Pas évident d'intégrer l'actualité politique dans le défi de la quatrième de couv' d'un Harlequin fictif!
L'exercice est pour le moins polarisant... C'est pourquoi je me suis proposé, comme troisième et ultime version, de prendre Harlequin comme cadre de l'histoire. Il y aurait de quoi faire un joli
roman de chick lit...
Version "Méta-Harlequin"
Travailler comme rewriter pour Harlequin ? Il y a six mois, j’aurais dit non ! A présent, cependant, je crois que ça pourrait m’intéresser: il me faudra bien trouver
quelques sous pour me payer les chaussures Louboutin de mes rêves avant qu'elles ne soient démodées. C’est pratique, cet emploi: il paraît que le travail est facile, qu’on doit simplement
traduire des scènes passionnées, et que ça laisse beaucoup de temps pour les loisirs. Enfin, je crois savoir que le chef de service est un mec plutôt bien fichu, avec un look d’enfer et des
pectoraux en plaque de chocolat. Mais est-il aussi bon, aussi intègre qu’il en a l’air ? Est-ce que je dois vendre mon âme à Harlequin simplement pour les beaux yeux vert d'eau de ce
bonhomme ? Peut-être vaut-il mieux que j’écoute davantage les stagiaires… l’un d’entre eux est par exemple craquant, avec ses petits airs de garçon innocent. J’aimerais bien le croquer – à
condition, bien sûr, qu’il me laisse cinq minutes de répit pour écrire, enfin, le roman qui me vaudra le prix Goncourt et me rendra célèbre!
Pour rappel, le présent blog évoque deux romans publiés par Harlequin, dans la collection Red Dress Ink: Journal d'une apprentie séductrice de Betsy Burke et
Héritière malgré moi de Lynn Messina. Quant à la
(véritable) couverture de Harlequin qui illustre le présent billet, disons qu'elle a le mérite de ne tromper personne sur la marchandise...
Par Daniel Fattore
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Comme
promis, la suite de la veille... Une nouvelle quatrième de couverture, inspirée d'autres événements qui ont marqué leur époque.
Version «Elections 2007»
A quarante ans passés, Ségolène a encore tout pour plaire, mais elle a tendance à
l’oublier, prise qu’elle est entre ses multiples activités ménagères et professionnelles. Il faut dire que François, son conjoint, très occupé également, ne l’aide pas beaucoup! Une échéance
majeure va la confronter à un homme qui l’énerve depuis des années, un homme pour lequel elle éprouve des sentiments évidents pour tout un chacun, sauf pour elle. Son prénom? Nicolas. Il s’agit
de son pire concurrent au niveau professionnel, un homme au regard froid comme un jet de kärcher, qui ne partage pas du tout ses valeurs. Nicolas est marié à Cécilia, mais il cherche autre chose.
«J’ai changé», admet-il volontiers. Entre ces deux êtres qu'un gouffre béant sépare, le courant pourra-t-il passer? Ségolène va-t-elle faire pousser un grand et bel arbre dans le jardin secret de
Nicolas? Celui-ci saura-t-il être le Chevalier à la Rose dont elle rêve depuis sa jeunesse estudiantine? A moins qu’un trouble-fête impromptu ne vienne leur jouer la danse du centre… Un roman
rouge passion, fait d’ouvertures sur tous les bords, où les phrases assassines ou tendres s’entrelacent afin que seuls triomphent celles et ceux qui ont le monopole du
cœur.
Toute ressemblance entre les personnages représentés sur la couverture servant
d'illustration au présent billet et ceux mis en scène dans l'exercice ci-dessus est purement fortuite et indépendant de notre volonté. Cependant, ceux qui considèrent que
l'intrigue décrite ci-dessus est peu crédible sont invités à lire "Le Pacte Secret" de Patrick Fioretto et Albert Algoud, ou de visionner "Starko" de Karl Zéro et Daisy d'Errata - la
scène qui précède le débat télévisé est digne de figurer dans une anthologie.
Par Daniel Fattore
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En marge du défi des
Harlequinades, un concours de quatrièmes de couverture a été organisé. Je vous en proposerai deux, la première ce soir, la deuxième demain, sans exclure une troisième participation... si cela est
permis. Afin de corser un peu l'exercice, j'essaie de m'inspirer d'événements marquants pour produire mes histoires.
