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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 21:31

Tout a commencé il y a une ou deux semaines par le défi lancé par Calepin à la communauté masculine des blogueurs littéraires: lire un roman de chick lit pendant l'année 2009. Il propose de s'inscrire sur son blog, en mentionnant le titre retenu. Bien sûr, je me suis déclaré volontaire... Restait à trouver un bon livre, ou du moins un titre qui ait l'air prometteur. C'est là qu'il faut faire preuve de méthode dans ses recherches...

En effet, je connais les grands classiques du genre, ceux qui lui ont donné ses lettres de noblesse, si j'ose ainsi m'exprimer: "Les Tribulations de Tiffany Trott" d'Isabel Wolff, les deux "Bridget Jones" de Helen Fielding, un certain "Dîner" d'Anna Davis, et même "Le Diable s'habille en Prada", roman de Lauren Weisberger, que j'ai
abondamment commenté il y a quelques mois.

Mis à part cela, j'avais bien le nom de Sophie Kinsella quelque part dans mes souvenirs, mais je voulais quand même trouver un truc plus original. A noter par ailleurs que dans ma LAL, j'ai deux ou trois titres plus anciens: "Le dernier macho man" de Sparkle Hayter, "Déshabillez-moi" de Roberta Corradin, ou "A la poursuite du dernier homme sauvage" d'Angela Vallvey. Si ces titres disent quelque chose à quelqu'un, merci de me glisser un commentaire...

... et après une rapide exploration du sujet de la chick lit sur Wikipedia afin de savoir qui fait quoi, je me suis mis à écumer les librairies qui se trouvaient sur mon chemin. Et j'ai pu constater que la chick lit, c'est un peu comme votre passeport: vous l'avez tout le temps sous les yeux quand vous n'en avez pas besoin, mais si vous le cherchez, comme par hasard, il n'est plus là... Reste que j'ai pu trébucher sur les volumes de Cecelia Ahern, sur les aventures apparemment olé-olé d'une coiffeuse-journaliste-détective-lolita prénommée Bubbles (il paraît que c'est drôle!) signées Sarah Strohmeyer, sur un roman de Sophie Kinsella datant d'avant qu'elle ne s'appelle Sophie Kinsella, sur les couvertures racoleuses des "Gossip Girl" et des romans à robes rouges (Red Dress Ink) publiés par Harlequin. Mais je ne me suis pas retrouvé face à une déferlante de couvertures rose bonbon: il m'a vraiment fallu inspecter les rayonnages des librairies pour trouver quelque chose, entre Victor Hugo et Eliette Abécassis (en rappelant du reste qu'Agnès Abécassis signe de la chick lit - des histoires de brunes et de blondes, si je me souviens bien).

Finalement, je me suis retrouvé à choisir entre trois titres qui m'avaient l'air sympa: un roman où Bubbles se déguise en amish (cela m'aurait permis de faire un joli papier là-dessus...), "Les petits secrets d'Emma" de Sophie Kinsella, et "Je vous aime" de Catherine Siguret. J'ai laissé tombé Bubbles (la couverture est quand même trop olé-olé!) et Sophie Kinsella (que tout le monde a lue), pour finalement acquérir Catherine Siguret, qui a en outre le double mérite de se passer dans le milieu des écrivains et d'avoir été écrit d'emblée en français. 

J'ai fait ma Bridget Jones à la caisse, démolissant mon porte-monnaie pour retrouver une carte de fidélité face à une libraire vraiment patiente (si, par impossible, elle passe par là, elle se reconnaîtra!) qui m'a même proposé d'emballer le volume. J'ai décliné la proposition, mais je n'ai quand même pas poussé le vice jusqu'à dire que c'était pour consommer tout de suite... 

Messieurs, osez la chick lit! Un clic sur le poulet qui illustre cet article vous conduira directement au règlement. 

