au lecteur de comprendre rapidement dans quels bras Achille finira. L'intérêt du volet sentimental de ce roman réside donc plus dans la manière dont vont se rapprocher deux personnages que tout, et en particulier la géographie, paraît séparer. Il y aura des errements...

 

... et naturellement, la navigation, exercice d'isolement, permet la naissance d'amitiés et n'évite pas les ruptures, ni les deuils douloureux. Achille aura été gâté par la narration; son ami Narcisse, le Marseillais attachant, le sera-t-il aussi? Trouvera-t-il la femme de sa vie, si loin de la cité phocéenne? Certains des portraits de personnages sont réussis, à l'exemple du sévère Rocambeau.

 

On retrouvera ici avec plaisir l'écriture de l'auteur, pleine d'aisance et de clarté; on se réjouira également de découvrir que l'auteur creuse profondément son sujet et ose, à travers la peinture d'une société idéale (ou non), poser, mine de rien, des questions sociales d'actualité. Oscillant entre techniques de navigation et intrigues romanesques de Paris au bout du monde, ce roman a de quoi séduire son lectorat et inviter au voyage. Loin, de préférence.

 

Gilles de Montmollin, Latitude 58, Sainte-Croix, Mon Village, 2012.

Lu dans le cadre du défi Rentrée littéraire 2012.

Lu dans le cadre du défi Littérature suisse.

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 21:22

PhotobucketIls l'ont lu: Annabelle, Bouquinovore, Dans le pli, Dazibao, Heureuse, Myriam Thibault, Thomas 1111, Univers quantique,

Lu dans le cadre du défi de la rentrée littéraire (4/7).

Le blog de l'auteur et celui de Clément Mouhot.

 

Le théorème de Cédric Villani et Clément Mouhot a été énoncé en 2009. Voilà qui nous change de Thalès et Pythagore! Mais si je vous dis que ce théorème, apparemment capital dans le domaine de la recherche scientifique, touche à l'équation de Boltzmann et à l'amortissement Landau, il est probable que les histoires de carré de l'hypoténuse vous paraissent soudain aussi évidentes que la fabrication de l'eau tiède. Avec "Théorème vivant", qui est un récit véridique et non un roman (le mot me paraît avoir été soigneusement évité par l'auteur), le mathématicien Cédric Villani, médaille Fields en 2010, retrace la gestation et l'accouchement du théorème qui porte son nom et représente, semble-t-il, une avancée majeure en physique théorique.

 

Autant le dire d'emblée, en effet: les questions mathématiques qu'agite Cédric Villani dans cet ouvrage dont il est à la fois le personnage et le narrateur relèvent d'une haute voltige qu'il n'est pas facile de suivre (c'est le moins qu'on puisse dire) pour l'humble mortel que je suis. Le lecteur peu matheux pourra cependant prendre du plaisir à sa lecture de ce livre d'une manière différente, en appréciant la musique poétique que peut créer l'énonciation d'hypothèses et de questions mathématiques - agrémentées à plus d'une reprise d'équations dûment transcrites. Ce jeu-là, à la fois sonore et ésotérique, commence dès le premier chapitre, qui reproduit des discussions entre Cédric Villani, le jeune et talentueux professeur, et Clément Mouhot, son (encore plus) jeune et talentueux assistant. Plus loin, la transcription de courriers électroniques retrace l'effervescence de leur collaboration.

 

Si le coeur du théorème ne manque pas de paraître abstrait, l'auteur a la présence d'esprit de truffer son récit de passages en italique donnant des informations sur les mathématiciens d'hier et d'aujourd'hui qui ont émaillé son parcours. Les amateurs de culture générale seront comblés! Ces passages peuvent être biographiques (on se souvient de John Nash, personnage du film de Ron Howard "Un homme d'exception"? Il est là! De même que l'énigmatique Grigori Perelman ou Donald Knuth, "le dieu vivant de l'informatique", concepteur du logiciel TEX de notation des formules mathématiques), ou aborder un problème mathématique fameux, à l'instar de celui des quatre couleurs. Rehaussés par de magnifiques portraits signés Claude Gondard, ces passages ont aussi la portée d'un respectueux hommage de la part d'un auteur dans la trentaine, qui tutoie les hautes sphères des mathématiques.

