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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 06:00

Idée de Celsmoon.

Avec: Abeille, Anjelica, Ankya, Azilis, Bénédicte, Bookworm, Caro[line],Chrys, Emma, Fleur, George, Herisson08, Hilde, Katell, L'or des chambres, La plume et la page, Lystig, Maggie, Mango, MyrtilleD, Séverine, Violette.

 

Sous le ciel de Venise

 

Lorsque le bel été s'enfuit en flammerole,

Emaillant ses rayons sur des airs d'opéras,

La feuille mordorée aux légers falbalas

S'envole dans le vent, caressant la gondole...

 

Ce paradis d'embruns chatoie en un symbole:

La Venise éternelle au ciel de taffetas

Fait les amants heureux, costumés de damas,

Qui s'élancent masqués en longue farandole!

 

Cette nuit qui captive au jardin d'hibiscus

Le souffle de cristal des Stradivarius

Vient enlacer la lune en belle écharpe blonde...

 

Aux brises des minuits, les joyaux étoilés

Tombent dans les canaux, semant le miel sur l'onde;

Ruisselle d'or la barque, aux rideaux dévoilés...

 

Jacqueline Aeby, dans Mélodies, Petit-Lancy, Cercle romand de poésie classique, 2002.

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Publié par Daniel Fattore - dans Dimanches poétiques
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commentaires

Alba Kertz 19/02/2016 17:20

Ce poème est si joli que je l'ai lu et relu et peu à peu, sans que j'y prenne garde, me suis mise à le fredonner... Vous connaissez bien sûr la chanson de Barbara "Dis, quand reviendras tu..." Eh bien, essayez, la musique si belle et poignante épouse ce texte à la perfection. Voici un petit chef-d'oeuvre.
Alba Kertz.

Alba Kertz 29/02/2016 10:49

Merci pour votre réponse cher Daniel ! J'ai vécu (grâce à mon âge canonique mais
toujours debout !!!) l'époque de "Ils étaient vingt et cent..." et voilà que vous me mettez les larmes aux yeux ... Loin de vous en vouloir, je vous en remercie. Cela me rappelle ces quatre années où, entre 10 et 14 ans, j'écoutais radio Londres chez des amis. On
nous avait ôté tous les "postes de TSF", mais nous en avions caché un dans un
clapier, derrière une belle grosse lapine qui, du coup, a échappé à nos appétits en
dépit d'une disette dramatique. On s'est fié à ma bonne mémoire toute neuve pour,
ensuite et chaque jour, courir de maison en maison dans tout le quartier, conter aux autres les dernières nouvelles de radio Londres, (je ne jurerais pas que je n'aie pas enjolivé "nos" victoires par moments... déjà un peu romancière !). Je faisais, en quelque sorte, de la résistance en rendant le moral à nos voisins exsangues... Et lorsque je vois ou entends l'inoubliable Ferrat chanter cette poignante
chanson, tout cela me revient en bloc et je ne sais toujours pas si je pleure sur cette période de souffrances ou (avec condescendance...) sur mon enfance d'activiste ! Avez-vous pu lire le mess. par lequel je vous demande comment obtenir votre Master?
Cela m'intéresse vraiment, merci ! Je vous souhaite une belle semaine et - vous permettez ? - je vous embrasse. Alba

Daniel Fattore 28/02/2016 14:34

Merci pour ce retour, Alba! La poésie a sa musique... et il arrive qu'elle nous rappelle des souvenirs. J'avais écrit un poème en alexandrins pour une société de chant, dans l'idée qu'il soit mis en musique, et la compositrice avait pensé à "Ils étaient vingt et cent"... Je vous souhaite un bon dimanche!

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