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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 22:07

hebergeur imageUne déferlante de livres, mais aussi et surtout de rencontres: tel est mon souvenir du Salon du Livre de Genève, dont la cuvée 2014 s'est tenue en fin de semaine dernière. Au final, ce fut pour moi une année heureuse, et c'est peu de le dire, à plus d'un égard.

 

Il y a d'abord eu les débats du mercredi - trois débats que j'ai eu le bonheur d'animer. J'ai eu l'occasion de rencontrer une demi-douzaine d'auteurs qui ont présenté et défendu autant de manières de donner corps à la littérature, à la façon de faire vivre une histoire. Ainsi y eut-il la faconde d'un Yves Laplace, prompt à développer sa stratégie littéraire, placé face à un écrivain moins disert et plus secret, Baptiste Naito, mais qui fait montre dans son activité d'auteur d'un sérieux indéniable. Ou l'énergie pétillante et électrique du débat tenu entre Rachel Zufferey, Nadine Richon et Sonia Baechler - sans oublier le portrait littéraire de Thomas Sandoz. Ces débats m'ont occupé le mercredi... et ont, je l'espère suscité des envies de lecture chez les auditeurs présents.

 

Le samedi a été, comme toujours, la journée des dictées, synonyme de course à travers les stands d'un Salon qui assume de mieux en mieux son côté suisse, mais régresse dès lors qu'il est question de la presse. Ce millésime aura donc été marqué par l'absence de la traditionnelle dictée de la Tribune de Genève. Sa rédactrice habituelle, Evelyne Jaques, n'a pas manqué de signaler qu'elle se sentait orpheline de cette dictée, sacrifiée sur l'autel du rendement.

 

Dès lors, il est resté la dictée de Darius Rochebin, orchestrée par L'Hebdo. Avec deux fautes, j'ai réussi à me hisser à la seconde place, derrière Guy Deschamps qui, pour le coup, a signé une dictée sans aucune erreur... et devant Benoît Delafontaine, suite à un tirage au sort. Il y aurait quelque chose à dire sur les ressorts du texte de la dictée, et je pourrais avoir envie d'en parler ici même; reste qu'environ 90 candidats se sont prêtés au jeu.

 

L'autre dictée n'était rien de moins que le championnat suisse d'orthographe, organisé comme d'habitude par les habituels compères Francis Klotz, Michel Rothen et Pierre Mayoraz. Il s'agissait d'une demi-finale, ce qui réduisait l'enjeu. On relèvera la présence de quelques membres du club d'orthographe de Grenoble, ainsi qu'un certain nombre de familiers. Reste à constater que j'ai dû faire quatre fautes environ, dont trois relatives aux majuscules. Je sais désormais où se trouve mon talon d'Achille!

 

Ce salon fut aussi celui de nombreuses rencontres lumineuses et passionnantes, avec des personnes, des écrivains et des éditeurs - je garde en mémoire Natalie Sbaï, et aussi Olivier Gay ou Paule Mangeat, et présente d'emblée mes excuses à celles et ceux que j'ai oubliés ou omis ici. Il y eut des discussions sans fin, mais non sans bonheur! Je me réjouis de la suite, et souhaite bon vent à celles et à ceux que j'ai salués lors de ce Salon du Livre.

 

Les écrivains rencontrés, et commentés dans ce billet:

 

Sonia Baechler, Minutes d'éternité

Olivier Gay, Les talons hauts rapprochent les filles du ciel

Yves Laplace, Fils de perdition

Paule Mangeat, Sismondi m'était contée

Nadine Richon, Crois-moi, je mens

Thomas Sandoz, Malenfance

Rachel Zufferey, La Pupille de Sutherland

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Publié par Daniel Fattore - dans Littératures
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commentaires

Yv 10/05/2014 11:06

A part Olivier Gay, je ne connais pas les autres, ce qui est sûrement un tort, mais par contre, je viens juste de finir le livre qui est en photo, celui de Mazarine Pingeot, et je me dois de dire que c'est une découverte qui m'a ravi.

DF 10/05/2014 21:16

En effet, j'étais en train de lire le livre de Mazarine Pingeot au moment où j'ai pondu ce billet de blog. Mais mon avis est pour le moins ambivalent...

Pour ce qui est des autres auteurs cités, ce sont des écrivains suisses que je te recommande chaudement! Pour les plus accessibles depuis la France: Thomas Sandoz a publié chez Grasset; tu ne devrais donc pas avoir de problème à trouver ses derniers romans. Quant à Laplace, il est chez Stock. Enfin, ton libraire devrait connaître les éditions Campiche (pour Sonia Baechler et Nadine Richon) - j'ai pu trouver quelques titres de cet éditeur à Paris il y a quelques années. Enfin, je suis certain que Cousu Mouche (éditeur de Paule Mangeat) et Plaisir de Lire (éditeur de Rachel Zufferey) te livreront sans problème si tu commandes en ligne. Si jamais, dis-leur que tu viens de ma part.

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