 

Et puis mine de rien, l'auteur n'oublie pas, dans le style simple et dépourvu d'effets qui est le sien, de dire qu'il est aussi un être humain qui assume ses coquetteries: lavallières extravagantes et broches en forme d'araignée. Il donne à voir sa famille, cite son épouse, montre ses enfants en train de jouer ou d'assister aux congrès. On le voit même sensible aux charmes des dames qu'il est appelé à côtoyer, dans l'avion ou dans des assemblées d'étudiantes en mathématiques. Et puis il y a les ressentis face à certains honneurs réservés aux mathématiciens de haut vol, comme l'enviable Médaille Fields, une nomination professionnelle prestigieuse ou un séjour à Princeton, face auxquels une certaine humilité non exempte de superstition est de mise. Il y a les revers qui font douter, les succès qui galvanisent bien sûr... Et enfin, l'auteur ne manque jamais une occasion de rappeler que pour lui, une équation peut être belle, élégante; le lexique de l'esthétique est mis à forte contribution pour décrire tel résultat, telle manière d'y arriver.

 

Et tout se termine autour d'un verre de tokay (voire plus...) bu en Hongrie, patrie de nombreux mathématiciens de grande renommée. Ce qui rappelle que même lorsqu'on plane dans les hautes sphères scientifiques, il n'est jamais interdit de goûter également aux plaisirs les plus terrestres. "Théorème vivant" est donc le portrait d'un mathématicien brillant qui tient à rappeler qu'il est aussi, et avant tout, un être humain, profondément humain et manifestement épanoui.

 

Cédric Villani, Théorème vivant, Paris, Grasset, 2012. Illustrations de Claude Gondard.

Photo: Joël Philippon/Le Progrès.

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 05:00

Idée de Celsmoon.

Avec: Abeille, Alex, Amos, Anjelica, AnkyaAzilis, BénédicteBookwormCagire, Caro[line]Chrestomanci, ChrysEdelwe, EmmaEsmeraldae, Ferocias, Fleur, George, Hambre, Herisson08, Hilde, Katell, L'or des chambres, La plume et la page, Lystig, Maggie, Mango, Marie, MyrtilleD, Saphoo, Schlabaya, Séverine, Sophie57, Tinusia, Violette, Yueyin, Zik

 

Automne


Vois ce fruit, chaque jour plus tiède et plus vermeil,
Se gonfler doucement aux regards du soleil !
Sa sève, à chaque instant plus riche et plus féconde,
L'emplit, on le dirait, de volupté profonde.

Sous les feux d'un soleil invisible et puissant,
Notre coeur est semblable à ce fruit mûrissant.
De sucs plus abondants chaque jour il enivre,
Et, maintenant mûri, il est heureux de vivre.

L'automne vient : le fruit se vide et va tomber,
Mais sa gaine est vivante et demande à germer.
L'âge arrive, le coeur se referme en silence,
Mais, pour l'été promis, il garde sa semence.

 

Ondine Valmore (1821-1853). Source.

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Publié par Daniel Fattore - dans Dimanches poétiques
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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 18:01

hebergeur imageIls l'ont aussi lu: Mango, Pimprenelle, Velda.

Lu dans le cadre du défi Thriller et du défi 1% rentrée littéraire.

Merci aux éditions Marabout pour l'envoi!

 

Si elle a ses hérauts dans la vraie vie, la chasse aux anciens nazis est aussi un thème récurrent du domaine littéraire de l'après-guerre. En 1985 déjà, pour ne citer qu'un exemple, un certain Frédéric Dard, dit San-Antonio, l'abordait dans "Plein les moustaches", en signalant la raréfaction des nazis survivants, cachés un peu partout dans le monde. Autant dire qu'en campant son récit au début du XXIe siècle, l'écrivain espagnole Clara Sánchez, auteur de "Ce que cache ton nom" (en librairie à partir du 26 septembre; prix Nadal 2010 en Espagne), se condamne à mettre en scène une poignée de vieillards qui se regardent en chiens de faïence. Et cela, d'autant plus que le chasseur est lui-même un rescapé des camps de la mort, essentiellement motivé par l'idée d'en coincer un, enfin, en mémoire de son défunt compagnon d'infortune, décédé de mort naturelle un peu avant le début du roman et dont l'ombre tutélaire va s'étendre sur toute l'intrigue.

