

... pour un monde meilleur, selon l'expression consacrée, à quelques jours de son cent unième anniversaire. Je dois avouer humblement
que je ne sais pas grand-chose de ses travaux, si ce n'est qu'ils ont fait date dans le domaine de l'anthropologie qui était le sien. Mon attention a été attirée par un autre élément: sa
longévité... qui a fait de ce membre de l'Académie française, pour ainsi dire et sans jeu de mots, un "Immortel". Force est de noter qu'il s'agit de l'homme en vert le plus âgé à avoir siégé au
Quai de Conti! L'homme a succédé à l'excellent écrivain Henry de Montherlant, au fauteuil 29.
A ma connaissance, seul un autre (quasi-)centenaire a hanté les murs de l'Académie française. Il s'agissait de Fontenelle, écrivain et penseur français décédé à 99 ans et 11 mois, en plein
dix-huitième siècle. Il succéda au méconnu Jean-Jacques Renouard de Villayer, fondateur des postes parisiennes et inventeur de la boîte à lettres, et fut suivi par Antoine-Louis
Séguier, magistrat, au fauteuil 27.
Quelques personnages oubliés ont donc été cités ici... ce qui soulève la question de la supposée "immortalité" des membres de l'Académie française. Il est en effet de bon ton de brocarder
ces Immortels devenus de parfaits anonymes à notre époque, et il est permis de se demander qui se souviendra, dans deux ou trois siècles, des hommes et des femmes qui peuplent aujourd'hui
l'institution. En réponse à ce paradoxe, celle-ci explique avec patience et justesse que ses membres n'oeuvrent pas à leur propre immortalité - bien au contraire parfois, tant il est vrai que
l'Académie française traîne une image un peu lourde de tueuse d'inspiration - mais bien à celle de la langue française. Un travail de bénédictin, on le conçoit, et une humble et
ambitieuse mission!
Souhaitons que celles et ceux qui prendront la relève sauront être dignes de leurs prédécesseurs, célèbres ou non.
Illustration: www.memo.fr

Le texte de
l'épreuve était fort intéressant, comme c'est toujours le cas chez Michel Courot, qui préfère des textes racontant quelque chose (de préférence en rapport avec la nature, quand même, tant le
lexique de la botanique et de la zoologie est porteur en dictée) aux purs exercices de virtuosité où même les champions les plus aguerris se retrouvent désarçonnés. Cette fois, c'est Darwin qui a
constitué le fil conducteur de l'histoire - avec un petit détour par les paradis fiscaux où, naturellement, les superstars du Zénith et du Grand Stade vont planquer leurs "espèces" - avec un
double sens habile. Rien d'insurmontable dans ce texte, si l'on excepte des tyrannosaures coriaces (un ou deux N? Plus d'un candidat a hésité: pourquoi tant de N?), un "uniment" qui m'a fait
hésiter (circonflexe ou pas? J'ai tranché juste en partant de l'idée que de toutes façons, l'accent circonflexe sur le I est une espèce en voie de disparition) ou un aï faune qui a dû faire
sourire dans plus d'une chaumière, bien que n'existant que dans l'imagination d'un auteur qui cherchait à tout prix à placer un jeu de mots...
Les
plus assidus de mes lecteurs se souviennent de mon passage à la


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