Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 22:22

Cattan Identités

Lu par 404, Au détour d'un livre, Cassecroûton, Cléo, Des livres, des livres!, Erika, L'Oncle Paul, Natiora, Totalybrune.

Le site de l'auteure, le site de l'éditeur - merci pour l'envoi.

Défi Premier roman.

 

Par quoi commencer? Comme dans plus d'un thriller classique, "Identités contraires", premier roman d'Olivia Cattan, débute par un prologue violent , avant de démarrer loin de là. En l'occurrence, on est tantôt en Albanie en 1994, tantôt à Paris en 2013. Quoi de particulier, à partir de là? A chaque chapitre de ce roman au cadre très réaliste, l'auteure ne cesse de surprendre. Résultat: le lecteur veut en savoir toujours plus, s'étonne, découvre un récit rapide aux facettes nombreuses et insoupçonnées.

 

"Identités contraires" commence vraiment lorsque Sarah Keller, journaliste, et Adrian Shek, architecte star, se rencontrent pour un entretien. L'architecte a une particularité: il paraît atteint du syndrome d'Asperger. Cela lui donne un mode de fonctionnement surprenant, à la fois fascinant et détestable: violence, tics, répliques froides à force d'être efficaces. Et on y croit! Avec un tel personnage, la romancière, présidente de l'association SOS Autisme France, met en scène un thème qui lui tient à coeur. Mais à sa manière...

 

Un jeu d'échecs occupe l'appartement parisien tout blanc de cet architecte. Une image qui n'a rien de fortuit: l'action est développée comme un duel menés deux esprits supérieurs, la journaliste et l'architecte. Telles les pièces sur un échiquier, les deux ont leurs alliés: un psychiatre manipulateur, une soeur, une famille, un rédacteur en chef loyal, des personnalités politiques haut placées même. En maîtresse du coup de théâtre, cependant, la romancière montre page après page qu'il ne faut se fier à personne, et que la mort n'est jamais loin. Si l'on comprend vite que certains personnages sont empreints de duplicité, le moment où tombe le masque étonne toujours.

 

Si les principaux personnages de ce roman sont de pure fiction, l'auteure a tenu à les intégrer dans un contexte aussi réaliste que possible, quitte à plier son intrigue au contexte et aux événements réellement survenus, en France et en Albanie, mais aussi en Argentine et en Israël. Le lecteur suisse aura par exemple la surprise de croiser au fil des pages M. Pierre-Marcel Favre, éditeur et fondateur du Salon du Livre de Genève, prononçant un discours (réel) en Albanie face à un parterre d'autorités nationales. Cette scène est vraie, et l'auteure y injecte ses personnages, tels des passagers clandestins.

 

Dans "Identités contraires", ce qui commence presque comme une histoire d'amour, en quelques page pétillantes, finit en combat sans merci où chacun se méfie de l'autre, et où la confiance accordée est souvent une erreur. Précis et implacable, le roman d'Olivia Cattan n'en finit de surprendre qu'à sa dernière page.

 

Olivia Cattan, Identités contraires, Paris, HC Editions, 2016.

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Daniel Fattore
  • Le blog de Daniel Fattore
  • : Notes de lectures, notes de musique, notes sur l'air du temps qui passe. Bienvenue.
  • Contact

Les lectures maison

Pour commander mon recueil de nouvelles "Le Noeud de l'intrigue", cliquer sur la couverture ci-dessous:

partage photo gratuit

Pour commander mon mémoire de mastère en administration publique "Minorités linguistiques, où êtes-vous?", cliquer ici.

 

Recherche

 

 

"Parler avec exigence, c'est offrir à l'autre le meilleur de ce que peut un esprit."
Marc BONNANT.

 

 

"Nous devons être des indignés linguistiques!"
Abdou DIOUF.