 

Pour que l'ouvrage ne se résume pas à la description d'une réunion de personnes âgées et amères, l'auteur use d'un stratagème habile: faire parler tour à tour une jeune femme enceinte, Sandra, et le chasseur de nazis, Julián. Un jeu de regards croisés adroit, d'autant plus que la jeune femme ne se rend pas compte de ce dans quoi elle met les pieds. Techniquement, en fraternisant à la fois un couple d'anciens nazis de haut vol et leur chasseur, elle - la jeune femme - joue un rôle pivot d'agent double, permettant au lecteur de voir ce qui se passe dans les deux camps.

 

C'est grâce à elle que le lecteur découvre que les anciens nazis vivent en communauté... et que leur nid comprend des jeunes, idiots utiles d'un système dont Sandra découvre les rouages, qui sont des classiques: élixir de longue vie, séances mystiques, et même Aribert Heim en personne - dont on a du reste confirmé dernièrement le décès. Pas bête, d'ailleurs, de la part de l'auteur, de faire resurgir le Boucher de Mauthausen (seul personnage réel de ce roman) sur la Costa Blanca: son décès en Egypte est resté incertain pendant vingt ans.

 

Autre signe de l'habileté quasi machiavélique de l'auteur: faire passer le couple Christensen (les anciens nazis, donc) pour de braves Norvégiens bien sympathiques venus finir leurs jours au soleil et désireux d'engager une dame de compagnie. Il eût été encore plus adroit, de la part de l'auteur, de faire découvrir le pot aux roses en cours de route; le lecteur se consolera en se disant qu'il en sait un peu plus que Sandra, hé hé...

 

Vu l'âge et la situation des protagonistes, cependant, les amateurs de romans où l'action est au rendez-vous à chaque coin de page devront passer leur chemin. Long (un peu trop) et lent, ce roman ressemble plus à une partie d'échecs où chacun calcule son coup sur l'air du "je sais que tu sais que je sais", jusqu'à constituer un univers où les esprits, plutôt que les corps, s'affrontent jusqu'à l'usure: au fond, le suspens est avant tout psychologique, tissé de tensions entre êtres humains. Le climat est propice à la méfiance, par exemple à l'encontre du personnel de l'hôtel dans lequel vit Julián. En particulier, le détective officiel de l'établissement est-il ami ou ennemi?

 

Des longueurs donc, c'est indéniable, et c'est aussi indissociable du propos: l'introspection et les flash-back font partie de la narration, les interrogations existentielles de Sandra, femme enceinte d'un homme qu'elle n'aime pas vraiment (mais quand même un peu, c'est compliqué), font écho aux souvenirs des camps qui reviennent à la mémoire de Julián. Cela peut paraître ennuyeux. Mais force est de constater aussi le côté magistral de la construction de "Ce que cache ton nom", un roman techniquement irréprochable, servi par la traduction de Louise Adenis. 

 

Clara Sánchez, Ce que cache ton nom, Paris, Marabout, 2012, traduction de Louise Adenis.

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 20:02

hebergeur image

La perpétuelle, amis oenophiles, vous connaissez? Laissons le viticulteur présenter lui-même ce procédé ancestral de vinification, qu'il a remis au goût du jour en 2003:

 

Dans le temps, on appelait ça la perpétuelle. C'était une barrique, une cuve, ou plusieurs, d'où l'on tirait chaque année du vin à boire avant de l'ouiller - de refaire les niveaux si vous préférez - avec des jus de la dernière vendange. Et ainsi, millésime après millésime, le vin nouveau était "initié" par le vin vieux...

