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4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 21:49

"Sette anni in botti in cui è maturato lo sherry, danno al malto una morbidezza impareggiabile."
Armando Giovinetti.


Sept ans d'âge? Voilà quelque chose d'assez peu habituel pour un whisky. On trouve des whiskies de cinq ans d'âge, ou alors, dans les produits haut de gamme, des breuvages qui ont passé dix, douze ou quinze ans dans des fûts. Alors, pourquoi sept?

Voici toute l'histoire: le négociant italien Armando Giovinetti, spécialiste milanais des breuvages haut de gamme, s'est fixé pour objectif de faire découvrir le single malt whisky aux Italiens, il y a de cela un peu plus de dix ans. Pour ce faire, il a pris langue avec Macallan, un producteur de whiskies réputé, spécialisé dans le single malt. Pour ce faire, naturellement, pas question de transiger, en tout cas de son point de vue: alors que la plupart des produits de cette gamme vieillissent cinq ans dans les fûts, Armando Giovinetti commercialise un whisky qui a fait deux ans de plus en barrique, et fait savoir à son public cible que ce sont les deux ans de plus qui font toute la différence.

Galéjade ou véritable recherche de qualité? Pas question d'enfoncer le Macallan 7 ans d'âge! J'ai plutôt envie de le prendre pour ce qu'il est. Et si on pose l'équation comme cela, on se dit qu'il s'agit là d'un produit réussi, parfaitement apte à donner aux Italiens un aperçu de ce que peut être un très bon single malt.

J'ai en effet terminé ce soir la bouteille que j'avais dans mes placards... avec un certain bonheur, je dois l'avouer. A l'oeil, le Macallan 7 ans d'âge ne se distingue guère de ses confrères: il a une belle couleur orange, ambrée, sans qu'il y ait quoi que ce soit de remarquable de ce côté. Son bouquet, en revanche, révèle ses qualités de douceur: il a un parfum qui brûle agréablement les narines. Cet aspect agréable ne se dément pas au goût. On a là un produit homogène, onctueux, qui se boit avec plaisir, agréable sans déranger.

Qu'on ne croie pas qu'il s'agit là, pourtant, d'un whisky innocent, oublié sitôt bu! Le propre d'un single malt est d'avoir du caractère, et celui-ci n'en manque pas. En véritable abrégé des plaisirs et arômes que peut offrir un whisky single malt, il a son côté tourbeux, sans pour autant déborder de cette âcreté qui pourrait rebuter un débutant. Il est du reste possible que le choix de fûts ayant contenu du sherry avant de servir à la production de whisky fasse beaucoup pour le caractère doux qui est la marque de fabrique du Macallan - une marque qui n'est en aucun cas trahie par ce produit.

Le Macallan 7 ans d'âge est donc un excellent moyen d'entrer dans le monde des single malts, pour ceux qui ne sont pas encore familiers de ce genre de breuvage. Le taux d'alcool de ce breuvage (40°) devrait rassurer les plus inquiets. Dommage que ce produit n'ait été commercialisé qu'en Italie! Sans agresser, sans se vouloir trop typé, il offre toute la gamme de parfums et de goûts que peut offrir une telle boisson. A partir de là, on peut s'orienter, en se sentant averti, vers des whiskies exclusifs, plus tourbeux tels que le Lagavulin, ou plus doux, tels que le Dalwhinnie, surnommé "le whisky des dames". En ce sens, le Macallan 7 ans d'âge atteint son objectif sans trahir sa marque.

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commentaires

J
Quelques très bonnes références dans des registres différents: The Balvenie qui malte encore 100% de son orge, Bowmore, Nikka, Bruichladdich, Aberlour...
D
<br /> Un bon petit Aberlour, c'est vrai qu'il n'y a que ça de vrai! Et pour le reste, vous m'enseignez quelques noms qu'il me faudra à présent découvrir par le goût...<br /> <br /> <br />
L
intéressant...<br /> moi, j'en suis resté au sir edward.
D
<br /> ... je ne le connais pas - pouvez-vous m'en dire plus?<br /> Merci, par ailleurs, de votre visite.<br /> <br /> <br />
F
Tiens en te relisant je vois que le Lagavulin a aussi tes faveurs !
D
<br /> <br /> Le Lagavulin est sans doute le premier whisky à m'avoir montré qu'il y avait des whiskies de caractère, après le Glenfiddich, qui constitue déjà une bonne entrée en matière, consensuelle mais pas<br /> imbuvable, au contraire!<br /> <br /> <br /> <br />
F
Pas la peine de me laisser un message, je passe chaque jour sur les blogs « amis » :)<br /> Je n'ai longtemps connu le whisky qu'au travers de Johnny Walker ou à la rigueur Chivas. Et puis pour faire comme mes potes bikers, j'ai bifurqué vers le bourbon et Four roses et Jack Daniel's devinrent mes boissons de référence. <br /> Et puis quelques amis connaisseurs m'ont fait goûter et apprécier le « bon » Whisky. Je n'en abuse pas mais il m'arrive de déguster un bon Aberlour ou un Glenfiddich. Dernièrement j'ai bu un étonnant Lagavulin au goût puissant ainsi qu'un autre dont je n'ai plus le nom en tête mais qui était presque salé. J'ai adoré.<br /> Je sais maintenant apprécier le whisky sans être un véritable connaisseur.<br /> Je dois ajouter que se rendre en Italie pour se procurer du whisky écossais me semble un tantinet vicieux ! <br /> :)
D
<br /> Ca marche!<br /> De mon côté, j'ai très peu pratiqué les bourbons et les blends. Mais dans les single malts, il y a de pures merveilles! Si tu aimes le genre tourbeux, peut-être apprécieras-tu le Laphroaigh?<br /> Quant à aller en Italie, je n'y suis pas allé exprès pour cela - mais il fut un temps où, pour les Suisses, il était vraiment avantageux d'acheter de l'alcool à l'étranger, en France ou ailleurs.<br /> Résultat: j'ai profité d'une villégiature au sud des Alpes pour prendre cette bouteille. Je connaissais déjà le Macallan, mais pas le Macallan 7 ans d'âge - qui est une spécialité réservée au<br /> marché italien.<br /> <br /> <br />
L
Le whisky... c'est un souvenir plutôt mauvais et peinlich... j'avais 18 ans, trop bu, et je suis tombée en pamoison dans les bras d'un bel Olivier dont j'étais folle amoureuse sans espoir de retour (il sortait avec ma meilleure amie), lui ai avoué mon amour... avant de lui vomir lamentablement sur les pieds !!!<br /> Depuis, je n'y ai jamais retouché (ni à la boisson, ni au jeune homme !)
D
<br /> Désolé pour cette histoire... Il m'est aussi arrivé de me trouver dans des situations peu enviables - mais on y survit, c'est le principal! :-)<br /> <br /> <br />

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