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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 21:52

hebergement d'imageJ'écris de la poésie à mes trop rares moments perdus, et n'ai pas encore tout à fait perdu espoir de vous proposer un jour un recueil, amis visiteurs de ce blog. Dans cette activité, je me suis pas mal frotté au bon vieux genre du sonnet classique, commis en alexandrins. Genre canonique, c'est pour moi l'occasion de faire mes gammes dans une manière d'écriture exigeante: la versification classique. Quelques lecteurs et auditeurs ont aimé... affaire à suivre!

 

... et ce soir, pour une circonstance particulière, il m'a fallu écrire un nouveau poème. J'ai ressorti mon cahier de poésies, mon recueil des "règles élémentaires de prosodie" signé Claude Seydoux (merci à lui!) et fait voltiger quelques papiers. C'est là que je suis retombé sur les éléments formels qui définissent le sonnet lozérien. Une variante signée Léon Bourrier - un poète qui n'a pas encore eu les honneurs de mes dimanches poétiques, mais ça ne saurait tarder...

 

Le sonnet lozérien, c'est assez simple sur le papier: quatorze vers, deux rimes (A et B), et une alternance rigoureuse de vers de 6 et 12 syllabes.

 

Vu de loin, je me suis dit que la difficulté résiderait dans la recherche de rimes suffisamment passe-partout (suffisantes à tout le moins) pour assurer sept bouts de vers de qualité suffisante. C'est un défi en soi: quel poète accepterait, avant même de prendre sa plume, de rimer de manière passe-partout? Il est vrai qu'il faut aussi que ces rimes soient assez intéressantes pour fonctionner sans lasser.

 

Et là, je me suis plongé dans cette forme. J'ai posé mes rimes dès le départ... et sans le savoir, c'est dans un stupéfiant parcours de montagnes russes que je me suis lancé! Woah! Alors certes, un vers sur deux est un alexandrin, et le rythme m'en est familier. C'est déjà très synthétique... mais quid des vers à six syllabes? Leur brièveté oblige à trouver à chaque fois quelque chose qui claque comme une chute. La brièveté du vers peut être un avantage, dans la mesure où elle le rend malléable, déplaçable à merci; mais l'essentiel est qu'elle impulse au poème une vitesse inédite, une musique de l'urgence - au moins sur un vers sur deux. Enfin, l'alternance conjuguée des deux rimes et des vers courts et longs impulse une danse particulière, une motorique comme qui dirait, aux phrases.

 

Du coup, on fiche des points d'exclamation un peu partout! Et tant qu'à faire, je me suis amusé à utiliser quelques mots modernes, en phase avec la relative nouveauté de cette forme fixe: Léon Bourrier, son inventeur, vit encore. Enfin, j'espère que l'exercice fut convenable!

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Publié par Daniel Fattore - dans Littératures
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