Voici la première, d'une actualité brûlante - avec des ouvertures sur une passion qui ne l'est pas moins:
Version « Roman Polanski
»
Roman est un homme riche, âgé et couronné de succès. Sa vie n’a pas toujours été facile, mais on peut dire qu’il est à présent comblé. Ses
yeux couleur de mer se promènent cependant souvent sur celles qu’il croise dans la rue: jamais l'amour vrai n’a fait irruption dans sa vie, qui n’a guère été jalonnée que de passades.
Quand il rencontre Sharon, une sémillante quinquagénaire domiciliée à Beverly Hills, toutefois, c’est le coup de foudre. Jalouse, la sèche Eveline lui tend cependant, de sa retraite en
Suisse, un guet-apens qui obligera Roman à faire face aux pages les plus sombres de sa légende. Leur résurgence subite, fortement médiatisée, aura-t-elle raison des sentiments de Sharon?
Roman peut certes compter sur l’amitié de ses collègues de travail et sur des relations haut placées, mais cela sera-t-il suffisant pour le sortir des griffes d’Eveline et lui permettre de revoir
son chalet de Gstaad avec Sharon? A moins qu’un syndrome de Stockholm imprévu ne vienne corser l’idylle…
La suite demain!
Par Daniel Fattore
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Mercredi 9 septembre 2009
Plus original encore que le portrait (pseudo) chinois que je vous ai livré l'autre jour, je balance ici un "texte original" en forme d'acrostiche que j'avais commis dans
les années 2003. Des vers de mirliton, des hiatus à n'en plus finir, de quoi faire hurler les puristes du vers classique (dont je suis...) mais enfin je crois que
l'image renvoyée n'est pas à renier... J'avais envoyé ce poème en guise de message de présentation à l'excellente souliérologue Océane, qui y invitait ses lecteurs; qu'elle ne m'en veuille pas si je lui
brûle la primeur du texte...
Dans le pays fier des nobles montagnards
Admirant tour à tour Bach, Brahms et puis Satie,
Nourrissant ses neurones avec de l'eau-de-vie,
Il aime surtout lire, et admirer les arts.
En chantant dans les choeurs la chanson du lézard,
Lisant dans Beaumarchais et mordant dans la vie,
Puis jetant sans regret la techno aux orties,
Fattore aime à prouver qu'il aime aussi Mozart.
Aimer, boire et manger, que voilà un mélange!
Tout en chantant très fort - et tant pis s'il dérange!
Tout est pour lui prétexte à délirer sans fin!
On le rencontre aussi, parfois dans les clandés,
Retrouvant des amis ou lisant un bouquin,
Et buvant du bon vin ou deux ou trois cafés.
Source: http://www.poemes-opus1.ch/poeme.php?id=114
La source vous proposera par ailleurs un poème reçu en réponse, signé Vincent Besson, que
je vous recommande - je précise qu'il vit dans l'Allier, en France, ce qui n'est pas évident, vu les références de son poème... Et si ledit Vincent Besson passe par ici, qu'il me fasse signe!
En conclusion, j'ajoute que la rédaction d'un acrostiche est un exercice sympa! Sans
vouloir formellement en faire un TAG, j'invite tous mes lecteurs à s'amuser à rédiger un poème sous cette forme! Le principe est assez simple: en lisant verticalement les premières lettres de
chaque vers, le lecteur reconnaîtra votre nom... A vos plumes donc, à vos claviers, à vos dictionnaires de rimes!
Par Daniel Fattore
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Rentrée littéraire avant terme: l'éditeur genevois Cousu Mouche a à nouveau publié une de mes nouvelles,
intitulée "Grain d'encens". Je vous invite à la lire, en vous rendant sur son site (lien direct): http://www.cousumouche.com/textes/nouvelles/2009/2009-07.html . Une fois votre lecture faite, rien ne vous empêche de vous balader sur le site, plein de beaux textes et de trucs amusants, à l'instar de Bébert (tournée individuelle!)
ou des feuilletons.
Par Daniel Fattore
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