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17 juillet 2008 4 17 /07 /juillet /2008 21:02

Montblanc MeisterstückDes cartes postales il y a quelques jours, un commentaire bien placé... et je vais basculer sur l'instrument scripteur que je préfère: la plume réservoir. Tel sera le sujet de mon billet de ce jour - et certaines, que j'ai eues en main, ont leur petite histoire.

Il y a eu d'abord la Pelikan scolaire rouge, un objet formidable qui m'a tenu des années... et que j'ai tout de suite bien appréciée, en raison de la couleur du bleu roi qui en sortait, et de l'agrément d'écriture. Le bec s'est retrouvé plié une ou deux fois, j'ai malmené l'objet, mais elle est restée longtemps fidèle au poste. Paix à son âme... au contraire de la Geha qui m'a servi pour les devoirs à la maison - un bleu bien plus moche, ni franchement noir, ni franchement bleu... non!

Plus tard, entre l'école secondaire et le collège (c'est-à-dire de 12 à 19 ans), rien à signaler, si ce n'est des plumes achetées peu cher au supermarché, mais que j'ai toujours regrettées parce qu'en dépit de leur prix modiques, là aussi, elles étaient formidables. Je me suis retrouvé de temps en temps avec des ustensiles pour gauchers, moi qui suis un droitier convaincu... mais il n'y a jamais eu de problème de cohabitation. Peut-être que quelqu'un sait me dire quelle est la différence? Débit d'encre, peut-être?

Puis vint la dictée de Besançon, en 1991. Là, j'ai gagné ma première Parker, perdue quelques années plus tard, hélas... une chose magnifique, bleue, dorée, noire, avec encore plus de confort d'écriture. Il me reste le stylo à bille - qui me sert aujourd'hui encore, bien qu'il soit un peu esquinté, pour prendre des notes de lecture.

Il a fallu que je perde une plume de supermarché à Berlin pour avancer, en hivre 1999/2000. Là, j'ai d'abord choisi la voie bon marché, et ai opté pour un duo stylo/plume en métal. Erreur! Le corps des objets était en métal, le pas de vis en plastique; le frottement entre les deux parties a eu raison du plastique, m'interdisant de fermer ces instruments. Poubelle! Malheureusement: en dépit de leur faible prix, ces objets étaient jolis. Trop chers quand même, vu qu'ils étaient également foireux. Alors, j'ai basculé dans l'extrême inverse...

... et je suis entré dans la boutique Mont Blanc de Kurfürstendamm et, pour 300 Deutsche Mark, je me suis procuré le Meisterstück qui me sert aujourd'hui encore. Une belle bête, vraiment, et un délice pour celui qui écrit! J'ai été immédiatement conquis, au moment même d'essayer la plume au magasin; et pour le plaisir d'avoir quelques pleins et déliés, j'ai choisi un bec plat (si si, vous avez même le choix des armes!). Petit inconvénient: elle coule. Gros avantage: elle permet une belle écriture. Je m'en sers pour écrire des lettres privées, ainsi que pour les championnats d'orthographe, en espérant éviter la panne sèche (les cartouches sont petites). Savez-vous du reste qu'une série Meisterstück limitée "Stylo de la paix" a été produite à partir de restes de missiles? Notons qu'à la même période, il y eut aussi une plume Lamy, morte noyée dans l'encre noire.

Dans les années 2000, enfin, j'ai encore acquis une Huahong très satisfaisante qu'il faudra que je recolle, et j'ai par ailleurs reçu une Parker bleu marine, plus modeste que la Duofold du championnat mais très bien quand même, qui me sert au quotidien. Me voilà donc bien équipé pour écrire!

Au fond, qu'ai-je encore besoin d'un clavier?

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Publié par Daniel Fattore - dans Air du temps
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commentaires

Enriqueta 23/07/2008 10:02

J'écris aussi beaucoup sur papier, c'est un plaisir dont je ne peux me passer.

Daniel Fattore 23/07/2008 22:35


... pareil pour moi. Mais le clavier crée une concurrence redoutable... notamment pour l'écriture de nouvelles.


liliba 20/07/2008 09:28

Je continue avec un vieux bidule en plastique de supermarché, mais dont j'ai tellement tordu la plume qu'elle s'est soumise à ma main, et obéit maintenant à mon inspiration. Cependant, j'avoue que je me sers très rarement d'un style plume, étant une inconditionnelle de la souris... A part quelques lettres rares, je fais tout avec mon ordinateur, et, d'ailleurs, moi qui avais une jolie écriture fine et penchée, racée et lisible, dont j'étais très fière, j'écris maintenant comme un cochon...

Daniel Fattore 21/07/2008 21:21


... je suis également assez content de ma calligraphie... et d'un autre côté, mes plumes se sont également faites à ma main. C'est sans doute comme cela que je me suis fait respecter même des
plumes pour gauchers!


Anne 19/07/2008 09:57

Quand il est vide, on change le tout...je ne sais pas trop comment expliquer...
Le gros soucis, c'est que chaque recharge dure très peu de temps, et qu'elle coute cher. Alors je ne l'utilise que dans les "grandes occasions" ;-)
Mon plume à moi est à cartouche...

Daniel Fattore 21/07/2008 21:14



Les recharges sont vite onéreuses, en effet... et les cartouches Mont-Blanc sont un peu plus chères que la moyenne pour des cartouches ordinaires. Cela dit, je préfère utiliser le produit maison,
sans quoi la plume n'est plus garantie. C'est un peu comme les briquets Zippo: il faut y mettre l'essence prescrite par le producteur.
J'aime aussi garder ma Mont-Blanc pour les bonnes occasions.



Sal_Min 18/07/2008 17:06

Je suis plutôt d'accord avec Aliénor. La plume est magnifique, mais le clavier nous permet d'échanger tant de choses en quasi simultané...

Daniel Fattore 18/07/2008 21:44


Exact - à chacun de choisir l'outil qu'il préfère, en fonction de son usage.


Aliénor 18/07/2008 16:14

Le clavier c'est bien quand même... comme ça tous les bloggeurs amateurs de votre prose peuvent en profiter en quasi direct.

Daniel Fattore 18/07/2008 21:43


Effectivement... la chute est une sorte de clin d'oeil. Bloguer serait impossible avec une plume!


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