Références citées: 
Roberta Corradin, Déshabillez-moi
Sparkle Hayter, Le dernier macho man
Sophie Kinsella, Les petits secrets d'Emma
Catherine Siguret, Je vous aime
Angela Vallvey, A la poursuite du dernier homme sauvage

A garder sous le coude, dans un genre connexe: 
Audrey Parily, Passionnément givrée (à paraître début 2009) -
son blog

 

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commentaires

J
Je ne suis pas surpris de la teneur des commentaires sur ce challenge. Je suis plutôt contre l'idée d'une chick-litt dépréciative pour la gente féminine, car globalement :
- ce sont les femmes qui lisent le plus (tout type de lecture),
- ce sont les femmes qui parlent le plus de leurs lectures.
Si quelqu'un a des chiffres, ce sera plus factuel...
Mais je vais participer à ce challenge pour connaître un peu mieux cette littérature qui ne m'attire pas du tout, a priori. Ceci dit, je peux avoir une bonne surprise (j'ai choisi Elizabeth Young, "Que la meilleure gagne").
D


... il me paraît passionnant de constater que le challenge fait débat!

Je me réjouis de vous lire sur Elizabeth Young. Quant à moi, j'ai fini par opter pour un petit livre de Catherine Siguret, en me réservant l'option de remettre ça avec un autre titre en cas de
coup de foudre pour le genre.

Dépréciative? On peut se poser la question, par exemple en considérant les couvertures de la série des "Bubbles" (coiffeuse détective...) Mais si elle l'était vraiment, cette littérature ne
connaîtrait pas le succès qui est le sien; par ailleurs, la chick lit est le plus souvent écrite par des femmes. Au vu de ma modeste expérience, il me semble qu'il y a toujours, dans ces textes,
un recul qui fait passer beaucoup de choses.

Vous allez me donner des idées pour mon billet, là... ;-)



L
Hâte de vous lire tous, sur ce challenge vraiement rigolo...
Joyeux Noël à toi et aux tiens (ah, ben tiens, du coup, suis passée au tutoiement, si cela ne vous dérange pas, très cher Daniel...)
D


Merci de tes voeux! Et tant qu'à faire, passons effectivement au tutoiement.
Je me réjouis de lire le livre en question, et d'en parler ici... ça risque d'être assez cocasse.



C
Cis c'es diffiile de définir le livres "pour hommes" c'est justement parce qu'en vertu du princie de disymétrie lexicale dont je parlais sur mon blog dans le message où j'ai évoqué le challenge chick litt, le concept n'existe : un livre pour homme c'est un livre, tout simplement... et on a créé une sous catégorie "pour femmes" totalemen dépréciative.
D

... une approche à la Alain Soral qui n'est pas toute fausse: il y a des choses "pour les dames" (Soral prend l'exemple des magazines), mais pas "pour les hommes", ou alors c'est récent. Mais notez
qu'il existe, paraît-il, une "lad lit", ou littérature "pour hommes", qui se veut le répondant de la chick lit. Naturellement, il est difficile de la cerner... j'ai lu le nom de Nick Hornby dans ce
domaine, mais finalement, c'est une nébuleuse.

Reste que vous relevez un paradoxe: un livre pour homme est un livre, tout simplement... mais souvent, en tout cas dans le domaine de la littérature générale, le public cible est féminin.
Etrange... cela mériterait d'être creusé.


T
Ce n'est pas le tout mais maintenant que tu as décidé, le plus dur reste à faire... :-)
Je te souhaite un très bon réveillon
D

Effectivement. Heureusement, l'ouvrage choisi est court: si je déteste, le calvaire sera bref; et si j'aime, ce sera un chouette amuse-bouche.
Bonnes fêtes à toi!


C
Pour les zhommes qui passeraient par là et qui voudraient affronter le même calvaire que toi, je suggère : Ce Cretin De Prince Charmant de Agathe Hochberg.
Je n'avais pas aimé ce livre mais :
1 - j'adore le titre (c'est déjà ça !) et s'il pouvait ouvrir les yeux aux cohortes de minettes qui croient encore en lui ça serait déjà ça de gagner,
2 - de toute façon je ne suis pas du tout chicky-friendly dans l'absolu...

Association d'idée, je pense à un livre formidable souvent assimilé, à tort, à la chick list en raison de son titre : l'excellent "manuel de chasse et de pêche à l'usage des jeunes filles" de Mélissa Bank !!! Un excellent livre à lire quelque soit votre sexe.
D

... on dirait qu'il y a du choix dans ces livres! Merci pour toutes ces informations.


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