Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 00:35

 

hebergeur imageDeux journées au Salon du livre de Genève 2013, plein de dictées mais pas seulement: cette année fut un peu différente des précédentes pour moi, en ce qui concerne la grand-messe livresque annuelle du bout du lac.

 

Alors certes, il y eut les incontournables dictées. J'ai fini troisième, aujourd'hui, à la rituelle dictée concoctée par Darius Rochebin pour le magazine L'Hebdo, ce qui m'a valu un bon d'achat dans une librairie. Avec une seule faute pour ma pomme, je vous laisse imaginer que ça s'est joué dans un mouchoir de poche: premier, Benoît Delafontaine a signé un zéro faute; son dauphin, Guy Deschamps, n'a eu qu'une petite demi-faute. La quatrième place est revenue à Eveline Jaques, amoureuse des dictées de longue date. Le texte? Il dressait un portrait un brin acide des écrivains qui hantent les salons du livre. Aujourd'hui aussi, il y a eu la demi-finale du championnat suisse d'orthographe. Francis Klotz a embarqué son monde en Russie et au Turkménistan, dans un texte à l'exotisme parfait. J me suis compté deux fautes.

 

Il y a du nouveau du côté de la dictée de la Tribune de Genève, que j'ai faite mercredi et non samedi: désormais, la dictée est enregistrée sur un CD que les candidats peuvent écouter, bien assis face à une table confortable. Exercice à la fois étonnant et confortable: certes, il n'y a pas la communion dans l'épreuve, telle qu'elle peut exister lorsqu'une personne dicte un texte à plusieurs dizaines de candidats; mais d'un autre côté, l'écoute au casque permet de s'isoler un peu du brouhaha indissociable des grands salons. Et puis, si ça va trop vite, il est toujours plus facile d'arrêter un disque compact qu'un dicteur!

 

Mercredi, justement, je me suis retrouvé à animer un débat sur l'écrivain suisse Corinna Bille, dont j'aurai l'occasion de reparler ici. Une première pour moi, face à un joli parterre de connaisseurs: Pierre-François Mettan, Florence Heiniger, Blaise Hofmann et Gilberte Favre - qui ont tous signé une contribution dans un petit recueil d'hommages récemment paru. La table ronde fut brève, mais je crois que nous avons fait le tour du sujet, à l'attention d'une bonne vingtaine d'auditeurs attentifs.

hebergeur image

 

Côté visite, le Salon du Livre 2013 s'est caractérisé par un grand chamboulement de l'agencement - pas forcément pour le pire, puisque les allées sont désormais plus larges. Pour me piloter, j'ai tenté de répondre au quiz organisé par l'Association vaudoise des écrivains. La bonne réponse à la question 22 était "Daniel Fattore", ce qui m'a paru relativement facile; pour le reste, j'ai dû creuser un peu, rechercher des stands, farfouiller, poser des questions. J'ai répondu au hasard aux cinq ou six dernières questions; mais l'exercice m'a vraiment servi de guide de visite. Merci à l'Association vaudoise des écrivains, donc.

 

Il faudrait encore parler du concours de dactylographie du "Courrier", des rencontres avec des écrivains de talent tels (liste non exhaustive) Isabelle Aeschlimann (son premier roman, "Un été de trop", cartonne), Michaël Perruchoud (dont "Passagère" laisse de bons souvenirs à plus d'un lecteur), Guillaume Favre (dont j'ai lu et commenté le premier roman, "Les Choses qui sauvent"), Claude Darbellay, Bettina Stepczynski, Rachel Maeder, Bénédicte Gandois et Bernard Crausaz des éditions de la Maison Rose, Fred Bocquet (vous vous souvenez de "La Ricarde"?)... Sans oublier José Roosevelt, aujourd'hui dessinateur de bandes dessinées. Autant dire que mon Salon du Livre 2013 aura été celui des rencontres heureuses, autant sinon plus que celui des achats de livres.

 

Photos: logo du salon; Isabelle Falconnier, présidente, au Salon du Livre en 2012 (source: Le Temps).

Partager cet article

Repost 0
Publié par Daniel Fattore - dans Langue française
commenter cet article

commentaires

dasola 24/05/2013 19:01

Bonsoir, j'ai été une fois sélectionnée pour les quarts de finale de la dictée de Bernard Pivot, il y a 25 ans. C'était une expérience intéressante. Je ne sais pas combien j'ai fait de fautes. Ce n'est pas bien grave puisque l'essentiel est de participer. Sinon, je ne connais pas du tout ce salon du Livre, d'ailleurs, je n'ai encore jamais mis les pieds à Genève. Pourquoi pas un jour? Bonne soirée.

DF 24/05/2013 22:52

Bernard Pivot... j'ai participé à sa dictée il y a vingt et un ans - et j'ai eu l'occasion de lui rafraîchir la mémoire l'an dernier, pour les vingt ans de sa superfinale à New York. Ses dictées étaient un véritable rituel. Depuis, l'exercice a essaimé dans toute la France, et au-delà!
Je suis un fidèle du Salon du Livre de Genève, et cette année fut particulière: la structure a été complètement revue, il était plus facile de circuler, les exposants étaient mieux ciblés sur le livre... et pourtant, il y avait quelques grands absents, comme les éditions L'Age d'Homme ou Xenia. A voir un jour, en tout cas, si tu es intéressée par les lettres romandes.
Bonne soirée à toi, et bonne fin de semaine!

Aeschlimann isabelle 05/05/2013 22:26

Merci Daniel ! et encore bravo pour le concours et vos multiples activités liées à la littérature :-) C'était sympa de se recroiser à cette occasion.

DF 05/05/2013 23:21

Je vous en prie, Isabelle! :-) J'ai également eu plaisir à vous revoir dans les allées du Salon du Livre, et je souhaite plein succès à vos activités littéraires.

Présentation

  • : Le blog de Daniel Fattore
  • Le blog de Daniel Fattore
  • : Notes de lectures, notes de musique, notes sur l'air du temps qui passe. Bienvenue.
  • Contact

Les lectures maison

Pour commander mon recueil de nouvelles "Le Noeud de l'intrigue", cliquer sur la couverture ci-dessous:

partage photo gratuit

Pour commander mon mémoire de mastère en administration publique "Minorités linguistiques, où êtes-vous?", cliquer ici.

 

Recherche

 

 

"Parler avec exigence, c'est offrir à l'autre le meilleur de ce que peut un esprit."
Marc BONNANT.

 

 

"Nous devons être des indignés linguistiques!"
Abdou DIOUF.