 

Procédé étonnant pour les habitués de millésimes bien sériés, puisque cette méthode empêche, c'est évident, la production de vins millésimés; l'étiquette, fort originale, le signale du reste explicitement. L'absence de millésime empêche par ailleurs de décompter les années qui passent avant d'espérer une dégustation optimale, mais promet un voyage immémorial dans le temps. Le producteur ne se mouille du reste pas trop, suggérant que ce vin peut être apprécié dans les 2 à 8 ans suivant la mise en bouteille - on a donc le temps de l'oublier dans sa cave, et de s'en ressouvenir au moment opportun. Le résultat de cette démarche vinicole est un Corbières AOP produit par la cave de Castelmaure (11360 Durban-Corbières, Aude), à base de syrah (25%), de grenache noir (40%) et de carignan (35%).

 

C'est donc par curiosité, intrigué par le procédé, que j'ai acheté une bouteille de ce vin rouge chez le caviste "Le Verre Galant" de Saint-Etienne (6, rue François-Gillet) au printemps dernier. Et que je l'ai goûtée...

 

... et la surprise est là: d'un côté, on se dit que c'est un vin facile à boire agréable, un vin de copains - peu lassant en dépit de ses 14,5% d'alcool, sans doute en raison de sa finesse. Et de l'autre, il est étonnamment difficile de le caractériser! Si je devais utiliser un qualificatif, ce serait "féminin": de la rondeur et de la douceur, comme, sous les doigts, la sensation d'une peau tendrement caressée. Le bouquet révèle des odeurs de mûres ou de myrtilles. Au goût, ce vin n'a rien d'épicé, ou si peu (cumin, peut-être?), ni d'outrageusement acide. Sa rondeur et sa douceur sont agréables, pas du tout écoeurantes, et concourent à un équilibre discret. Au final, force est de constater que la "Perpète" est courte en bouche: discrétion toujours! J'en garde l'excellent souvenir d'un vin de caractère délicat, qui a par ailleurs l'élégance de ne jamais s'imposer.

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Publié par Daniel Fattore - dans Plaisirs de bouche
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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 20:19

hebergeur imageÉléa achève sa saga chinoise, Giny revient avec Ken Follett: il y a de l'action du côté du Défi des Mille! Plus précisément, Éléa évoque le dernier tome du Disque de Jade de José Frèches (elle a parlé des épisodes précédents, et j'ai relayé ici et ici) et Giny, habituée des pavés (je parlais d'elle ici), parle de "Un monde sans fin" de Ken Follett, grand pourvoyeur de romans éligibles (comme on dit aujourd'hui) pour le Défi des Mille. Voici les billets:

 

Éléa: http://romans-au-bord-de-l-eau.over-blog.com/article-saga-chinoise-fin-109968313.html

Giny: http://giny59.canalblog.com/archives/2012/09/16/25089545.html

 

Merci et bravo pour ces participations!

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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 05:00

Idée de Celsmoon.

Avec: Abeille, Alex, Amos, Anjelica, AnkyaAzilis, BénédicteBookwormCagire, Caro[line]Chrestomanci, ChrysEdelwe, EmmaEsmeraldae, Ferocias, Fleur, George, Hambre, Herisson08, Hilde, Katell, L'or des chambres, La plume et la page, Lystig, Maggie, Mango, Marie, MyrtilleD, Saphoo, Schlabaya, Séverine, Sophie57, Tinusia, Violette, Yueyin, Zik

 

Rentrée matinale

 

Ils se sont vus au bal chez les étudiants.

Il avait l'habit noir, elle une robe blanche.

Pour les danses d'un soir les rythmes entraînants

N'ont calmé leurs appels qu'à l'aube du dimanche.

 

Ils ont pris un chemin, connu du promeneur,

Des écoliers, dit-on, la route préférée.

La clarté du matin, ranimant sa fraîcheur,

Réveille les oiseaux quand s'éteint la soirée.

 

Les glaces des salons, des prestos aux largos,

Ont vu des jeux changeants, des chansons sans paroles.

La robe tombait longue aux langoureux tangos,

La robe s'est gonflée au gré des valses folles.

 

Et maintenant ils vont respirer de l'air pur.

Les cerisiers en fleur, le printemps s'émerveille,

D'un arbre à l'autre il voit sous un naissant azur,

Passer la robe blanche et fraîche de la veille.


