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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 19:17

... on sait qu'on se retrouve avec un petit vin qui devrait se boire tout seul! Je n'ai pas réfléchi plus loin en achetant ce soir, pour accompagner la saucisse vespérale, une bouteille de "Sangre de Toro" Torres 2006, vin catalan dont l'ambition, depuis 1954, est de créer un breuvage typiquement catalan.

Ce vin n'est pas une absolue nouveauté dans mon paysage de vieux dégustateur tous azimuts. J'ai eu l'occasion de le découvrir il y a deux ou trois ans, lors du repas de remerciement organisé par les Romands qui étaient à l'origine du projet de traduction du "Petit Riesenkampf", ouvrage de référence des sociétés d'étudiants suisses. Nous avions alors fait un repas multiculturel, entre chapeau tatar, frites bien belges et vin bien catalan. C'est là que j'ai découvert, pour la première fois, ce petit vin commercialisé (en Suisse en tout cas!) avec un petit taureau en plastique attaché au goulot - de quoi s'amuser si le vin vous ennuie (ce qui est peu probable). Si l'équipe réunie ce soir-là passe par ici, qu'elle me fasse un petit coucou: je n'ai plus revu personne depuis. Et je n'ai toujours pas mon exemplaire du "Petit Riesenkampf"...

Et ce soir, j'ai pris la peine de le déguster d'un peu plus près que ce que le permettait l'ambiance festive évoquée ci-dessus. Eh bien... ça résiste à ce genre d'épreuve! Et je peux le recommander, tranquillement, pour accompagner vos grillades de l'été (bon, il risque d'être un peu léger à côté du râble de lièvre ou du civet de cerf de cet automne, mais n'anticipons pas). Sa couleur est soutenue, d'un beau rouge rubis qui signale le vin de caractère, celui qui a du poids et de la prestance. Premier bon point! Au nez, je lui ai trouvé quelque chose de ferrugineux, surprenant au premier abord, mais pourquoi pas? Je connais mal les sols espagnols, mes connaissances géologiques se limitant au kimméridgien de Chablis. Mais notre Sangre de Toro s'en trouve bien! Au goût, en revanche, gageons qu'il mettra tout le monde d'accord, grâce à sa rondeur et à son équilibre - qui n'exclut pas, cependant, une certaine personnalité, loin de produits trop exclusivement fruités ou trop doux qui finissent par écoeurer. A noter qu'il titre à 13,5% - un niveau moyen, on ne les sent pas passer (mais si mes propos ici vous semblent être ceux d'un ivrogne, je réviserai volontiers mon opinion).

Tout ça pour dire que la bouteille, un mariage réussi de grenache et de carignan,  a pu être terminée sans problème... en à peine plus de temps que celui d'une corrida. Olé!


Photo: http://www.tsahiro.com

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Publié par Daniel Fattore - dans Plaisirs de bouche
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commentaires

Marie-Catherine 29/05/2008 17:54

Tu parles fort bien de ce Sangre de Toro ! :-)
Il m'étonnerait d'en trouver chez mon marchand de vin, mais je vais regarder tout de même.

Daniel Fattore 29/05/2008 22:12


Ca doit se trouver assez facilement - j'ai connu ce breuvage dans un petit restaurant de Lausanne, et l'ai retrouvé hier dans une grande surface (Manor, pour ne pas la nommer - fin de la publicité
clandestine!), donc rien de bien sorcier. A moins qu'il ne soit pas importé en France...


liliba 28/05/2008 23:27

Ca m'a donné soif ! Mais à cette heure tardive, j'ai opté très raisonnablement pour... un grand verre de lait frais !

Daniel Fattore 29/05/2008 22:10


Oh la la! Que vous êtes sage... Mais ça désaltère tout aussi bien, là vous avez raison. Alors... santé! (mais avec lait!)


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