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19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 05:00

Idée de Celsmoon.

Avec: Abeille, Alex, Amos, Anjelica, AnkyaAzilis, BénédicteBookwormCagire, Caro[line]Chrestomanci, ChrysEdelwe, EmmaEsmeraldae, Ferocias, Fleur, George, Hambre, Herisson08, Hilde, Katell, L'or des chambres, La plume et la page, Lystig, Maggie, Mango, Marie, MyrtilleD, Saphoo, Schlabaya, Séverine, Sophie57, Tinusia, Violette, Yueyin, Zik

 

Aux poètes futurs

 

Poètes à venir, qui saurez tant de choses,
Et les direz sans doute en un verbe plus beau,
Portant plus loin que nous un plus large flambeau
Sur les suprêmes fins et les premières causes ;

Quand vos vers sacreront des pensers grandioses,
Depuis longtemps déjà nous serons au tombeau ;
Rien ne vivra de nous qu'un terne et froid lambeau
De notre oeuvre enfouie avec nos lèvres closes.

Songez que nous chantions les fleurs et les amours
Dans un âge plein d'ombre, au mortel bruit des armes,
Pour des coeurs anxieux que ce bruit rendait sourds ;

Lors plaignez nos chansons, où tremblaient tant d'alarmes,
Vous qui, mieux écoutés, ferez en d'heureux jours
Sur de plus hauts objets des poèmes sans larmes.

 

René-François Sully Prudhomme (1839-1907).

Source.

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Publié par Daniel Fattore - dans Dimanches poétiques
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commentaires

Cochonfucius 09/02/2014 15:12

Au rhapsode, il advient de chanter tant de choses !
Ce qu’il trouve bizarre et ce qu’il trouve beau ;
Le jardin et la croix, la nuit et le flambeau,
Les hommes, l’univers, les effets et les causes.

Il ne s’enferme point dans le ton grandiose.
Il reste souriant quand il voit un tombeau,
Traçant de jolis vers sur un petit lambeau
De papier qu’il conserve en sa poche mal close.

Il narre froidement la souffrance et l’amour,
Le chagrin qui le tient, le deuil qui le désarme
Et l’appel du printemps, auquel il n’est point sourd.

De le voir tant rimer, compagnon, ne t’alarme :
C’est ce qui lui permet d’être heureux, chaque jour,
Même si, par moments, c’est au prix d’une larme.

DF 09/02/2014 15:32

Merci pour ce partage! Etes-vous poète classique? Passez un bon dimanche.

Alba Kertz 27/08/2012 14:32

Merci de votre prompte réponse ! Où, comment peut-on lire vos nouvelles ? Dans la presse, ou bien allez-vous en publier un recueil ? J'ai beaucoup aimé "le Noeud de l'Intrigue", pour son
originalité, son humour, sa qualité d'écriture. Sont-elles de la même veine (et verve...) ? Même curiosité pour vos poésies, si ce n'est pas indiscret, voire indélicat ?
Hier, je ne suis restée qu'un peu plus de 2 heures car j'étais en plein mistral ! Le dos gelé sous un soleil de aplomb brûlant, situation inédite et inconfortable... Mais j'ai pu dialoguer avec des
gens intéressants et ai vendu 10 livres, le libraire était content et moi, j'ai un "rhume d'été" désagréable mais qui ne durera pas).
Mes très sincères amitiés ! Alb

Daniel Fattore 27/08/2012 22:30



Je vous en prie!
L'une des nouvelles est actuellement auprès du comité d'un concours de nouvelles; j'attends le résultat avec anxiété et impatience! L'autre est encore en chantier. Quant aux poèmes, pour
l'instant, je les ai essentiellement sur papier et au format Word; il y en a cependant une ici: http://www.oniris.be/poesie/fattorius-les-lyobas-sont-partis-5238.html .
Félicitations pour les dix exemplaires; et j'espère qu'en dépit du mistral qui refroidit, vous êtes en forme! Ces dédicaces sont toujours des événements sympathiques.
Meilleures salutations à vous!
Daniel.



Alba Kertz 24/08/2012 15:29

Bonjour cher Daniel ! Pardonnez une fois encore un long silence. Cette fois, rien à voir avec la santé, de ce côté ça va ! J'espère de tout coeur qu'il en est de même pour vous et les votres. Non,
je travaillais, tout simplement, pour essayer de rattraper un peu de tout ce temps perdu ! J'en viens au poème, qui est d'une actualité criante... On pourrait dire ces mêmes mots à l'intention de
nos poètes futurs "actuels"... En dépit des progrès en tous genres, l'humanité reste ce qu'elle est, tour à tour étonnante, superbe, navrante, cruelle, insensée... Et passeront les poètes, les
écrivains, les artistes, les "gens de bien" et toujours, cependant, il y aura tant et tant de vilenies, d'égoïsmes, de laideurs.Mais ce cher René-Fr. se trompe, j'espère : les poètes survivront,
quoiqu'il advienne ! N'est-ce pas votre avis ?
Dimanche 26, je suis à la Librairie du Hall de la Presse de St Cyr sur Mer (Var) pour dialoguer, dédicacer, signer, toute la matinée... C'est trop loin pour vous, aussi aurai-je une pensée pour
vous, qui sait, peut-être serez-vous en train de faire la même chose de votre côté ? Ce serait amusant ! Vous travaillez un peu (ou beaucoup) à votre roman ? Amitiés Alba

Daniel Fattore 26/08/2012 20:31



Bonjour Alba!
Merci de votre message! Il y a effectivement de ces poèmes qui, à plusieurs siècles d'intervalle, conservent une troublante actualité lorsqu'on songe à ce qui se passe tous les jours à notre
époque. Bon, de mon côté, j'écris toujours un peu de poésie, donc ce genre littéraire n'est pas mort! J'ai aussi une nouvelle en cours d'écriture, un peu plus longue que ce que je fais
d'habitude, et peut-être plus profonde aussi. Mais pour l'instant, ce n'est qu'une ébauche; j'espère avoir le temps de la finaliser assez vite.
Pas de dédicaces le week-end dernier pour moi, mais la fête du livre de Saint-Pierre-de-Clages, assortie d'une dictée.
Salutations amicales à vous!



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