Claude Schmidt (1910-1999), dans Cercle romand de poésie classique, Mélodies, Petit-Lancy, Cercle romand de poésie classique, 2002.

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Publié par Daniel Fattore - dans Dimanches poétiques
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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 22:22

J'avoue avoir gambergé longtemps avant de répondre au tag de Cécile de Quoi de 9, qui m'a branché sur l'idée d'imaginer les titres que Murakami Riû aurait donnés à des romans consacrés au lesbianisme - éventuellement à l'aide d'un générateur de titres. Comme c'est la rentrée littéraire, j'ose: voici donc les titres et les livres auxquels vous avez échappé... et les quatrièmes de couverture y afférentes. 

 

hebergeur imageLa patience de la mariée: Elle s'apprête à épouser l'homme de sa vie. Au moment où il s'apprête à dire oui, elle sent dans sa voix, dans ses silences, une imperceptible hésitation qui va la travailler pendant toute la noce, puis au déduit, et au-delà. Et au terme d'un patient travail sur elle-même, la mariée s'imaginera une nouvelle manière de vivre et d'aimer.

 

hebergeur imageLa vanité du chasseur: "Comment se fait-il que la rentrée littéraire coïncide toujours avec l'ouverture de la chasse à la biche?", s'interroge Dominique, fonctionnaire international brillant et homme politique français un peu trop sûr de lui. Parti à la chasse aux gibiers les plus appétissants, il tombe cependant sur un os avec Virginie: pour son plus grand malheur, ses affections ne vont pas là où il pense. Commence dès lors une vertigineuse descente aux enfers...

 

hebergeur imageLe couteau du traducteur: Pas facile tous les jours, pour Claude, d'exercer son métier dans le pool de traductrices d'une grande entreprise. Il arrive même parfois qu'on lui donne du "chère Madame"! Aussi, quand arrive une nouvelle stagiaire dénommée Trudi, il décide de la faire passer à la casserole, quitte à se servir de son petit couteau suisse pour arriver à ses fins. Mais elle cache un terrible secret. Va-t-elle le lui révéler derrière le cabanon des toilettes, comme c'est l'usage dans la rustique cambrousse d'où elle est issue?

 

hebergeur imageLa face cachée des profondeurs: Roman expérimental et anachronique dont l'auteur a perdu son chapeau italien et décide d'aller le chercher. Après avoir rendu visite à Antoine Laurain et à François Mitterrand, il se retrouve chez une vieille bibliothécaire aux moeurs étranges. Et si le vieux Borsalino n'était que le cache-misère d'aventures sexuelles inaccessibles aux hommes?


hebergeur imageLa cave des grandes surfaces: Que recherche donc cette gamine blonde en sabots hollandais qui erre comme une âme en peine, les soirs de nocturnes, dans le parkin souterrain du Carrouf? Au moment où la gérante du supermarché décide d'aller vers elle pour en savoir plus, elle n'imagine pas que sa vie s'en trouvera bouleversée à jamais.

 

hebergeur imageLa cachette des apprentis: Depuis leur cachette, deux gamins de 17 ans observent et matent les deux filles sans vergogne. Et depuis leur propre cachette, celles-ci ne se gênent pas de s'offrir du plaisir l'une à l'autre, sans retenue. C'est qu'elles aussi connaissent la cachette des apprentis...

 

... et sur ce, j'invite toutes les mordues et tous les mordus de la rentrée littéraire à créer leurs couvertures de romans, lesbiens ou non. A vous de jouer sur votre blog, vous qui passez par ici!

 

 

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 21:20

hebergeur imageSur son blog, Giny arrive avec le personnage de #Dexter, ce cher Dexter!, dont elle a lu les aventures (trois tomes, woah!), regroupées en un livre qui totalise plus de mille pages. Bien joué! Son billet se trouve ici:

 

http://giny59.canalblog.com/archives/2012/09/12/25025912.html

 

Merci et bravo pour cette participation! Et à présent, à qui de jouer les lectures à prolongations dans le cadre du Défi des Mille?

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Publié par Daniel Fattore - dans Défi des Mille
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